De gauche à droite, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Mario Monti à Bruxelles le 30 janvier 2012 © AFP/Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne ont entamé lundi à Bruxelles leur premier sommet de l'année sur fond de polémique, suite à une proposition de l'Allemagne visant à placer la Grèce sous stricte tutelle budgétaire.
La crise grecque est-elle réglée ? Pour Sarkozy oui, mais pas pour Schäuble
Le président s'est déclaré "heureux" de la réussite de l'échange de dette publique grecque. Le ministre allemand des Finances estime pour sa part que c'est une "erreur" de croire la crise résolue.
Publié le 09/03/2012
Quelle est cette règle d'or à laquelle la France sera tenue ?
Vendredi a été signé le "pacte de discipline budgétaire" tant voulu par l'Allemagne. Ce pacte implique des Etats européens la mise en place d'une règle d'or dans leur constitution. Qu'est-ce que cela va changer ?
Publié le 02/03/2012
Un autre sommet sans tension pour l'Europe à la recherche de la croissance
Le sommet européen s'est ouvert jeudi soir. Le plan d'aide à la Grèce a été validé jeudi après-midi par les ministres des Finances.
Publié le 01/03/2012
Les trois défis de l'Europe : croissance, croissance, et croissance
Alors que la crise de la dette marque une accalmie, les dirigeants européens, réunis en sommet à Bruxelles à partir de ce soir, vont chercher à relancer la croissance. Mais difficile d'accorder ceux qui misent sur des recettes très libérales, et ceux qui veulent accélérer la convergence fiscale.
Publié le 01/03/2012
L'Europe accouche aux forceps d'un nouveau plan d'aide à la Grèce
Environ 130 milliards d'euros d'aides publiques, et un "allègement" de dette d'environ 100 milliards : les pays de la zone euro se sont mis d'accord mardi matin sur un nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce. Les Grecs, en échange, doivent faire de lourdes concessions.
Publié le 21/02/2012
Plan d'aide à la Grèce : les inconnues de l'accord
Le nouveau plan d'aide à la Grèce sera-t-il le "der des ders" ? Ou faudra-t-il encore intervenir pour éviter une faillite grecque ? Que fera le FMI, qui n'a pas encore annoncé le montant de sa participation ? L'Europe réussira-t-elle enfin à se doter d'une "force de frappe" anticrise convaincante ?
Publié le 21/02/2012
La zone euro déterminée à boucler le plan d'aide à Athènes
Alors que se poursuit la réunion de l'Eurogroupe, la zone euro explorait lundi soir toutes les options afin de lancer le second plan d'aide à la Grèce et lui éviter de sombrer dans la faillite.
Publié le 20/02/2012
Le plan d'aide à la Grèce en bonne voie, les Pays-Bas demandent des garanties
Alors que débute la réunion de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais des Finances, de Jager, a estimé qu'Athènes n'avait pas rempli toutes ses obligations. Il demande une surveillance permanente de la Grèce par l'UE et le FMI.
Publié le 20/02/2012
Sommet européen: accord budgétaire à 25, discorde sur la Grèce
A l'exception de la Grande-Bretagne et la République tchèque, les dirigeants de l'UE se sont entendus lundi sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire.
Publié le 30/01/2012
Les Belges appelés à se révolter contre l'austérité
Les cheminots belges ont arrêté le travail dès dimanche soir, lançant avec quelques heures d'avance une grève générale contre l'austérité qui devrait en grande partie paralyser le pays ce lundi et risque de perturber le sommet des dirigeants de l'UE organisé à Bruxelles.
Publié le 30/01/2012
Portugal : une aide supplémentaire envisagée par le chef du patronat
Le patron des patrons portugais, Antonio Saraiva, a déclaré dans une interview publiée dimanche, que le Portugal pourrait être contraint de solliciter une nouvelle aide pour financer son économie.
Publié le 29/01/2012
La France perd son triple A, l'Allemagne épargnée
Les rumeurs ont couru toute la journée de vendredi avant une officialisation par François Baroin. Standard & poor's a confirmé dans la soirée la dégradation de la note financière de la France qui passe de AAA à AA+. L'Allemagne conserve son triple A.
Publié le 13/01/2012
S&P s'explique : l'Europe n'est pas à la hauteur de la crise
La gouvernance en Europe n'est pas à la hauteur de la grave crise qu'elle traverse, et justifie les abaissements des notes souveraines de plusieurs des pays qui la composent, a expliqué samedi l'un des responsables de Standard and Poors.
Publié le 14/01/2012
S&P s'attend à une faillite imminente de la Grèce
Un responsable de Standard & Poor's a déclaré lundi à la chaîne Bloomberg que la Grèce sera bientôt en situation de défaut. L'agence a également dégradé le FESF dans la soirée.
Publié le 16/01/2012
Perte du triple A : une semaine après, que s'est-il passé ?
Depuis que la France a été dégradée, avec 8 autres pays de la zone euro, vendredi, les taux auxquels ces Etats empruntent diminuent, contrairement à ce qui était envisagé alors. Grâce à l'action de la BCE explique l'économiste Michel Aglietta.
Publié le 19/01/2012
Malgré des semaines de discussions, l'accord avec les créanciers privés pour l'effacement de quelque 100 milliards de dette tarde à être conclu. Au sein de la "troïka" - composée du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de l'Union européenne - qui est au chevet de l'économie grecque, on estime désormais que le deuxième plan de sauvetage devra être relevé à 145 milliards d'euros, au lieu des 130 milliards prévu initialement. Et la suggestion de certains membres de l'UE, au premier rang desquels l'Allemagne, de donner aux instances européennes un pouvoir décisionnel sur la gestion budgétaire grecque a provoqué l'irritation du côté d'Athènes, où le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a rappelé ses partenaires au respect des principes de solidarité et d'égalité.
Qu'importe. Ce lundi, les dirigeants européens veulent envoyer un message d'optimisme à leurs pays respectifs, tous frappés à des degrés divers par la crise. L'objet officiel du sommet tourne d'ailleurs autour de la croissance et de l'emploi, deux sujets longtemps occultés par les plans d'austérité qui pèsent sur les populations. La volonté est claire : signifier à tous (et en dépit du dilemme grec) que le bout du tunnel se profile et que l'Union européenne sortira victorieuse de la crise. Même si aucune décision concrète n'est véritablement attendue dans ces domaines : un diplomate préfère d'ailleurs parler "d'affichage politique". En fait, il sera surtout question à Bruxelles de discipline budgétaire, avec les dernières touches apportées au "pacte" voulu par l'Allemagne en échange de son soutien financier.
"Créer une dynamique"
La ratification de ce pacte budgétaire sera à l'avenir nécessaire pour qu'un pays européen puisse bénéficier d'aides financières de ses partenaires. Les pays signataires s'engageront à avoir des "budgets équilibrés" ou "en excédent" sur un cycle économique. Chaque Etat devra lui-même prévoir qu'un "mécanisme de correction soit déclenché automatiquement" en cas de dérapage trop important. La règle d'or de l'équilibre budgétaire devra être inscrite "de préférence" dans la Constitution (ou à défaut, dans un texte dont la valeur juridique garantira qu'il ne sera pas remis perpétuellement en cause) et la Cour de justice européenne pourra infliger une amende allant jusqu'à 0,1% du PIB de tout pays fautif. Si la limite tolérée pour les déficits publics annuels restera fixée à 3% du PIB (un dérapage censé, en tout état de cause, être temporaire), désormais un pays qui violera cette règle sera immédiatement exposé à des sanctions quasi-automatiques. Il sera plus difficile que par le passé d'y échapper. Au final, ce pacte budgétaire imposera un contrôle accru des budgets partout en Europe... ou presque : avant même sa finalisation, le Royaume-Uni a déjà fait savoir qu'il refuserait d'y adhérer.
Outre le cas britannique, quelques points litigieux restent à régler ce lundi. L'un d'eux, très sensible politiquement, porte sur les formats des futurs sommets de la zone euro. La Pologne insiste pour y être invitée, bien que ne faisant pas partie de l'Union monétaire, et s'est lancée dans un bras de fer avec la France qui refuse que cela devienne systématique. Un autre est lié au champ exact du nouveau régime de sanctions quasi-automatiques : pour punir les seuls dérapages de déficits ou de la dette globale aussi ?
Beaucoup de pays espèrent que ce traité rassurera la Banque centrale européenne et l'encouragera à intensifier son action face à la crise de la dette. L'Allemagne pourrait aussi accepter à terme d'augmenter de 500 à 750 milliards d'euros les ressources du Fonds de secours permanent de la zone euro, qui sera mis sur les rails lors du sommet de ce lundi, alors qu'elle s'y refuse aujourd'hui malgré les appels du pied du FMI et de la France. Le traité peut "créer une dynamique", résume un diplomate européen de haut rang.
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