Crise de la dette: le sommet européen repoussé, faute de solutions ?

Par L.D., le 10 octobre 2011 à 17h30 , mis à jour le 10 octobre 2011 à 17h41

Dossier : Crise financière

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, prévu le 17 octobre, sera repoussé au 23 octobre. Un signe des difficultés à s'accorder sur les solutions à apporter à la crise de la dette et à la fragilisation des banques.

UE : drapeaux de divers pays européens © ABACA

On annonçait dimanche une solution "rapide" à la crise de la zone euro. A priori, ce sera plus long que prévu : les dirigeants européens ont décidé lundi de reporter de quelques jours, au 23 octobre, un sommet très attendu sur la crise de la dette. Raison invoquée : les dirigeants entendent "peaufiner" leur réponse encore en chantier, en particulier sur la situation des banques, qui inquiète de plus en plus.

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Plus d'infos

 
A l'origine, il était prévu que les chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent le 17 octobre à Bruxelles, avant un sommet des seuls dirigeants des pays de la zone euro le lendemain matin. Au bout du compte, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, a annoncé dans un communiqué avoir reporté ces réunions et décidé de tout concentrer le dimanche 23 octobre. En préalable, il est prévu que les ministres européens des Finances se retrouvent eux aussi. "Cette nouvelle date va nous permettre de finaliser une stratégie globale concernant la crise de la dette dans la zone euro", a-t-il indiqué. Pourtant, à l'issue d'une rencontre dimanche soir à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy, avait promis "des réponses durables, globales et rapides avant la fin du mois", pour que "l'Europe arrive au (sommet du) G20 (en novembre) unie et avec les problèmes résolus". Mais les dirigeants européens ont jugé que, dans ces conditions, les sommets prévus les 17 et 18 octobre à Bruxelles risquaient d'arriver trop tôt pour trouver cette fameuse "réponse rapide"...

Secteur bancaire : atermoiements franco-allemands
 
En tout cas, ce nouveau délai semble être le signe d'une certaine fébrilité parmi les Etats membres de la zone euro. Et, malgré leurs assurances sur la proximité d'un accord, leur communication masque de plus en plus mal de profondes divergences sur les "solutions globales et durables" à apporter à la crise. Malgré cela, après plusieurs rendez-vous manqués avec les marchés financiers, l'Europe espère la prochaine fois frapper un grand coup pour enrayer la contagion de la crise de la zone euro.
 
Et pour cause, le précédent sommet des dirigeants de l'Union monétaire du 21 juillet, par exemple, a fait long feu.  Les décisions de principe prises alors ne sont pas encore finalisées et vont même devoir être ajustées, voire complétées en raison de l'aggravation de la situation entre-temps, notamment en Grèce. Au premier plan de ces nouveaux écueils, il y a la détérioration de la situation dans le secteur bancaire, illustrée par la liquidation du groupe franco-belge Dexia, première banque européenne victime de la crise de la dette. Une contagion de la crise de la dette grecque au secteur bancaire qui a convaincu les dirigeants européens de l'urgence de dresser un pare-feu. En l'occurrence un plan concerté de recapitalisation des  établissements les plus exposés.

Hélas, entre France et Allemagne, on en reste aux hypothèses sur la marche à suivre et chaque pays a ses préférences : la France, dont les banques semblent plus exposées à un défaut grec, aimerait voir le Fonds de secours financier (FESF), généré par les Etats, s'impliquer dans la recapitalisation du secteur bancaire. Ce que refuse l'Allemagne...

FESF : ça coince en Slovaquie
 
En outre, l'Europe voudrait pouvoir annoncer à son sommet le renforcement de son FESF décidé sur le papier le 21 juillet. Or, il faut pour cela qu'il soit ratifié par les 17 Etats de la zone euro. Et la situation reste très incertaine en Slovaquie en raison de divisions au sein de la coalition au pouvoir. Une réunion de la coalition était prévue dans l'après-midi pour tenter in extremis de trouver un accord avant le vote du Parlement prévu mardi. Un vote négatif de la Slovaquie paralyserait les mécanismes de sauvetage financiers décidés en juillet. Autre écueil : alors que l'encre de l'accord sur le FESF renforcé est à peine sèche, il est déjà question d'en démultiplier la puissance de feu en le transformant par exemple en banque capable d'emprunter sans limites auprès de la banque centrale européenne (BCE).
 
Enfin, dernier problème et pas des moindres : le rapport attendu depuis des semaines des bailleurs de fonds de la Grèce -réunis au sein de la "troïka"- sur la situation budgétaire du pays n'est toujours pas prêt. Ils ont achevé leurs entretiens avec le gouvernement grec lundi. De leurs conclusions dépendra le versement ou non d'une prochaine tranche de prêts de huit milliards d'euros de l'Europe et du FMI.

Par L.D. le 10 octobre 2011 à 17:30
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12 Commentaires

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  • lilian54360, le 11/10/2011 à 16h55

    Qu'attendent les gouvernements pour fédéraliser l'Europe car ce serait une solutions pour nous sortir de là. Ou alors il y a une autre solution plus radical: sortir de la zone Euro Il faut choisir car on ne peut plus vivre comme cela c'est impossible

  • liefaen, le 11/10/2011 à 10h28

    @opinion74: maissss peut-être que "la crise", en 2011, à légerement évolué deouis 2008, vous n'y avez pas pensé?

  • luculus01, le 11/10/2011 à 09h23

    J'ai déjà dit que la France et les français portaient une lourde erreur historique d'avoir refusé la Constitution Et je rappelle que le parti socialiste avit dt oui et que François Hollande a été incapable d'imposer cette résolution et qu'il n'a pas pris de sanctions lourdes contre les ténors du Non :Fabius, Mélanchon,Emmanueli,Montebourg Mélenchon a eu le courage de tirer les conclusions

  • mon-avis, le 11/10/2011 à 09h13

    Consternant , la dette l'Europe (régions ,communes,états ) doivent beaucoup d'argent , les banques jouent des milliards qu'elles n'ont pas , les dirigeants notament en France benéficies de priviléges exorbitant , et ça discute , va t'on enfin gerer tout cela en "bon pére de famille" ou continuer a presser pire que des citrons le peuple, la solution ?comme celle que l'on entrevoie pour la Gréce diminuer de 60% notre dette , pourquoi pour eux et pas nous , et que l'état et les collectivités arrétent de dépenser plus que le budget initiale ,moins de discours et de grande envolés lyrique des actes................................

  • bonnequestion1, le 11/10/2011 à 08h15

    L'Europe " patauge " et ce n'est pas bon pour la Planète , enfin surtout pour nous !

  • lamamouche54, le 11/10/2011 à 07h59

    Espérons qu'à force ils trouveront ce qui est le mieux, ils sont sensés être les cerveaux de l'europe.... laissons les travailler , et si ils ne trouvent pas et ben à terme, le bateau européen coulera, et on construira un bateau plus solide.. si on nous donne les outils..... je sais l'espoir fait vivre.....mais bon....

  • sincere86, le 11/10/2011 à 07h33

    Il faudrait supprimer les dividendes des patrons de banque les arreter de jouer avec largent des clients les obliger a gerer leurs etabissement dans un systeme plus limpide limiter les bonus

  • opinion74, le 11/10/2011 à 07h19

    Je suis parfaitement en accord avec vous, la reflexion nécessite du temps, mais la crise dure depuis 2008, et les solutions se font attendre.

  • logique73, le 11/10/2011 à 07h06

    Des régions françaises sont sur-endettées et attendent le 15 Octobre pour régler leurs dettes (ou plutôt, les intérêts de leurs dettes). L'argent n'est pas encore viré qu'il est déjà englouti. Des projets sont stoppés et nos routes vont en pâtir dans très peu de temps. Mais, NOUS AURONS "SAUVE" la Grèce ! Pour combien de temps ???? Personne n'a le courage de reconnaître cet énorme fiasco de l'euro-dollar.

  • Bonsens, le 11/10/2011 à 06h30

    A trop tarder politiquement( l Europe n existe pas) le feu s etend et pn essaie de trouver en urgences les Canadairs ... Il s agira d engager les états dans de nouvelles dettes .. Combien ? Qui va payer pour qui ? Quelle rigueur en contrepartie? Dire la vérité .. Attention a ce jeu la. France perdra le triple A.

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