En France, le mot de "nationalisation" évoque nécessairement les premières années Mitterrand, quand la gauche arrivée pour la première fois au pouvoir avait fait basculer dans le public des grands noms de l'industrie comme Thomson, Saint-Gobain, Usinor, Sacilor... ou de la banque comme Paribas, Suez, le Crédit du Nord ou le Crédit commercial de France. Mais c'est un contexte tout différent qui remet aujourd'hui ce mot au goût du jour. Car si l'on évoque l'hypothèse d'une nationalisation (partielle) de banques, c'est plutôt pour les protéger contre les secousses boursières, l'arrivée de fonds publics dans leur capital étant censée avoir un rôle stabilisateur. Un dernier recours ? Officiellement, le gouvernement refuse de l'envisager et jure que les banques françaises sont solides. "Ça me paraît totalement prématuré et à côté du sujet aujourd'hui d'évoquer cette hypothèse", tranchait lundi le ministre de l'Industrie, Eric Besson. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a publié pour sa part un communiqué pour assurer que les établissements français étaient suffisamment armés pour faire face à tous les scénarios sur la Grèce, dont un défaut de paiement n'est plus exclu par certains responsables européens.
Les banques françaises confrontées à la crise de confiance
Les grandes banques françaises sont-elles menacées ? Coup sur coup, depuis lundi, trois exemples étonnants montrent la baisse de confiance sur la Société Générale, le Crédit Agricole et BNP Paribas.
Publié le 20/09/2011
Siemens aurait retiré son argent d'une banque française
Le groupe industriel allemand a retiré 500 millions d'euros d'une grande banque française pour les transférer auprès de la Banque centrale européenne il y a deux semaines, affirme mardi le Financial Times.
Publié le 20/09/2011
Grèce : faillite, sortie de la zone euro, que se passerait-il ?
La zone euro avance en territoire largement inconnu avec la crise de la dette qui la fait vaciller 12 ans après sa création. Une faillite de la Grèce voire une sortie de l'Union monétaire ne sont plus exclues, des scénarios du pire aux conséquences imprévisibles. Décryptage.
Publié le 13/09/2011
L'ultimatum grec
Le pays sera à court de liquidités le mois prochain. Sa sortie de l'euro n'est plus un tabou et place l'ensemble de la zone sous pression.
Publié le 12/09/2011
Non, l'Europe ne mettra pas en berne les drapeaux des pays "dépensiers"
Une centaine de députés européens vont écrire cette semaine à la Commission européenne pour exiger des excuses de l'un de ses responsables qui avait fait cette proposition.
Publié le 12/09/2011
Le chef économiste de la BCE démissionne, les Bourses plongent
Le chef économiste de la Banque centrale européenne, l'Allemand Jürgen Stark, a décidé de démissionner de ses fonctions "pour des raisons personnelles". Dès les rumeurs de cette annonce, les Bourses européennes ont plongé.
Publié le 09/09/2011
Etats-Unis : Obama voudrait injecter 300 milliards pour l'emploi
Face à un chômage bloqué au-dessus de 9%, Barack Obama devait proposer cette nuit au Congrès américain d'y consacrer 300 milliards de dollars. Mais rien n'est gagné pour le président en perte de popularité depuis le début de la crise financière.
Publié le 08/09/2011
Et si la Grèce quittait l'euro? Le "non" de Bruxelles
Alors que des déclarations de dirigeants européens sèment le trouble sur une sortie d'Athènes de l'union monétaire, la Commission européenne a répliqué que "la participation à la zone euro est irrévocable".
Publié le 08/09/2011
Rigueur oblige, votre mutuelle santé devrait augmenter
Parmi les premières mesures du plan de rigueur, les députés ont voté l'alourdissement de la taxation des complémentaires santé. Le gouvernement jure, la main sur le coeur, que les mutuelles ne répercuteront pas ce surcoût. Ce qui est contesté jusqu'au sein de l'UMP.
Publié le 08/09/2011
La France devra emprunter 15 milliards pour aider la Grèce
Les députés français ont approuvé mercredi le 2e plan de sauvetage de la Grèce arrêté cet été par les dirigeants de la zone euro. Son adoption accroîtra l'endettement français d'environ 15 milliards d'euros d'ici à 2014.
Publié le 07/09/2011
L'Allemagne peut sauver la Grèce mais va-t-elle le faire?
La Cour constitutionnelle allemande a jugé légales mercredi les aides de Berlin pour aider la Grèce. Mais elle a renforcé le rôle du parlement alors que des dissensions politiques apparaissent...
Publié le 07/09/2011
En pleine crise, faut-il encore renflouer les banques ?
Une estimation du FMI, évaluant à 200 milliards d'euros les besoins en fonds propres des banques européennes, faite dans un projet de document qui a fuité dans la presse, a donné lieu à de fébriles discussions sur cette question : les gouvernements devront-ils de nouveau soutenir les banques ?
Publié le 07/09/2011
Les Bourses européennes s'enfoncent dans le rouge
La Bourse de Paris a échoué mardi à se redresser et a terminé nettement sous le seuil des 3000 points, perdant encore 1,13% sous l'effet de la défiance continue des investisseurs pour les valeurs bancaires. En Europe, seul Londres tire son épingle du jeu.
Publié le 06/09/2011
Crise grecque : les banques françaises en danger ?
Engagées en Grèce, les banques françaises comme la Société Générale et BNP Paribas risquent gros en cas de faillite du pays. Le gouvernement s'est voulu rassurant, mais la méfiance est de mise sur les marchés.
Publié le 12/09/2011
"Il n'y a pas de risque de faillite dans les banques françaises"
François-Xavier Piétri, chef du service Economie de TF1 et LCI, estime que même si la Grèce n'arrive pas à rembourser ses prêts, les banques françaises ne sont pas menacées de faillite.
Publié le 12/09/2011
Zone euro : la semaine de tous les dangers
Mercredi, les experts de la "troïka", composée de l'Union européenne, du FMI et de BCE seront de retour en Grèce pour éplucher les comptes. Le gouvernement grec compte sur leur feu vert pour obtenir une nouvelle aide de 8 milliards d'euros. Un refus serait synonyme de faillite.
Publié le 12/09/2011
Besson : évoquer une nationalisation des banques est "prématuré"
Le ministre de l'Industrie a jugé lundi sur BFM TV qu'il était "totalement prématuré et à côté du sujet" d'envisager une nationalisation partielle des banques françaises, qui se trouvent dans le collimateur des marchés depuis plusieurs semaines.
Publié le 12/09/2011
Reste que les banques françaises sont toujours aussi chahutées du fait de leur exposition à la crise de la dette, et sous la menace d'une dégradation de leur notation par l'agence Moody's. Ce mardi encore, la Bourse de Paris est en très nette baisse, perdant près de 2%, victime d'une rechute des valeurs bancaires sur des rumeurs laissant entendre que la Chine n'est pas prête à acheter des obligations italiennes, ce qui plombe notamment BNP Paribas. Mais au-delà de la BNP, ce sont toutes les valeurs bancaires qui sont dans la tourmente depuis des semaines : la Société Générale, considérée comme la plus fragile des banques françaises, a ainsi vu sa valeur fondre de 60% depuis juillet. Et les assurances françaises sur la solidité des banques ne réussissent pas à convaincre les experts. "Les banques nous ont menti en 2008 et cachent sans doute encore des produits toxiques dans leurs bilans", a ainsi asséné dans Le Journal du Dimanche Marc Fiorentino, PDG de Monfinancier.com. Tout en préconisant que l'Etat participe jusqu'à 30% au capital des banques. Coût estimé pour le contribuable français : entre 50 et 100 milliards d'euros...
L'hypothèse d'une faillite de la Grèce
La semaine s'annonce cruciale. Mercredi, une réunion d'urgence du FMI doit se tenir sur la Grèce et les ministres des Finances de la zone euro, puis de l'Union européenne se réuniront vendredi et samedi en Pologne pour tenter de boucler le deuxième plan d'aide à la Grèce de près de 160 milliards d'euros, promis au pays le 21 juillet. Les marchés semblent néanmoins douter des capacités des politiques à se mettre d'accord et donc à reprendre la main face à la crise, notamment après la réunion du G7 de vendredi et samedi dernier, qui n'a débouché sur "aucune mesure concrète", selon un analyste. Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus riches de la planète ont simplement promis vendredi à Marseille d'apporter une réponse "forte" et "coordonnée" à la crise mais sans préciser leur stratégie.
L'hypothèse d'une faillite de la Grèce, voire de sa sortie de la zone euro, ne cesse donc de gagner du terrain et de peser sur les marchés. Ce week-end, le ministre allemand de l'Economie Philipp Rösler n'a pas exclu une faillite ordonnée de la Grèce pour sauver la monnaie unique, avant que son ministère ne vienne rappeler lundi qu'Athènes avait toute sa place dans l'euro. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la chancelière allemande Angela Merkel ont de leur côté tenté de ramener le calme en assurant, dans un communiqué commun à l'issue d'une rencontre à Berlin, que le FESF, dans sa version renforcée, serait opérationnel dès la fin du mois. Ce Fonds européen de stabilité financière créé l'an dernier, qui porte secours aux pays en difficulté, doit notamment être autorisé à racheter des obligations souveraines sur le marché secondaire. Athènes, qui tente désespérément de rassurer ses créanciers, s'est engagé pour sa part à prendre des mesures supplémentaires d'économies d'un montant de 2 milliards d'euros en 2011.
| La solution d'Aubry : une banque publique européenne |
Martine Aubry propose dans une tribune publiée dans Les Echos des solutions "pour sortir de la crise", préconisant notamment la création d'une banque publique européenne pour lutter contre la spéculation. "La spéculation contre la zone euro est massive", relève-t-elle, estimant que dans ce contexte, "l'Europe doit se ressaisir" et la "France et l'Allemagne doivent agir de concert pour sauver à la fois la zone euro et la croissance européenne - c'est l'urgence - mais aussi pour porter une autre Europe". Elle recommande donc de transformer le Fonds de stabilisation financière en "banque publique européenne... disposant d'un capital propre, émettant des euros-obligations, et intervenant sur le marché de la dette souveraine". Dotée d'un capital de 200 milliards, cette BPE pourrait lever jusqu'à 2000 milliards, "ce qui représente les ordres de grandeur nécessaires pour casser la spéculation", souligne-t-elle. La candidate à la primaire socialiste propose également de "séparer les banques d'affaires et les banques de dépôt", de "créer une agence de notation indépendante" ou encore "d'interdire les produits dangereux comme les ventes à découvert". |
- 3 banques françaises dans le viseur de l'agence Moody's - 01 min 50 s
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