Pour François Hollande, le cas PSA est le premier dossier lourd en matière sociale depuis son arrivée à l'Elysée. En jeu : 8000 suppressions de postes annoncées... et surtout l'arrêt de la production à Aulnay, qui serait la première fermeture d'une usine automobile en France depuis celle de Renault à Boulogne-Billancourt, près de Paris, en 1992. Alors que d'autres plans sociaux devraient intervenir dans les prochains mois, le chef de l'Etat a assuré samedi que l'emploi et le "redressement productif" et industriel figuraient parmi ses priorités au même titre que la réduction de la dette. Mais que faire, plus précisément, pour le secteur de l'automobile ? Le gouvernement prépare à ce propos un plan stratégique, sur lequel il lèvera le voile le 25 juillet prochain en conseil des ministres. Mais d'ores et déjà, le chef de l'Etat a dévoilé quelques pistes.
S'il a exclu un retour de la prime à la casse, le président de la République a insisté sur le système du bonus-malus, actuellement en vigueur pour favoriser les voitures les moins émettrices de CO2, principal gaz à effet de serre. "On sait qu'il y a en France une industrie qui a pu anticiper sur les véhicules propres, sur les véhicules hybrides, faisons en sorte que ce soit ces véhicules-là qui soient avantagés", a-t-il déclaré. "(Il faut) avoir des mécanismes d'incitation pour que nos véhicules, les véhicules français, fabriqués en France, soient davantage achetés."
L'aide à la recherche, les achats des collectivités...
Dans le système actuel, les voitures électriques - où Renault disposera à la fin de l'année de la gamme la plus complète - sont déjà les plus avantagées avec une prime de 5000 euros, suivies des hybrides - où PSA Peugeot Citroën et Toyota sont leaders, respectivement dans l'hybride diesel et essence - avec un bonus de 2.000 euros.
Pour les moteurs thermiques traditionnels, le plafond d'émissions de CO2 au-delà duquel un bonus est attribué a été abaissé en 2012 de 110 grammes au kilomètres, à 105 grammes, afin d'encourager les modèles les moins émetteurs.
François Hollande, qui souhaite un plan le plus efficace possible mais coûtant le moins possible au contribuable, a également cité l'aide à la recherche, à l'innovation et au financement du crédit pour l'acquisition de véhicules. Il a ajouté que le gouvernement étudiait aussi la manière dont l'Etat et les collectivités locales pourraient soutenir la filière française en achetant directement des modèles électriques ou hybrides pour leurs flottes de véhicules.








