Crise de la dette : l'Italie se prépare à une diète sévère

le 14 juillet 2011 à 13h06 , mis à jour le 14 juillet 2011 à 15h36

Dossier : Crise financière

Le Sénat italien a donné jeudi après-midi un premier feu vert à un plan d'austérité renforcé afin de tenter de juguler une contagion de la crise de la dette qui divise les pays de la zone euro. L'adoption définitive du plan par les députés est attendue vendredi.

Silvio BerlusconiSilvio Berlusconi/Image d'archives © ABACA

     
  • Crise de la dette : la Grèce appelle à l'aide

    Alors que les pays de la zone euro peinent toujours à trouver un accord sur le deuxième plan d'aide à la Grèce, qui voit sa note souveraine de nouveau dégradée par l'agence Fitch, se rapprochant ainsi de la catégorie des émetteurs insolvables, son Premier ministre lance un cri d'alarme.

    Publié le 14/07/2011 Crise de la dette : la Grèce appelle à l'aide
  • Un économiste chinois devient l'un des "bras droits" de Lagarde

    En choisissant de nommer le Chinois Zhu Min, qui fut vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, pour occuper un nouveau poste de directeur général adjoint du FMI, Christine Lagarde reconnaît le poids que représente désormais la Chine dans l'économie mondiale.

    Publié le 13/07/2011 Un économiste chinois devient l'un des "bras droits" de Lagarde
  • Crise de la dette : l'Europe veut prendre l'euro par les cornes

    Les marchés vacillent, les taux des emprunts d'Etat grimpent en flèche pour des pays comme l'Italie, les investisseurs vendent massivement leurs actifs bancaires... Face à l'aggravation de la crise de la dette, les dirigeants européens pourraient tenir un sommet extraordinaire vendredi.

    Publié le 12/07/2011 Crise de la dette : l'Europe veut prendre l'euro par les cornes
  • Dette : l'Italie sous pression, les bourses inquiètes

    Alors que l'Italie inquiète de plus en plus les investisseurs, la chancelière allemande Angela Merkel a téléphoné au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi pour lui demander une adoption rapide par le parlement d'un plan d'austérité.

    Publié le 11/07/2011 Dette : l'Italie sous pression, les bourses inquiètes
  • FMI : Lagarde fait les louanges de DSK et met en garde les USA

    Patronne du FMI depuis mardi, Christine Lagarde a donné une interview dimanche sur ABC. Au menu : un vibrant hommage et une mise au point en règle envers la première puissance économique mondiale.

    Publié le 10/07/2011 FMI : Lagarde fait les louanges de DSK et met en garde les USA
  • Haro sur les agences de notation!

    Les responsables européens - d'Angela Merkel à Michel Barnier - pestent contre les agences de notation, des critiques qui se font plus dures après la dégradation spectaculaire du Portugal.

    Publié le 06/07/2011 Haro sur les agences de notation!
  • Crise financière : le Portugal risque à nouveau de dévisser

    L'agence de notation Moody's a relégué mardi le pays dans la catégorie des investissements "spéculatifs", en abaissant de quatre crans sa note à long terme. Elle estime que le Portugal pourrait avoir besoin d'un deuxième plan d'aide avant de retourner sur les marchés.

    Publié le 05/07/2011 Crise financière : le Portugal risque à nouveau de dévisser
  • Un dernier vote attendu jeudi en Grèce sur l'austérité

    Après l'adoption d'un plan de rigueur draconien mercredi, le Parlement grec est de nouveau sous le feu des projecteurs, avec un deuxième vote crucial jeudi pour l'avenir financier du pays et la zone euro.

    Publié le 30/06/2011 Un dernier vote attendu jeudi en Grèce sur l'austérité
  • Grèce : le plan d'austérité adopté, les manifestations continuent

    Nécessaire à la Grèce pour obtenir une nouvelle aide financière de ses créanciers, le plan d'austérité portant sur la période 2012-2015 a été adopté mercredi par le Parlement, par 154 voix pour et 138 voix contre. Les opposants au texte poursuivent leurs manifestations.

    Publié le 29/06/2011 Grèce : le plan d'austérité adopté, les manifestations continuent
  • Grèce : les détails du plan d'austérité

    Le plan pluri-annuel d'austérité prévoit des économies budgétaires de 28,4 milliards d'euros d'ici 2015 et des privatisations chiffrées à 50 milliards.

    Publié le 27/06/2011 Grèce : les détails du plan d'austérité
  • Grèce : une aide sous condition

    Dimanche soir, la zone euro a ouvert la voie au versement d'une tranche de prêts d'urgence à la Grèce, mais à condition qu'Athènes fasse aussi des efforts.

    Publié le 20/06/2011 Grèce : une aide sous condition
  • La Grèce confirme un accord avec UE et FMI sur l'austérité

    Des inspecteurs du FMI et de l'Union européenne étaient dépêchés à Athènes pour trouver un accord sur un plan d'austérité sur cinq ans, qui sera présenté la semaine prochaine au Parlement.

    Publié le 23/06/2011 La Grèce confirme un accord avec UE et FMI sur l'austérité
  • Le gouvernement grec pris en étau ?

    Pour le Premier ministre grec, Athènes est "déterminée" à mener les réformes nécessaires pour assainir sa dette et obtenir ainsi une aide européenne. Mais la fronde sociale qui règne en Grèce risque de compliquer la tâche du gouvernement.

    Publié le 20/06/2011 Le gouvernement grec pris en étau ?
  • Dette grecque : le FMI ne cache pas son inquiétude

    Un an après avoir sauvé la Grèce, l'Europe est à nouveau engagée dans une course contre la montre pour boucler un second plan d'aide censé éviter la banqueroute du pays. Le FMI se dit "très préoccupé" face à une situation qui a "énormément changé" depuis mercredi.

    Publié le 16/06/2011 Dette grecque : le FMI ne cache pas son inquiétude
  • Crise de la dette : après la Grèce, les Etats-Unis ?

    La nouvelle patronne du FMI, Christine Lagarde, ne veut pas imaginer "une seconde que les Etats-Unis fassent défaut". Reste que la dette américaine est devenue un sujet de préoccupation majeur pour Obama, qui veut s'en servir pour arracher un accord avec les républicains sur des hausses d'impôts.

    Publié le 11/07/2011 Crise de la dette : après la Grèce, les Etats-Unis ?
  • Pourquoi il faut sauver la Grèce de la banqueroute

    François-Xavier Pietri décrypte sur le plateau de TF1 les enjeux du gouffre financier grec pour la zone euro, qui a tout à gagner à aider Athènes...

    Publié le 20/06/2011 Pourquoi il faut sauver la Grèce de la banqueroute
Plus d'infos


  
Afin de rassurer les marchés, inquiets d'une possible contagion de la crise de la dette, le Sénat italien a donné jeudi après-midi un premier feu vert à un plan d'austérité renforcé. Les sénateurs italiens ont adopté par 161 voix contre 135 cette cure drastique qui vise à ramener le déficit public de 3,9% du PIB en 2011 à l'équilibre en 2014. Illustrant sa détermination, le gouvernement Berlusconi a engagé sa confiance sur ce texte, qui sera soumis vendredi aux voix des députés.

Signe de l'urgence d'un tel plan, dans la matinée, le Trésor italien avait émis près de 5 milliards d'euros d'obligations à échéance 2016 et 2026, dont les taux d'intérêt ont atteint des niveaux record. Ils ont bondi à 4,93% contre 3,90% pour les titres à échéance 2016, et jusqu'à 5,90% contre 5,35% pour les titres à échéance 2026 - un niveau qui n'avait pas été enregistré depuis la création de la zone euro. Cette envolée des taux a attisé un peu plus les inquiétudes des investisseurs, si bien qu'après ces émissions, l'écart entre les taux longs italiens et le Bund allemand, référence en zone euro, se sont encore creusés un peu plus tandis que la Bourse de Milan était de nouveau en repli.

Enorme dette publique de près de 1900 milliards d'euros (environ 120% du PIB), tensions entre le ministre des Finances Giulio Tremonti et le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, croissance atone : l'Italie est vue avec une méfiance croissante par les marchés. La majorité et l'opposition italiennes se sont donc mises d'accord mardi pour accélérer l'adoption du plan d'austérité censé éviter une propagation de la crise de la dette à l'Italie, ce qui mettrait à genoux l'ensemble de la zone euro. Et après ce vote, l'opposition demandera la démission de Silvio Berlusconi, jugeant qu'il a perdu toute crédibilité pour diriger le pays en cette période de crise.

Santé, salaires, retraites : rien n'est épargné

Adopté par l'exécutif le 30 juin, ce plan devrait recevoir le feu vert définitif de la Chambre des députés vendredi en milieu d'après-midi, après son adoption par le Sénat ce jeudi - un processus extrêmement rapide pour l'Italie. D'un montant annoncé de 48 milliards d'euros, ce plan doit réduire le déficit public à 0,2% du PIB contre 4,6% en 2010.

Cette cure d'austérité, qui intervient après un premier plan de rigueur adopté l'an dernier, s'annonce drastique. Un processus de privatisations doit démarrer en 2013, un ticket modérateur sur les consultations médicales va être introduit. Les économies toucheront aussi durement les collectivités locales et les fonctionnaires dont les salaires et les embauches seront gelés. Les mesures sur les retraites ont été en outre durcies avec l'entrée en vigueur dès 2013 d'une réforme prévoyant la hausse de l'âge de départ en fonction de l'espérance de vie et une contribution de solidarité sur les pensions les plus élevées. Du côté des recettes, des coupes seront effectuées dans les niches fiscales tandis que les stock-options seront taxées plus sévèrement.

Marchant symboliquement sur les traces de la France, Giulio Tremonti a par ailleurs souhaité jeudi au Sénat que l'Italie inscrive dans sa Constitution la "règle d'or" de l'équilibre budgétaire.

le 14 juillet 2011 à 13:06
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

30 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • moicontribuable, le 15/07/2011 à 12h43

    Ikix, le bouclier limite a 50% d'impos, vous en payez combien vous? Certainement beaucoup moins, vous etes donc encore plus privilegie!

  • flavias, le 15/07/2011 à 12h35

    Et également plus d'emploi pour toute les personnes qui ont ete licencié pour motif économique suite aux délocalisation des usines a cause de l'euro !!!!

  • bonscott12, le 15/07/2011 à 11h11

    Berlusconi il est quoi au juste (pour dens13-26) ?????

  • ikix, le 15/07/2011 à 10h30

    Oui, les déficts d'aujourd'hui seront les impots de demain, mais on peut merci à nicolas avec son bouclier fiscal qui n'a fait qu'agraver les choses, ca devait nous apporter le point de croissance supplémentaire, mais il en est rien. Le cout de l'austerité sera lourd, tres lourd!

  • humanoide56, le 14/07/2011 à 23h46

    Oui supprimer la case frais réels par exemple, pas moins de 300 milliards directs, et tous le monde paye l'impôt, ah oui supprimer les stock options qui ont un effet négatif sur les entreprises au niveau stabilité bien sur !

  • dani59880, le 14/07/2011 à 23h42

    A commençer par les salaires des politiciens et leurs nombreux avantages .

  • matger, le 14/07/2011 à 21h32

    Des pros? Vous n'êtes pas difficile !

  • claudrouledouce, le 14/07/2011 à 21h29

    Tout à fait, le gouvernement Français éspérait une croissance qui n'est pas venue, notre situation est moins grave que l'Italie pour le moment mais le problème est qu'elle se dégrade plus vite que prévu, donc nous arriverons rapidement au mème niveau, la zone euro va imploser et attendons nous à un plan de rigueur, cela peut dégénérer de façon encore plus brutale, comme j'ai toujours dit, l'on n'est pas sortit d'affaire tant que l'on aura notre dette colossale.

  • bebert59650, le 14/07/2011 à 20h19

    Je viens de voir un article fait par un économiste, selon lui après l'Italie ce sera la France, nous sommes mal partis, que ce soit la droite ou la gauche en 2012, le résultat sera le mème.

  • diktatur, le 14/07/2011 à 19h52

    Notre tour viendra...inéluctablement! mais faire avaler la pilule aux français sera dur, je préfère que ça soit la gauche qui le fasse! lol

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience