Les services à la personne (Image d'illustration) © DREmploi de salariés à domicile, aide au logement, allocation aux handicapés: le gouvernement a annoncé mardi des coupes dans une série de dépenses sociales, à l'occasion du coup d'envoi, au Parlement, de la préparation du budget 2011.
La Grèce va connaître une nouvelle vague d'austérité
Les parlementaires grecs ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le budget de 2011 qui prévoit 14 milliards d'euros d'économies.
Publié le 23/12/2010
Budget : plus pour la Justice et la Recherche, moins pour l'Ecologie
Selon le document budgétaire du gouvernement publié mardi, les crédits de plus de la moitié des missions de l'Etat, dont l'Ecologie et l'Agriculture, ainsi que le Travail et Emploi vont baisser à partir de 2012.
Publié le 06/07/2010
Dans la guerre contre les déficits, Lagarde promet de la sueur et des larmes
La ministre de l'Economie prévient les ministres qu'ils devront se serrer la ceinture plus qu'ils le pensent actuellement, dans un entretien au quotidien Les Echos.
Publié le 24/06/2010
Finances publiques : le cri d'alarme de la Cour des Comptes
L'état des finances publiques s'est aggravé de façon sérieuse, estime Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes. Mais la situation peut encore être rétablie à condition, notamment, d'une dette sévère pour la dépense publique.
Publié le 23/06/2010
Dette : François Baroin craint pour le label AAA de la France
L'objectif de conserver la note AAA de la dette souveraine française est "tendu" et conditionne en partie les décisions sur la réduction des déficits, a déclaré dimanche le ministre du Budget, François Baroin.
Publié le 30/05/2010
Déficit budgétaire : aides à l'emploi et au logement réduites.
Le ministre du Budget François Baroin a annoncé mardi que la France réaliserait 14 milliards d'euros d'économies l'an prochain pour réduire son déficit de deux points de PIB, un objectif "difficile" mais "absolu".
Publié le 06/07/2010
Parmi ces mesures d'économies, un "paquet" concerne l'emploi. Le gouvernement va supprimer l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales de sécurité sociale actuellement proposé aux ménages qui déclarent leur employé à domicile au salaire réel, ce qui représentera une économie d'environ 300 millions d'euros. Il ne touchera pas en revanche à la réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile. Quant au nombre d'emplois aidés, il passera de 400.000 à 340.000 l'an prochain, et la part du salaire payé par l'Etat diminuera de 90% à 80% dès cette année. Le gouvernement va aussi supprimer l'exonération de cotisations patronales proposée jusqu'au niveau du Smic aux associations et aux structures agréées. Elle s'appliquait, depuis 2006, aux rémunérations versées aux salariés assurant des services à la personne.
Les aides au logement sont également concernés par les coupes budgétaires prévus par le gouvernement. Ainsi, les étudiants et leurs parents ne pourront plus cumuler l'aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge. Il faudra choisir entre l'une et l'autre.
La TVA à 5,5% dans la restauration pas concernée pour le moment
Un train de mesures touchera certaines prestations sociales. L'allocation aux adultes handicapés sera, par exemple, augmentée comme prévu de 25%, mais en six ans, au lieu de cinq. Et elle sera revalorisée de 3% l'an prochain, au lieu des 4,5% prévus. Le gouvernement affirme en revanche ne pas vouloir toucher aux minima sociaux comme le revenu de solidarité active (RSA).
Enfin, le gouvernement supprimera en 2011 l'exonération de charges sociales dont bénéficient les restaurateurs pour les repas pris par leurs employés sur le lieu de travail, soit une économie de 150 millions d'euros pour les comptes sociaux. Pas question par contre de revenir pour l'instant sur le taux de TVA réduit (5,5%) dans la restauration.
Par ces mesures, le ministre du Budget François Baroin a annoncé mardi que la France réaliserait 14 milliards d'euros d'économies l'an prochain pour réduire son déficit de deux points de PIB, un objectif "difficile" mais "absolu". François Baroin précise que "sur les 30 missions de l'Etat, près de la moitié va voir ses crédits baisser" et confirme que le gouvernement compte réduire les niches fiscales et sociales. Ramener le déficit à 6% fin 2011 "est un objectif intangible et absolu et nous nous donnerons tous les moyens nécessaires d'y parvenir", déclare le ministre du Budget. "Je ne cache pas sa difficulté : la France n'a jamais accompli un effort aussi considérable, y compris pour se 'qualifier' à l'euro au milieu de la décennie précédente."
Objectifs tenables en 2012, année d'élections ?
La réduction du déficit à 6% est censé être le premier pas avant d'atteindre 4,6% en 2012 et 3% en 2013, l'engagement pris par les autorités françaises devant leurs partenaires européens. Cette trajectoire, qui suppose un effort de 100 milliards d'euros en trois ans, soit plus de 1.500 euros par habitant en France, serait le plus important effectué dans le pays depuis au moins un demi-siècle. Et les incertitudes sont fortes.
Premier point central qui pourrait être modifié d'ici la présentation du projet de budget, la prévision de croissance du gouvernement pour 2011, qui, à 2,5%, est supérieure à celles de la plupart des économistes et institutions internationales. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a laissé entendre qu'elle pourrait l'abaisser après la publication mi-août des chiffres de la croissance au deuxième trimestre, ce qui pourrait signifier des recettes plus faibles que prévu. Des économistes comme le président délégué du Conseil d'analyse économique, Christian de Boissieu, estiment d'autre part que l'évolution des taux d'intérêt en 2011, et donc de la charge de la dette, est très incertaine. Incertitude politique également, le plan étant à cheval sur 2012, année d'élections présidentielle et législatives, période en général peu propice au redressement des finances publiques.
Un rebond des recettes fiscales aussi important en 2011 est "crédible", argue néanmoins François Baroin. "L'an dernier, l'impôt sur les sociétés a baissé de 60% et les droits de mutation (qui dépendent du marché immobilier) de 30% ; il n'y a aucune raison que cela dure", précise-t-il. Le projet de budget sera présenté en septembre en conseil des ministres et débattu en octobre au Parlement. Plus que jamais auparavant, la réduction des déficits sera surveillée par les investisseurs, échaudés par la crise des dettes publiques en Europe, par les agences de notation, et par les partenaires européens de la France, dont la plupart prévoient d'importantes coupes budgétaires, à l'image de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne.
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