Angela Merkel devant le Bundestag le 2 décembre 2011 © TF1 News
- Zone euro : Sarkozy-Merkel, un couple de raison... - 04 min 19 s
Comment le leadership Sarkozy-Merkel passe-t-il en Europe
La crise de la dette met plus que jamais en avant le rôle prédominant de la France et de l'Allemagne dans l'UE. Ce leadership, souvent apparenté à un "condominium", est perçu de manière différente selon les pays. Pour s'en rendre compte, TF1 News a interrogé plusieurs correspondants de presse.
Publié le 08/12/2011
Règle d'or budgétaire : vote du Congrès avant la présidentielle ?
Le ministre de l'Economie estime mardi que la règle d'or sur le retour à l'équilibre budgétaire pourrait être soumise au vote du Congrès avant la présidentielle si une "fenêtre de tir" se présentait. Il appelle à "l'union nationale".
Publié le 06/12/2011
Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.
Publié le 05/12/2011
Sarkozy fait revenir la règle d'or dans le débat avec Hollande
En voulant dès mars la conclusion d'un traité comportant l'adoption d'une "règle d'or budgétaire", le chef de l'Etat veut remettre dans le débat politique une question-piège pour le candidat socialiste François Hollande.
Publié le 05/12/2011
"Germanophobie" : la gauche contre-attaque
De François Hollande à Benoît Hamon en passant par Pierre Moscovici, des voix s'élèvent au sein du PS pour dénoncer le procès en "germanophobie" qui lui est fait par la droite.
Publié le 05/12/2011
"Germanophobie" : Fillon tance Hollande sur les "dérapages"
Après Alain Juppé, c'est le chef du gouvernement qui s'en est pris dimanche à François Hollande pour les propos "aux relents germanophobes" entendus au sein du PS, en l'appelant à trouver "la fermeté de mettre un terme aux dérapages de ses amis".
Publié le 04/12/2011
Sarkozy à Toulon : "un aveu d'échec" pour Hollande
Après le nouveau discours de Toulon du chef de l'Etat, François Hollande juge que "la parole de Sarkozy s'est épuisée". Le candidat PS à la présidentielle voit dans ce discours "un aveu d'échec et un constat d'impuissance".
Publié le 04/12/2011
"Germanophobie" : la gauche répond à Juppé
Après la mise en garde du ministre des Affaires étrangères, la gauche tente de faire front. Selon Jean-Marc Ayrault, "ce qui est dommageable, ce n'est pas que Mme Merkel défende ses convictions, c'est que la France n'ait plus, depuis que M. Sarkozy la dirige, les moyens de faire contrepoids".
Publié le 03/12/2011
"Germanophobie" : Juppé met en garde, Hollande est d'accord
Alain Juppé dénonce les socialistes qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", après les déclarations de responsables de gauche critiquant la politique européenne de l'Allemagne. Du côté du camp Hollande, on tente de calmer le jeu.
Publié le 02/12/2011
L'électorat de Hollande partagé sur les réponses à la crise
Selon un sondage Ifop, les deux-tiers des sympathisants UMP approuvent les décisions de Nicolas Sarkozy en matière d'austérité et d'intégration européenne, sujets sur lesquels l'électorat socialiste est nettement plus partagé.
Publié le 02/12/2011
Zone euro : sur quoi portent les négociations au juste ?
Traités, rigueur budgétaire, pacte de stabilité... De nouveaux enjeux sont débattus avant le prochain sommet européen "de la dernière chance", les 8 et 9 décembre. De quoi parle-t-on ?
Publié le 02/12/2011
Crise de l'euro : Merkel à Paris lundi pour discuter de la gouvernance
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors de son discours sur la crise à Toulon, qu'il recevrait Angela Merkel lundi et qu'ils feraient des "propositions" communes sur l'Europe. Au programme : un renforcement de la gouvernance de la zone euro pour une plus grande discipline budgétaire.
Publié le 01/12/2011
Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro
Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.
Publié le 30/11/2011
Sarkozy et la panoplie du candidat
REVUE DE PRESSE - Même si l'Europe a été au coeur du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, les éditorialistes y ont vu le lancement de la campagne présidentielle. Et malgré les dénégations de l'UMP, ils estiment que le chef de l'Etat a déjà endossé "la panoplie du parfait candidat".
Publié le 02/12/2011
Une union budgétaire ne peut cependant pas aller de pair avec des dérapages budgétaires de la part de certains Etats membres pour l'Allemagne. "Les règles doivent être respectées", a martelé la chancelière, "leur respect doit être contrôlé, leur non-respect doit être suivi d'effet". "L'élément central" de cette "union de la stabilité" voulue par l'Allemagne sera "un nouveau plafond d'endettement européen". Une plus grande discipline budgétaire devra être inscrite dans les traités européens pour l'Allemagne. Jeudi soir, dans son discours à Toulon, Nicolas Sarkozy a promis "plus de discipline, plus de solidarité, (...), un véritable gouvernement économique" pour la zone euro.
Pas de solutions à la crise à court terme
Lundi, Angela Merkel doit se rendre à Paris pour préparer des propositions avec son homologue français avant le sommet des dirigeants européens les 8 et 9 décembre à Bruxelles, prochaine étape dans la succession de sommets présentés comme "décisifs" mais impuissants pour le moment à contenir l'embrasement de la crise de la dette.
D'ailleurs analystes et économistes se font peu d'illusions. "Cette fois-ci non plus il n'y aura pas le grand pas vers la délivrance espérée", commentaient vendredi ceux de Commerzbank. Mme Merkel elle-même l'a redit: "le grand coup, le coup de massue" solution de tous les problèmes n'existe pas. Remédier aux causes du mal -les dérapages des finances publiques, la faible compétitivité de certains pays- "est un processus, et ce processus va prendre des années".
"Les marathoniens disent souvent que la course devient réellement difficile à partir du 35e kilomètre, mais ils disent aussi qu'il est possible d'atteindre la ligne d'arrivée si l'on est conscient de la difficulté dès le départ", a-t-elle dit. "Celui qui réussit n'est pas forcément celui qui part le plus vite. C'est celui qui est conscient de ce qu'implique le fait de courir toute la distance."
Les marchés semblaient pourtant vouloir y croire vendredi: les Bourses européennes grimpaient dans la matinée avant de retomber à la cloture (Francfort +0,67%, Paris +1,12%, Madrid 1,63%) et Tokyo a terminé en hausse.
BCE et euro-obligation : opposition répétée
La question du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) dans la lutte contre la crise continue de diviser profondément Paris et Berlin. L'Allemagne s'est jusqu'à maintenant catégoriquement opposée à une intervention plus poussée de la BCE, et Mme Merkel n'a pas dévié de cette position vendredi. "C'est gravé dans les traités, le devoir (de la BCE) est d'assurer la stabilité de la monnaie", a-t-elle dit, recueillant les applaudissements de son auditoire. Mais l'indépendance de l'institution est "le bien suprême de nos démocraties", a-t-elle ajouté, signalant qu'elle ne pourrait pas s'opposer à une décision venue de Francfort (ouest), siège de la BCE.
Berlin est également opposé à l'introduction d'"euro-obligations" communes à tous les pays de la zone euro, a répété la chancelière. Une telle mutualisation de la dette ne pourra intervenir qu'à l'issue d'un processus d'intégration européenne approfondie, pour l'Allemagne, qui n'y voit en tout cas pas le remède à la crise actuelle. "Quiconque n'a pas compris, que (les euro-obligations) ne pouvaient pas être la solution à cette crise n'a pas compris la nature de la crise".
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