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Chômage : Sarkozy évoque une hausse "modérée", le PS parle de naufrage...

Laurent Deschamps par
le 26 mars 2012 à 16h46 , mis à jour le 26 mars 2012 à 18h14.
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3min
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Nicolas Sarkozy, invitéde France Info le 26 mars 2012. / Crédits : LCI

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ConjonctureAlors que Nicolas Sarkozy a annoncé lundi matin une hausse "assez modérée" du chômage pour février en France, le porte-parole du PS, Benoît Hamon a largement ironisé sur sa déclaration, évoquant un "naufrage de ce quinquennat". Les chiffres officiels sont attendus lundi à 18 heures.

Querelle sémantique autour des chiffres du chômage. Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé lundi matin une hausse "assez modérée" du chômage pour février en France, le porte-parole du PS, Benoît Hamon a largement ironisé sur la déclaration du chef de l'Etat, évoquant le chômage comme le "naufrage de ce quinquennat". 
 
Lundi soir à 18 heures, les chiffres sont tombés :  le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a progressé en février pour le dixième mois consécutif pour atteindre 2,867 millions de personnes, soit 6.200 de plus qu'en janvier (+0,2%), a annoncé lundi le ministère du Travail. Il s'agit du dixième mois d'affilée de hausse du chômage. Mais avant même cette diffusion, Nicolas Sarkozy avait brisé l'embargo, donnant une tendance positive à l'évolution de l'emploi en France :"Les chiffres de ce soir manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs", avait-il dit sur France Info ajoutant que "cette augmentation sera assez modérée".
 
Evidemment, la manœuvre passe mal auprès du camp socialiste. Lors du point presse hebdomadaire du PS, le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a ironisé en reprenant les termes employés par le président de la République. "Il y a  surtout une baisse tendancielle de la crédibilité de Nicolas Sarkozy", a-t-il estimé. "Le chômage, c'est le naufrage de ce quinquennat. Un million de chômeurs en plus depuis 2007 (...) C'est sur cet examen de leurs conditions d'existence que les Français doivent voter".

Emplois aidés
 
Petit retour sur la situation du mois passé. En janvier déjà, la progression avait été ralentie par rapport aux mois précédents, avec 13.400 personnes de plus (+0,5% par rapport à décembre), selon les données mensuelles de la Dares (ministère du Travail). Alors que l'emploi reste la priorité numéro 1 des Français dans les sondages, le taux de chômage calculé par l'Insee était de 9,8% (outre-mer compris) fin 2011.
 
La moindre augmentation du chômage pour le mois de février témoigne, selon le président, "d'une reprise économique sensible". Toutefois, les avis sur la question sont partagés : des économistes voient dans cette tendance pourtant davantage le signe d'une montée en charge des emplois aidés, ces emplois subventionnés par l'Etat pour faciliter l'insertion de certains demandeurs d'emploi. Alors que le gouvernement Fillon avait d'abord cherché à les réduire nettement, il a augmenté depuis 2009 l'effort. Le ministre du Travail Xavier Bertrand a fixé fin décembre à ses services l'objectif de réaliser sur la première moitié de l'année les deux tiers des 340.000 contrats budgétés pour 2012. C'est-à-dire pendant la campgane présidentielle.

Commenter cet article

  • seiyar70 : Expliquez moi l'intérêt de se casser le tronc à cotiser 41 ans et demi pour toucher 900-1000 euro net de retraite ??? autant rester à glander et bénéficier du minimum vieillesse à 742 euro net mensuels.

    Le 27/03/2012 à 15h04
  • tobian : L'augmentation du chômage va mieux. Quel soulagement!

    Le 27/03/2012 à 13h36
  • titizom : Ce n'est pas dans la mentalité d'anticiper en France on est des suiveurs...on ne crée rien.

    Le 27/03/2012 à 11h38
  • titizom : Lucidite : tout a fait d'accord.

    Le 27/03/2012 à 11h35
  • lucidite : C'est une bonne question que vous posez. Beaucoup de gens, même de droite pensent que c'est le rôle du président de créer des emplois. Les gens de gauche n'ont que des mesures de punition des entreprises (lire J. Bon ci-dessus) et la création directe des emplois au frais des contribuables (lire M Hollande) mais ces mesures sont ruineuses. Ils parlent de « croissance » sans avoir la moindre idée comment l'encourager. En réalité, ce n'est aucun président, mais seulement les Français, avec une évolution dans leur mentalité qui peuvent amener cette croissance et enrayer la hausse de chômage. Et la mentalité qu'il faut viser n'est pas celle du retour 30 ans en arrière que prône le candidat socialiste.

    Le 27/03/2012 à 10h20
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