Branle-bas politique pour endiguer la panique des marchés

Par , le 05 août 2011 à 21h51 , mis à jour le 06 août 2011 à 14h02

Dossier : Crise financière

Les dirigeants des principaux pays européens ont tenté vendredi soir de calmer les marchés en annonçant la mise en place rapide de mesures visant à éviter la contagion de la crise de la dette à l'ensemble de la zone euro.

     
  • USA: soupçons de fuites chez une des grandes agences de notation

    Selon un rapport de la commission des opérations de Bourse américaine (SEC), les procédures internes d'une des trois grandes agences d'évaluation financière semblent "permettre" des fuites sur les décisions concernant la notation des entités qu'elle examine.

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  • Le CAC 40 respire et clôture en hausse

    Les Bourses européennes vont un peu mieux ce mardi, notamment le CAC qui a terminé sur une hausse de 1,63%.La Bourse de New York a elle-aussi clôturé en hausse.

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  • Le CAC 40 termine en forte baisse, l'Europe plonge aussi

    Même si le krach boursier redouté n'a pas eu lieu, le CAC 40 a une nouvelle fois lourdement chuté ce lundi (-4,68 %). Les autres Bourses européennes ont également dévissé. A New York, le Dow Jones est aussi à la peine.

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  • Bourses : chutes en Asie malgré la mobilisation

    Tout le week-end, institutions et gouvernements internationaux se sont concertés pour éviter un krach ce lundi. Les marchés asiatiques, même s'ils ont évité la panique à l'ouverture, étaient en forte baisse.

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  • Crise de la dette : mobilisation générale pour éviter un krach lundi

    Le G20 et la Banque centrale européenne s'activaient dimanche soir pour trouver une solution concertée afin d'empêcher une nouvelle débâcle à la réouverture des marchés financiers lundi. Le but : rassurer en intervenant massivement pour aider les pays de la zone euro en difficulté.

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  • Note dégradée : Standard & Poor's dans le collimateur de Washington

    Au lendemain de la dégradation de leur note, les Etats-Unis ont entamé une guerre de la communication pour remettre en cause la crédibilité de l'agence de notation. Mais Standard & Poor's persiste et évoque même des perspectives négatives pour la note américaine.

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  • Note américaine dégradée : réunion d'urgence de la BCE cet après midi

    Après le G7 et le G20, la Banque centrale européenne organise elle aussi une réunion extraordinaire cet après-midi. Les premiers effets de la dégradation de la note américaine se font déjà ressentir. La Bourse de Tel-Aviv a plongé de plus de 6% ce dimanche.

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  • Crise de la dette : la note de la France ne sera pas dégradée

    Selon Jean-Michel Six, économiste en chef pour l'Europe de Standard and Poor's, la France va conserver son Triple A.

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  • Une dégradation de la note américaine qui tombe au pire moment ?

    La dégradation de la note de la dette souveraine américaine, qui intervient en pleine période de doute sur la fiabilité des économies occidentales, risque d'attiser le climat de crise mondiale et pourrait avoir des conséquences néfastes tant aux Etats-Unis qu'en Europe.

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  • Dégradation de la note américaine : une nouvelle réunion du G7 lundi ?

    Alors que l'Italie a annoncé samedi soir la tenue d'une conférence téléphonique des ministres des Finances du G7, les pays membres du groupe ont opté pour la discrétion et ne laissent rien filtrer. Ils pourraient de nouveau discuter dès lundi, selon les médias japonais.

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  • Note américaine dégradée : Pékin demande des comptes

    L'annonce par l'agence de notation Standard & Poor's de la dégradation de la note souveraine américaine a fait l'effet d'une bombe au sein de la communauté internationale. De son côté, la Chine s'en prend avec véhémence aux Etats-Unis, accusés de vivre "au-dessus" de leurs moyens.

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  • Note américaine dégradée: la Maison Blanche appelle à l'unité

    La Maison Blanche a appelé samedi à l'unité des partis démocrate et républicain pour rétablir la situation économique et budgétaire des Etats-Unis après la dégradation de la note souveraine américaine.

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  • Crise de la dette : les pays du G20 ont discuté

    Le groupe des pays du G20 a tenu dimanche matin une conférence téléphonique. Objectif: rassurer les investisseurs de la crise de la dette en Europe et de la dégradation de la note des Etats-Unis.

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  • Crise de la dette : Standard and Poor's abaisse la note des Etats-Unis

    L'agence de notation a revu à la baisse d'un cran, vendredi, la note souveraine de l'économie américaine à AA+, en raison du déficit public croissant du pays. Une première dans l'histoire des Etats-Unis.

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  • Dégradation de la note américaine : Bercy se veut rassurant

    La France a affirmé samedi sa "totale confiance" dans la solidité de l'économie des Etats-Unis, dont la note souveraine a été dégradée. Paris insiste par ailleurs sur la "solidité" de sa propore note triple A auprès des agences de notation.

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  • Crise de la dette : la moitié des Français ne font pas confiance aux politiques

    Près de la moitié des Français doutent de la capacité de Nicolas Sarkozy, Martine Aubry et François Hollande à réduire la dette et le déficit public après l'élection présidentielle, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche..

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  • Bourses : pourquoi une telle dégringolade ?

    <b> Décodage -</b> Après une semaine de chute continue, le spectre du krach commence à hanter les marchés financiers internationaux. Pourquoi une telle baisse des indices boursiers ? Existe t-il une voie de sortie ? Eléments de réponse avec TF1 News.

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  • Les Bourses européennes de nouveau dans le rouge

    La dégringolade généralisée entamée jeudi par les Bourses mondiales se poursuit. Les principaux marchés européens ont de nouveau plongé dès l'ouverture ce vendredi.

    Publié le 05/08/2011 Les Bourses européennes de nouveau dans le rouge
  • La BCE ne rassure pas : les bourses dévissent en série

    Jeudi, comme la veille, les Bourses européennes ont clôturé en forte baisse. L'intervention de la Banque centrale européenne sur les marchés et la déclaration de son président Jean-Claude Trichet n'ont pas suffi à apaiser les craintes.

    Publié le 04/08/2011 La BCE ne rassure pas : les bourses dévissent en série
  • Dette et marchés : "La vraie question est 'A qui profite le crime ?'"

    <b>Décryptage</b> - Les Bourses internationales ont de nouveau dévissé mercredi. Pourquoi les marchés s'affolent-ils ? Les craintes des investisseurs sont-elles justifiées ? Les réponses de Marc Touati, directeur des études économiques chez Assya compagnie financière, à TF1 News.

    Publié le 03/08/2011 Dette et marchés : "La vraie question est 'A qui profite le crime ?'"
  • Note des USA dégradée : Standard & Poor's s'explique

    Poids de la dette colossal, blocages politiques... Invité sur LCI, Jean-Michel Six, chef économiste au sein de l'agence Standard & Poor's, est revenu sur les raisons qui ont poussé son agence de notation à dégrader la note souveraine des Etats-Unis.

    Publié le 06/08/2011 Note des USA dégradée : Standard & Poor's s'explique
  • Bourses : Baroin monte au créneau

    Face à la crise boursière, le ministre de l'Economie a interrompu ses vacances et est rentré à Paris pour intervenir sur France Info vendredi soir. "Les marchés ne doivent pas douter des Européens", a-t-il affirmé.

    Publié le 05/08/2011 Bourses : Baroin monte au créneau
  • Les Bourses mondiales chutent fortement

    L'intervention de Jean-Claude Trichet, président de la BCE, n'a pas suffi à apaiser la crainte des investisseurs. Les marchés européens et américains ont perdu 3% en moyenne jeudi soir.

    Publié le 05/08/2011 Les Bourses mondiales chutent fortement
Plus d'infos

Après des mouvements de panique sur les marchés, les dirigeants européens se mobilisaient vendredi pour rassurer des investisseurs inquiets d'une contagion de la crise de la dette, seulement deux semaines après un sommet censé régler ce problème.

Car, au-delà de la succession de dégringolades que subissent les places boursières, c'est la crise de la zone euro qui semble à l'origine des plus fortes inquiétudes de la part des investisseurs. Les primes que doivent payer sur les marchés l'Espagne, l'Italie et la France pour emprunter ont atteint vendredi matin des niveaux record depuis la création de la zone euro. Les marchés financiers redoutent en effet une contagion durable de la crise de la dette à l'Espagne et à l'Italie, qui a elles deux pèsent 30% du PIB de la zone euro.

Ce qui nécessiterait alors la mise en place d'un plan de sauvetage colossal que la zone euro n'est pas en mesure, en l'état actuel des choses, de mettre en place. En effet, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) ne possède "que" 750 milliards d'euros de fonds propres : une somme qui a permis un plan d'aide à la Grèce, mais qui est insuffisante en cas de défaut espagnol ou italien. Dans l'urgence, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a interrompu ses vacances pour rentrer à Bruxelles vendredi et faire une déclaration solennelle à l'attention des marchés. Pour lui, l'Italie et l'Espagne ne devraient pas avoir besoin de plan d'aide.  "Leurs fondamentaux économiques ne le justifient pas", précise-t-il.

Mise en oeuvre rapide des mesures
 
Mais quoiqu'en dise Olli Rehn, face à cette perspective, c'est un branle-bas-de combat généralisé qui s'est opéré vendredi parmi les dirigeants européens. Une mobilisation politique qui dépasse même les frontières de la zone euro puisqu'en Grande-Bretagne, les autorités britanniques doivent se réunir d'urgence pour examiner la situation. Et les entretiens se sont enchaînés : selon un porte-parole du gouvernement allemand, la chancelière Angela Merkel s'est entretenue séparément par téléphone en soirée avec le président français Nicolas Sarkozy puis avec les Premiers ministres italien Silvio Berlusconi et britannique David Cameron. De leur côté, José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol et Nicolas Sarkozy se sont également entretenus.

Au terme de ces différents entretiens, il apparaît que Berlin, Paris, Rome, Madrid et Londres veulent une mise en oeuvre rapide des décisions du sommet de Bruxelles du 21 juillet sur la crise et la zone euro. L'accord conclu le 21 juillet à Bruxelles pour sauver la Grèce et assurer la survie de la monnaie unique comporte plusieurs mesures de l'allègement de la dette d'Athènes et des nouveaux outils pour le Fonds de secours de l'Union monétaire.

De son côté, le président du conseil italien Silvio Berlusconi a annoncé que la France et l'Italie réfléchissaient à la tenue d'une réunion anticipée des ministres des Finances du G7 (USA, Allemagne, Japon, France, Canada, Italie et Grande-Bretagne). Une annonce aussitôt tempérée par son porte-parole Paolo Bonaiuti qui a précisé dans un communiqué qu'il s'agissait "d'une réflexion encore en cours et non d'une décision déjà prise". La présidence française n'avait pas confirmé dans la soirée la prochaine tenue de cette réunion du G7 Finances. Dans le même temps, Silvio Berlusconi a annoncé une accélération des mesures d'austérité afin de parvenir à un budget à l'équilibre en 2013, avec un an d'avance sur le calendrier convenu il y a un mois. 

 
Par ailleurs, le ministre de l'Economie François Baroin, rentré de vacances pour suivre de près la situation en zone euro, a estimé pour sa part que les réponses apportées par les chefs d'Etat à la crise de la dette devaient être "entendues par les investisseurs et les marchés". "Il faut garder la tête froide et ne pas faire un papier calque de la fébrilité qu'on peut observer sur tel ou tel marché", a dit sur France info François Baroin, appelé par l'Elysée à écourter ses vacances dans la Creuse  pour cause de crise boursière.

Barroso et Trichet, pyromanes malgré eux ?
 
Les consultations se sont poursuivies avec les Etats-Unis, également en proie à une croissance très faible et minés par une dette colossale qui pèse sur les perspectives de reprise mondiale. Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Barack Obama se sont entendus dans la soirée sur les solutions à apporter de part et d'autre afin de juguler la crise de confiance des marchés boursiers et de limiter les risques de contagion de la crise de la dette en Europe. Barack Obama a "noté les mesures importantes prises lors du sommet des dirigeants de la zone euro le 21 juillet et l'importance de leur mise en oeuvre" et a "salué le rôle dirigeant du président Sarkozy et de la Chancelière Merkel face aux défis posés à l'économie européenne", précise la Maison Blanche dans un communiqué.
 
Mais ces entretiens entre chefs d'Etat feront-t-ils oublier les propos de José Manuel Barroso jeudi ? Le chef de l'exécutif européen a reconnu que la crise de la dette ne concernait plus seulement les pays les plus fragiles de la zone euro et avait fait un bilan en demi-teinte du sommet de la zone euro.  Des déclarations qui ont mis de l'huile sur le feu. A ces propos pour le moins inquiétants, s'ajoutent les maladroites annonces du président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui n'ont visiblement pas calmé les marchés jeudi. Bien au contraire. En annonçant de nouveaux rachats de dettes souveraines, M. Trichet répondait certes à une demande des marchés, mais son discours était à double tranchant : il a surtout rappelé aux investisseurs la fragilité de l'économie et l'ampleur de la crise.

Par Laurent Deschamps le 05 août 2011 à 21:51
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14 Commentaires

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  • quelavenir, le 06/08/2011 à 14h14

    On progresse comme prévu !

  • madon1, le 06/08/2011 à 13h52

    Sarko au commande et baroin a l'économie ....nous voila rassuré

  • jamess23, le 06/08/2011 à 11h52

    Faut bien trouver des pretextes à l'opposotion pour secouer le cocotier et essayer de faire chuter la majorité ...

  • jamess23, le 06/08/2011 à 11h50

    C'est pas tous les jours, mais je suis d'accord avec kosotto cette fois-ci.Vaut mieux que les etats soient federes et s'unissent pour aller dans la meme direction plutot que l'anarchie et les atermoiements sans fin paralysantes qui etaient de mise jusqu'ici.

  • 421123, le 06/08/2011 à 11h40

    Gesticulations stériles...

  • kosotto1, le 06/08/2011 à 11h01

    D'accord avec vous, c'est dans l'épreuve que l'on se fortifie.

  • bugscannes, le 06/08/2011 à 09h42

    Parce-que vous croyez que le ps ferait mieux ???

  • pneuf, le 06/08/2011 à 06h51

    Parlons-en de la stature de notre président!

  • henri_bambelle, le 06/08/2011 à 03h25

    Il est temps que Berlusconi s'intéresse à l'économie plus qu'aux prostituées mineures.

  • mberle, le 06/08/2011 à 02h31

    A .Merkel .. B.Obama .. N.Sarkosy .. trois dirigeants de grande envergure .. et il est toujours etonnant qu'il n'y est qu'en France ou soit joue ' l'air de soupson' a propos de notre President .. alors que sur le plan internationnal tout le monde reconnait sa stature .

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