Crise de la dette : la BCE intervient, les investisseurs méfiants

Par L.D., le 12 juillet 2011 à 18h38 , mis à jour le 12 juillet 2011 à 22h20

Dossier : Crise financière

Les marchés européens ont réduit leurs pertes mardi, profitant d'interventions de la BCE sur le marché des dettes souveraines. De son côté, l'agence Moody's a dégradé la note de l'Irlande, semant de nouveau le doute dans la zone euro.

     
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Plus d'infos

 
 
Après un lundi noir et une matinée très difficile, les marchés financiers se sont finalement redressés, profitant de plusieurs interventions de responsables politiques et de celle, sur le terrain, de la Banque Centrale Européenne (BCE). Comme elle l'a déjà fait par le passé, l'institution de Francfort a acheté, selon des sources de marché, d'importantes quantités d'obligations espagnoles et italiennes pour pallier les ventes massives des investisseurs.

Autre élément qui a calmé les marchés, l'annonce d'un sommet de la zone euro, probablement vendredi, pour juguler la crise et ses risques de contagion à deux poids-lourds de l'Europe, Italie et l'Espagne, ce qui sonnerait le glas de l'Union monétaire. Pour autant, rien ne semblait assuré mardi soir quant à la tenue de ce sommet puisque, selon une source gouvernementale allemande, il n'y a pas de plan concret actuellement pour une réunion d'urgence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne. Une déclaration qui va à l'encontre des informations fournies du côté de Paris : dans l'après-midi, la France s'était dite favorable à la convocation d'un sommet de la zone euro cette semaine pour ramener de l'ordre et du calme sur les marchés.

Incertitudes persistantes
 
Sommet ou pas, du côté italien, où l'on redoute une crise à la grecque, le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, a appelé mardi à l'unité des Italiens dans une période "certainement pas facile" pour le pays en raison des craintes de contagion de la crise de la dette. De son côté le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a voulu rassurer sur les capacités de l'Espagne à se financer indiquant que "le plan de financement (de sa dette) est totalement garanti".

Sur le terrain, les Bourses européennes se sont donc redressées ou du moins ont réussi à limiter leurs pertes: à Paris le CAC 40 a cédé 0,98% en clôture, mais nettement moins qu'en début de matinée. Même évolution à Londres qui ne perdait plus que 1,02%. Madrid a cédé de son côté 0,70% après des pertes beaucoup plus importantes dans la matinée. Francfort restait encore dans le rouge à -0,78%, après avoir chuté de plus de 2% en cours de journée. Milan a de son côté réussi à se hisser dans le vert à 1,18% après avoir pourtant ouvert en baisse de plus de 4%. De l'autre côté de l'Atlantique, Wall Street a toutefois fini en baisse, mise en échec par les incertitudes qui continuent d'entourer les problèmes de dette en zone euro et aux Etats-Unis.

Moody's dégrade la note irlandaise
 
Qoiqu'il en soit, sur le front obligataire, le répit était également sensible, notamment sur les taux italiens et espagnols sur dix ans qui refluaient sous les 6%. Dès la fin de la matinée les taux en zone euro ont commencé à refluer, les investisseurs se rassurant par des nouvelles laissant penser que les responsables européens vont enfin s'attaquer au problème de la dette. "Ca s'est calmé, même si ça peut parfaitement être temporaire", a souligné  un expert en marché obligataire chez BNP Paribas. Ce retournement s'explique par "des commentaires et annonces un peu plus constructives qui font qu'on est revenu du point d'hystérie", ajoute-t-il.

Toutefois, rien ne garantit que la zone euro est désormais à l'abri d'une tempête boursière : tant que les problèmes de fond, comme les disparités fiscales notamment, ne sont pas réglés, l'Europe sera toujours en danger, avertit un responsable de la banque Natixis. Preuve que le répit risque d'être de courte durée, dans la soirée, un dernier signe négatif est venu obscurcir les perspectives dans la zone euro : l'agence de notation Moody's a relégué l'Irlande dans la catégorie des investissements "spéculatifs", en abaissant la note de sa dette souveraine d'un cran de Baa3 à Ba1, avec une perspective négative. L'agence a justifié sa décision par "la probabilité croissante qu'à l'issue du programme soutien actuel de l'UE et du FMI fin 2013, l'Irlande ait besoin de nouveaux tours de financements officiels avant de pouvoir revenir sur le marché privé". Elle a également évoqué "la possibilité croissante que la participation des créanciers privés soit réclamée en tant que pré condition à un tel soutien, conformément aux propositions récentes de l'UE".

Par L.D. le 12 juillet 2011 à 18:38
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7 Commentaires

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  • rose-marie54, le 13/07/2011 à 07h57

    C'est le commencement de la fin, on va se bousculer au portillon pour en sortir, certains économistes l'avaient déjà prédis il y a 10 ans

  • pmvallez, le 13/07/2011 à 07h17

    Le programme économique de marine le pen est débile dites-vous, fort bien mais que proposez-vous à la place ?? continuer de sombrer comme nous le faisons, l'europe me fait penser à la façon dont les médecins soignaient les malades il y à plusieurs siècles, vous vous souvenez !! les saignées !!!!, le malade était faible, on lui faisait une saignée, il était encore plus faible, on préconisait une nouvelle saignée et ainsi de suite .... les résultats n'étaient en général pas terrible, il est évident que l'euro ne tiendra pas, tous les pays sont malades, les causes sont connues, surproduction, surconsommation, gaspillage dans les travaux et dillapidage de l'argent public par les dirigeants (qui au passage se servent) le grand CHARLES de la haut doit être bien triste de voir la déchéance de notre patrie, à part jeanne d'arc (la nouvelle) je ne vois pas bien qui peut redresser la barre, je ne vois pas bien ceux qui sont au pouvoir depuis 30 ans faire demain ce qu'ils ont été incapables de faire hier, ne vous en déplaise la situation est critique et nous sommes désormais dos au mur ...

  • 566456, le 13/07/2011 à 04h33

    De toute façon c'était évicent que l'ont ne peux pas emprunter pendant des decénies et ne jamais avoir à rembourser. Par contre je m'étonne quand même du pouvoir d'un consultant quelque part à Londre ou New York, ou Hong Kong qui en tapant quelques lettres sur son clavier peut envoyer des milliers de gents au chomage.

  • trajan13, le 13/07/2011 à 01h28

    Ce sont les fédéralistes qui ont créés l'euro et la libéralisation à outrance.

  • pagan29200, le 13/07/2011 à 00h47

    Et le pire c'est que les responsables sont ceux qui ne souhaitaient pas une Europe politique, mais uniquement économique, une vaste zone d'échange, pour gagner olus d'argent, mais surtout ne pas concéder de pouvoir politiques, ce qui était une totale hérésie ! Face aux Fédéralistes, partisans d'une union européenne forte politiquement avant de l'être économiquement, les euroseptiques l'ont emporté et le pire c'est que maintenant ils vont accuser les partisans de l'Europe d'avoir été les artisans de sa perte. Et certains vont même écouter des ENORMITES, ABSURDES comme le propose Marine Le Pen. Mais, fort heureusement, son programme économique est tellement ridicule qu'elle en perd tout crédibilité !

  • mcg35, le 13/07/2011 à 00h16

    On a rassemblé dans l'UE et la Zone Euro beaucoup trop de pays aux conceptions économiques complètement différentes. Voilà le résultat. Si par malheur la Zone Euro implosait, nous y laisserions énormément de plumes.

  • revolution2012, le 12/07/2011 à 22h01

    On y va direct, Marine a raison !

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