Austérité en Grèce : les réformes devant le Parlement, violences à Athènes

le 12 février 2012 à 08h39 , mis à jour le 12 février 2012 à 21h02

Dossier : Crise financière

Alors que les députés grecs doivent voter ce dimanche de nouvelles mesures impopulaires, mais réclamées en échange de nouvelles aides, près de 100.000 manifestants se sont regroupés à Athènes et Salonique. Des affrontements ont éclaté dans la capitale où des bâtiments ont été incendiés.

La population grecque n'en peut plus d'accumuler les sacrifices. D'autres vont pourtant lui être bientôt réclamés. Le parlement est appelé ce dimanche à voter sur un nouveau programme de mesures d'austérité qui est contesté dans la rue et qui divise la classe politique. Si le texte est voté, le Premier ministre Lucas Papademos recevra mandat du parlement pour réaliser les réformes d'austérité demandées par les partenaires européens et créanciers de la Grèce en échange d'un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros pour lui éviter la perspective d'une faillite rapide.

  • La crise grecque est-elle réglée ? Pour Sarkozy oui, mais pas pour Schäuble

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  • La journée d'action contre l'austérité fait "pschitt"

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  • Une journée d'actions contre l'austérité en ordre dispersé

    Cinq syndicats français appellent à une journée d'actions mercredi contre les "mesures d'austérité" dans le cadre d'une mobilisation européenne voulue par la Confédération syndicale européenne (CES), sur le thème "trop, c'est trop !".

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  • L'aide à la Grèce suspendue, retour du spectre de la banqueroute

    Outre le vote dimanche du programme d'austérité au milieu des émeutes, Athènes devait trouver 325 millions d'euros d'économies supplémentaires, et fournir des assurances que les réformes seraient appliquées. Deux conditions non réunies. La réunion de l'Eurogroupe prévue ce mercredi est reportée.

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  • A son tour, Moody's menace d'abaisser la note de la France

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  • Ce que la Grèce doit encore faire pour obtenir 130 milliards

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  • Athènes après le chaos

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  • Austérité en Grèce : vote sous tension au Parlement, bâtiments en feu à Athènes

    Alors que les députés grecs doivent voter ce dimanche de nouvelles mesures impopulaires, mais réclamées en échange de nouvelles aides, près de 100.000 manifestants se sont regroupés à Athènes et Salonique. Des affrontements violents ont éclaté dans la capitale où des bâtiments ont été incendiés.

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    Un responsable de Standard & Poor's a déclaré lundi à la chaîne Bloomberg que la Grèce sera bientôt en situation de défaut. L'agence a également dégradé le FESF dans la soirée.

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  • Grèce: l'opposition de droite veut la tête de Papandréou avant de négocier

    La Grèce restait engluée dimanche dans une crise politique menaçant son maintien dans la zone euro, après le refus du leader de la droite d'oeuvrer à un gouvernement de coalition aux conditions posées par le Premier ministre pourtant prêt à passer la main.

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Plus d'infos

Le vote portera aussi sur un programme d'échange d'obligations réduisant sa dette à 120% du PIB d'ici 2020 via l'émission de nouveaux titres de droit britannique, dont la valeur faciale aura été réduite de moitié. Enfin, les députés voteront sur un schéma de recapitalisation des banques grecques prévoyant la possibilité d'une nationalisation douce si elles ne trouvent pas les moyens de se recapitaliser dans le secteur privé dans les mois à venir.

80.000 manifestants à Athènes, 20.000 à Salonique

Ce paquet de mesures qui a reçu le soutien des deux partis au gouvernement de coalition (socialiste et conservateur) a néanmoins provoqué de sérieux remous et fissures, avec la démission de six ministres durant la semaine. Comprenant un abaissement de 22% du salaire minimum (et de 32% pour les jeunes de moins de 25 ans), une dérégulation du marché du travail, réforme des retraites complémentaires, mais aussi des réformes de la fiscalité et de la justice, l'ensemble du paquet est contesté dans les rues grecques à l'appel des syndicats qui dénoncent le "chantage" de la troïka des bailleurs de fonds du pays au bord de la faillite. Pour les syndicats, cette journée de dimanche constitue d'ailleurs le vrai test social puisque les contestataires de tous bords étaient appelés à affluer dans le centre d'Athènes.

Dans la soirée, les policiers ont recensés près de 80.000 manifestants dans la capitale, dont le centre a été fermé à la circulation. Devant le Parlement, place Syntagma, un groupe de manifestants faisant pression sur l'important cordon policier déployé autour du bâtiment a été touché par des tirs de gaz lacrymogènes. Les incidents se sont ensuite poursuivis pendant plus de deux heures dans les rues adjacentes. Des manifestants ont jeté des pierres, des bouts de marbres et des cocktails Molotov contre les forces anti-émeutes. Des personnes cagoulées ont brisé des vitrines de magazins. Le feu a été mis à une banque et un café a été évacué par ses clients. A Salonique, deuxième ville du pays, la manifestation a commencé dans le calme. Près de 20.000 personnes étaient dans les rues. Ils se sont rassemblés sur la place Aristotelous dans le centre avant de marcher dans la ville.

Sans ces réformes, "le pays sera en faillite"

Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds et acceptait un défaut de paiement désordonné, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions et de maintenir des services de base comme les hôpitaux et les écoles", a prédit le Premier ministre en expliquant aux Grecs la "responsabilité historique" que prendra le parlement ce dimanche. Le choix d'un défaut de paiement incontrôlé aurait poussé le pays dans un "chaos économique incontrôlable et une éruption sociale" et cette situation aurait "amené lentement ou rapidement à notre sortie de l'euro", a-t-il argumenté. Si le vote n'a pas lieu, "le pays sera en faillite", a réaffirmé devant le parlement le ministre grec des Finances. "D'ici à dimanche soir, le parlement doit avoir adopté" le nouveau programme de redressement voulu par l'Union européenne et le FMI, a-t-il lancé. Il espère ainsi pouvoir lancer "d'ici à vendredi 17 février" la restructuration de la dette.

le 12 février 2012 à 08:39
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24 Commentaires

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  • hgo04, le 13/02/2012 à 06h59

    Plan d'austérité?? nous n'en sommes plus la, nous en sommes au plan pauvreté... Il serait par ailleurs bien utile de savoir qui fraude exactement en Grèce et qui paie les pots cassés. Ce qu'il se passe dans ce pays est gravissime, et démontre bien ce qu'est l'Europe. Une comptabilité, rien d'autre. La où certains s'amusaient à nous parler d'humanité, de droits de l'homme, de solidarité, nous constatons qu'il ne s'agit que de compatbilité, de statistique, de finance.

  • francefranche, le 12/02/2012 à 22h35

    Courage pêuple grec!!! ne vous laissez pas faire!!!

  • francefranche, le 12/02/2012 à 22h33

    Que l on arrete de taper sur le peuple grec ce sont les dirigeants qui ont mis le peuple et le pays dans cet etat!!! on dit qu ily avait de la fraude , des impots pas payés , que sais je encore!!! dans ce cas ce sont tous ceux qui ont diriges ce pays qui sont responsables!! ils sont la pour faire respecter les lois!! donc ils ont ete payés et bien payes et n ont pas fait leur boulot!!! ici en france on a aussi des dirgeants qui par exemple tolerent des zones de non droit par exemple dans ce qu ils appellent les banlieues !! donc ils ne valent pas mieux!! c trop facile d accuser le peuple!! en plus tt ça laisse une impression de voulu par les capitaux!!!

  • francefranche, le 12/02/2012 à 22h28

    Tout a fait de votre avis

  • haraldyr, le 12/02/2012 à 21h53

    Bravo, vous avez tout dit ! Et bravo au peuple de Grèce qui se révolte !

  • j.bon, le 12/02/2012 à 21h46

    Mais je comprends pas sarkozy n'a dit 18 fois que tout ça été réglé grâce a lui ! Il m'a même dit la dernière fois que nous sortions de la crise !

  • j.bon, le 12/02/2012 à 21h45

    @ zolgy non ce ne sont pas les grecques ! C'est un gouvernement de droite conseillé par une de ces institutions financière qui y a gagné beaucoup d'argent !

  • j.bon, le 12/02/2012 à 21h44

    Mais si on vire la grèce de l"europe plus personne ne paiera les intérêt de sa dette ! Vous pensez vraiment que les spéculateurs qui ont pris le pouvoir de cette europe des financiers jusqu'à la tête de la BCE vont se laisser faire aussi facilement ?

  • j.bon, le 12/02/2012 à 21h42

    La Grèce a en effet triché sur ses comptes, enfin la Grèce .... Le gouvernement de droite a été conseillé par des spécialiste de Glodman sache et c'est aujourd'hui un ancien de cette même banque qui dirige la BCE et un autre qui dirige le gouvernement ! Les fous ont donc pris le contrôle de l'asile et la Grèce n'est que l'illustration de ce qui va arriver dans l'ensemble de l'europe dans les mois qui viennent en grande partie a cause de l'aveuglement de sarkozy qui courre après la politique allemande empêchant toute réelle réforme du système !

  • annouc2, le 12/02/2012 à 21h33

    Et Pendant ce temps, de riches millionnaires qui ont profité du système placent leur argent dans l'immobilier dans des villes comme Londres, Paris..en payant cash. Je ne comprends pas

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