Il est des arrivées plus attendues que d'autres : celle d'Arnaud Montebourg au Mondial de l'Auto en est une. Une semaine après avoir fait faux-bond aux syndicats de PSA venu l'"accueillir", le ministre du Redressement Productif les a finalement rencontrés ce samedi. Pour le symbole, l'élu est arrivé à bord d'une Zoé, la voiture électrique de Renault. Il s'est ensuite rendu dans une petite salle de réunion pour échanger avec les représentants syndicaux de PSA Aulnay, une usine que le groupe a décidé de fermer en 2014. "Notre souhait est d'engager une négociation au plus haut niveau". "Le gouvernement, Michel Sapin et moi-même, piloterons cette négociation tripartite", a-t-il dit à un groupe de salariés, précisant que celle-ci réunirait Philippe "Varin, le PDG de PSA et chacun des syndicats représentatifs dans le groupe".
Doivent aussi être organisées deux autres réunions tripartites début novembre concernant les usines de Rennes et Aulnay-sous-Bois, sites les plus durement touchés par le plan de restructuration, qui prévoit en tout 8.000 suppressions de postes, ont précisé des représentants syndicaux.
Arnaud Montebourg a souligné la nécessité de limiter l'ampleur et l'impact du plan autant que faire se peut : "Nous faisons un travail avec vos organisations syndicales pour que le plan social soit strictement proportionné aux nécessités de la relance de Peugeot. Il ne peut pas y avoir de dégâts sociaux, humains, industriels, excessifs", a-t-il dit. "Pour nous, l'objectif, c'est de reformater, de rediscuter le plan social. Nous voulons également engager Peugeot dans un processus de relance, de reconquête et de remontée", a poursuivi le ministre. "Nous avons besoin que PSA --qui est (...) un grand constructeur, qui a fait beaucoup pour la France, et la France a fait beaucoup pour Peugeot aussi-- soit engagé sur le chemin de la relance", a-t-il ajouté.










