François Hollande est prévenu. Angela Merkel n'a pas l'intention de céder un pouce de terrain avant leur rencontre de mercredi soir à l'Elysée, en prélude au sommet européen de jeudi soir et vendredi.
Dans un discours prononcé mercredi matin devant son Parlement, la chancelière allemande a ainsi répété son opposition ferme à des "solutions faciles" contre la crise de la zone euro. "Il n'y a pas de formule magique", a-t-elle affirmé. Dans sa ligne de mire : les euro-obligations. Elles sont "économiquement mauvaises" et "contreproductives", a-t-elle lancé.
"Il ne fait pour moi aucun doute qu'il y a un besoin de moyens supplémentaires de solidarité (entre les pays européens), mais les euro-obligations sont le mauvais chemin", a-t-elle déclaré. Selon elle tous les instruments de mutualisation de la dette aujourd'hui en discussion, qu'il s'agisse d'euro-obligations, d'"euro-bills" ou de fonds d'amortissement étaient "économiquement mauvais" et "contreproductifs", en plus d'être "incompatibles avec la constitution allemande".
Pour Angela Merkel, il s'agit au contraire de "trouver des solutions durables et non de faire un feu de paille", a-t-elle affirmé, en appelant les pays européens à des réformes structurelles visant à augmenter leur compétitivité. La chancelière estime par exemple que son pays a envoyé "un signal fort" en s'engageant, aux côtés de ses partenaires européens, à des mesures de soutien de la croissance en Europe, référence au projet d'investir 120 à 130 milliards d'euros dans des projets européens.









