Pas de bonne surprise à attendre pour ce soir. Le ministre du Travail Michel Sapin a laissé entendre mercredi sur RTL que les chiffres du chômage en avril, qui doivent être publiés en fin d'après-midi, seraient, une nouvelle fois, mauvais. "Il m'étonnerait que l'évolution soit bonne", a-t-il déclaré à ce sujet.
Ce serait le douzième mois consécutif de hausse. En mars, le nombre de chômeurs sans activité avait grimpé à 2,884 millions de personnes en métropole, 16.600 de plus qu'en février. Avec les demandeurs ayant une activité réduite, Pôle emploi comptait 4,309 millions d'inscrits fin mars (4,582 millions outre-mer compris), soit 30.700 de plus.
Le ministre a par ailleurs jugé "réaliste" le nombre, avancé par la CGT, de 45.000 emplois menacés par des plans sociaux dans les entreprises, en cours ou à venir. "Il y a les chiffres qui ont été cités par le patronat, il y a les chiffres que nous verrons ce soir sur le chômage. Je ne peux pas vous dire ça à 100, à 1.000 ou à 10.000 près, ce qui est déjà beaucoup, mais oui il y a des inquiétudes réelles", a-t-il déclaré sur RTL. "Il faut éviter la généralisation (des plans sociaux). Il faut faire du cas par cas", a-t-il encore dit appelant à ne pas "laisser les dossiers s'endormir". "Dans certains cas, ce sont des emplois déjà sur la table, qui sont déjà quasiment détruits. Dans d'autres cas, il est parfaitement possible de les sauver", a-t-il encore affirmé.
Interrogé sur le "coup de pouce" au smic, il a laissé entendre qu'il serait limité. "Il faut regarder ce qui est légitime parce qu'il y a des situations insupportables (...) et en même temps on est dans une économie qui va mal", a déclaré M. Sapin, estimant qu'il fallait des "conditions maîtrisées et compatibles avec le fonctionnement des petites et moyennes entreprises (...) qui peuvent être fragiles". Mardi soir sur France 2, François Hollande a confirmé un coup de pouce au smic, sans pour autant "déstabiliser les entreprises".







