© ABACAOn annonçait dimanche une solution "rapide" à la crise de la zone euro. A priori, ce sera plus long que prévu : les dirigeants européens ont décidé lundi de reporter de quelques jours, au 23 octobre, un sommet très attendu sur la crise de la dette. Raison invoquée : les dirigeants entendent "peaufiner" leur réponse encore en chantier, en particulier sur la situation des banques, qui inquiète de plus en plus.
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
"La mère de toutes les grèves" en Grèce pour 48h
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia
L'Assemblée nationale française a approuvé lundi les garanties apportées par l'Etat français au processus de démantèlement de la banque franco-belge Dexia. Une structure créée pour l'occasion devrait hériter de 10 milliards de prêts douteux.
Publié le 17/10/2011
Dexia, gouffre financier... ou plutôt bonne affaire pour l'Etat ?
L'Assemblée nationale vote lundi sur les conditions du démantèlement de Dexia. Mais contrairement au plan de sauvetage mis en place pour la banque franco-belge en 2008, qui a engendré des pertes, le soutien de l'Etat français pourrait se solder par un gain net pour les finances publiques.
Publié le 15/10/2011
Zone euro : le sacrifice du gouvernement slovaque
Quatre partis politiques slovaques se sont mis d'accord pour soutenir le renforcement du Fonds de secours de la zone euro dans un deuxième vote vendredi au plus tard. Le gouvernement en avait fait une question de confiance pour son cabinet et a démissionné après un premier vote négatif mardi.
Publié le 12/10/2011
L'Europe veut soigner sa gueule de bois slovaque
"Tous les pays de l'Union européenne doivent apporter leur contribution au combat contre la dette", a tancé la chancelière allemande Angela Merkel qui assure que renforcement du FESF sera bien ratifié d'ici la fin du mois d'octobre.
Publié le 12/10/2011
La Slovaquie rejette le renforcement du fonds FESF, un second vote ?
Les députés slovaques ont rejeté mardi soir le renforcement du fonds de secours financier de la zone euro, une décision qui risque d'aggraver la crise de la dette dans l'Union monétaire. Mais un possible second vote se profile pour les jours à venir.
Publié le 11/10/2011
Recapitalisation des banques : de l'argent public "en dernier ressort"
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué que, "si c'est nécessaire", l'Etat pourra aider les banques françaises à augmenter leurs fonds propres à 9% de leur bilan afin de contribuer à réassurer les investisseurs.
Publié le 11/10/2011
La Grèce va recevoir son chèque de 8 milliards
La troïka UE-BCE-FMI réunissant les créanciers de la Grèce a donné mardi son feu vert au déblocage, prévu "début novembre", d'une nouvelle tranche d'un prêt vital.
Publié le 11/10/2011
La crise de la zone euro ? Facile à résoudre, selon les Nobel d'économie
La crise de la dette publique de la zone euro est facile à résoudre d'un point de vue économique, ont affirmé lundi les deux économistes américains lauréats du prix Nobel, Christopher Sims et Thomas Sargent, tout en reconnaissant la difficulté politique.
Publié le 10/10/2011
Fin de partie pour la banque Dexia
La banque franco-belge Dexia a annoncé lundi que son conseil d'administration avait donné son feu vert au plan de démantèlement de l'ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales, au terme de négociations marathon entre les administrateurs.
Publié le 10/10/2011
Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide
A l'issue d'un mini-sommet franco-allemand dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis des propositions "rapides" pour régler la crise en zone euro et venir en aide aux banques fragilisées par le poids de la dette grecque. Aucun détail n'a été donné sur les mesures envisagées.
Publié le 09/10/2011
Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?
La recapitalisation des banques européennes, hypothèse longtemps refusée en Europe, est au menu des entretiens entre le président français et la chancelière allemande ce dimanche à Berlin. Avec une question cruellement simple : où trouver l'argent ?
Publié le 09/10/2011
Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel
La patronne du FMI s'est entretenue samedi durant une heure avec le chef de l'Etat, alors que les notes de l'Italie et de l'Espagne viennent d'être abaissées par l'agence Fitch, et que la Belgique est à son tour menacée. Dimanche, Nicolas Sarkozy rencontre la chancelière allemande.
Publié le 08/10/2011
Fitch dégrade les notes espagnole et italienne, Wall Street rechute
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a abaissé vendredi les notes de l'Espagne et de l'Italie, alors que la crise en zone euro s'intensifie. Première conséquence : Wall Street était de nouveau à la baisse. Vendredi soir, c'est Moody's qui s'en est pris à la Belgique.
Publié le 07/10/2011
Croissance en berne, chômage en hausse : l'Insee voit rouge
Crise des dettes souveraines, mauvais chiffres américains et marasme boursier ont conduit l'Insee à revoir en forte baisse la croissance française pour la fin 2011 : au dernier trimestre, elle devrait être quasi-nulle. Conséquence : une reprise du chômage, qui repasserait à 9,2%.
Publié le 07/10/2011
Poussée d'optimisme sur les Bourses européennes
Les places européennes ont fini en net rebond mercredi, convaincues par la volonté des dirigeants européens de protéger leur secteur bancaire, puis surtout la publication de bons indicateurs américains.
Publié le 05/10/2011
Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?
L'Etat français est actionnaire de la banque et apportera sa garantie pour permettre à Dexia de trouver de l'argent frais. Sans grever les finances publiques, assure le gouvernement. Sans risque, vraiment ?
Publié le 05/10/2011
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.
Publié le 04/10/2011
Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde
En ouvrant la porte à son démantèlement le 3 octobre, la banque franco-belge Dexia a donné le coup d'envoi d'intenses tractations dont une partie ont abouti lundi matin à l'annonce de la nationalisation de sa partie belge, avant une sortie prochaine des activités françaises du périmètre.
Publié le 10/10/2011
A l'origine, il était prévu que les chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent le 17 octobre à Bruxelles, avant un sommet des seuls dirigeants des pays de la zone euro le lendemain matin. Au bout du compte, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, a annoncé dans un communiqué avoir reporté ces réunions et décidé de tout concentrer le dimanche 23 octobre. En préalable, il est prévu que les ministres européens des Finances se retrouvent eux aussi. "Cette nouvelle date va nous permettre de finaliser une stratégie globale concernant la crise de la dette dans la zone euro", a-t-il indiqué. Pourtant, à l'issue d'une rencontre dimanche soir à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy, avait promis "des réponses durables, globales et rapides avant la fin du mois", pour que "l'Europe arrive au (sommet du) G20 (en novembre) unie et avec les problèmes résolus". Mais les dirigeants européens ont jugé que, dans ces conditions, les sommets prévus les 17 et 18 octobre à Bruxelles risquaient d'arriver trop tôt pour trouver cette fameuse "réponse rapide"...
Secteur bancaire : atermoiements franco-allemands
En tout cas, ce nouveau délai semble être le signe d'une certaine fébrilité parmi les Etats membres de la zone euro. Et, malgré leurs assurances sur la proximité d'un accord, leur communication masque de plus en plus mal de profondes divergences sur les "solutions globales et durables" à apporter à la crise. Malgré cela, après plusieurs rendez-vous manqués avec les marchés financiers, l'Europe espère la prochaine fois frapper un grand coup pour enrayer la contagion de la crise de la zone euro.
Et pour cause, le précédent sommet des dirigeants de l'Union monétaire du 21 juillet, par exemple, a fait long feu. Les décisions de principe prises alors ne sont pas encore finalisées et vont même devoir être ajustées, voire complétées en raison de l'aggravation de la situation entre-temps, notamment en Grèce. Au premier plan de ces nouveaux écueils, il y a la détérioration de la situation dans le secteur bancaire, illustrée par la liquidation du groupe franco-belge Dexia, première banque européenne victime de la crise de la dette. Une contagion de la crise de la dette grecque au secteur bancaire qui a convaincu les dirigeants européens de l'urgence de dresser un pare-feu. En l'occurrence un plan concerté de recapitalisation des établissements les plus exposés.
Hélas, entre France et Allemagne, on en reste aux hypothèses sur la marche à suivre et chaque pays a ses préférences : la France, dont les banques semblent plus exposées à un défaut grec, aimerait voir le Fonds de secours financier (FESF), généré par les Etats, s'impliquer dans la recapitalisation du secteur bancaire. Ce que refuse l'Allemagne...
FESF : ça coince en Slovaquie
En outre, l'Europe voudrait pouvoir annoncer à son sommet le renforcement de son FESF décidé sur le papier le 21 juillet. Or, il faut pour cela qu'il soit ratifié par les 17 Etats de la zone euro. Et la situation reste très incertaine en Slovaquie en raison de divisions au sein de la coalition au pouvoir. Une réunion de la coalition était prévue dans l'après-midi pour tenter in extremis de trouver un accord avant le vote du Parlement prévu mardi. Un vote négatif de la Slovaquie paralyserait les mécanismes de sauvetage financiers décidés en juillet. Autre écueil : alors que l'encre de l'accord sur le FESF renforcé est à peine sèche, il est déjà question d'en démultiplier la puissance de feu en le transformant par exemple en banque capable d'emprunter sans limites auprès de la banque centrale européenne (BCE).
Enfin, dernier problème et pas des moindres : le rapport attendu depuis des semaines des bailleurs de fonds de la Grèce -réunis au sein de la "troïka"- sur la situation budgétaire du pays n'est toujours pas prêt. Ils ont achevé leurs entretiens avec le gouvernement grec lundi. De leurs conclusions dépendra le versement ou non d'une prochaine tranche de prêts de huit milliards d'euros de l'Europe et du FMI.
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