Crise de la dette : trois jours pour sauver l'euro

le 24 octobre 2011 à 07h46 , mis à jour le 24 octobre 2011 à 21h51

Dossier : Crise financière

Les dirigeants européens ont tenté de tracer dimanche les grandes lignes d'un plan de sortie de crise de la dette... malgré des désaccords persistants. Il faudra concrétiser mercredi. Ils ont aussi fait pression sur Silvio Berlusconi qui a semblé entendre leurs appels à la rigueur.

  • La zone euro appelle le FMI à l'aide

    Alors que le Fonds de secours financier n'atteindra pas les 1000 milliards escomptés, l'eurogroupe a décidé mardi soir de lancer un appel du pied aux autres grands pays contributeurs du FMI. Objectif: sortir de la crise ensemble.

    Publié le 30/11/2011 La zone euro appelle le FMI à l'aide
  • Les Français pas prêts à acheter de la dette publique

    Moins d'un tiers des Français se déclarent prêts à racheter de la dette publique française si on leur en donnait la possibilité, selon un sondage Harris à paraître mardi dans la Tribune.

    Publié le 28/11/2011 Les Français pas prêts à acheter de la dette publique
  • Crise de la zone euro : un sommet à quitte ou double ?

    Embourbée dans une crise qui menace une partie de ses Etats membres, la zone euro peine à trouver une réponse pour stopper la contagion. Avant le dénouement attendu mercredi soir, voici un point sur les difficultés que vont devoir surmonter les dirigeants au sommet de crise sur l'euro.

    Publié le 25/10/2011 Crise de la zone euro : un sommet à quitte ou double ?
  • Recapitalisations : les banques françaises devront se débrouiller seules

    Les banques françaises devront se recapitaliser à hauteur de 10 milliards d'euros sans recourir à des fonds publics. L'Etat pourra en outre décider d'interdire bonus et dividendes si nécessaire, a déclaré mardi le gouvernement à l'Assemblée lors du débat sur le projet de budget 2012.

    Publié le 25/10/2011 Recapitalisations : les banques françaises devront se débrouiller seules
  • Pourquoi Berlusconi donne des sueurs froides à l'Europe

    Pour éviter que la crise de la dette ne gagne l'Italie, ses partenaires européens réclament des gages de saine gestion... et des réformes structurelles, notamment sur les retraites et le marché du travail. Des réformes que Berlusconi ne parvient pas à imposer à ses alliés de la Ligue du Nord.

    Publié le 25/10/2011 Pourquoi Berlusconi donne des sueurs froides à l'Europe
  • Crise de la dette: faudra-t-il aussi payer pour l'Italie ?

    Les pays de la zone euro réfléchissent en toute discrétion à l'utilisation de leur Fonds de secours afin de soutenir l'Italie. L'enjeu : éviter que la 3e économie de la zone ne sombre et n'emporte avec elle les autres.

    Publié le 24/10/2011 Crise de la dette: faudra-t-il aussi payer pour l'Italie ?
  • Assurance-vie : première collecte négative depuis près de trois ans

    L'inquiétude des épargnants se ressent à travers l'assurance-vie. En septembre, les sociétés d'assurances ont récolté 9,7 milliards d'euros alors qu'elles ont versé 11,5 milliards d'euros.

    Publié le 24/10/2011 Assurance-vie : première collecte négative depuis près de trois ans
  • FESF : la proposition française n'est "plus sur la table"

    La proposition de la France, qui souhaitait accorder une licence bancaire au Fonds de soutien de la zone euro pour qu'il puisse se refinancer auprès de la Banque centrale européenne, aurait été abandonnée samedi, selon le ministre des finances néerlandais. Une réunion entre Merkel et Sarkozy doit avoir lieu dans la soirée.

    Publié le 22/10/2011 FESF : la proposition française n'est "plus sur la table"
  • "Les Français ne bougent pas d'un iota" se plaint Merkel

    Les divergences entre la France et l'Allemagne inquiètent avant le sommet européen pour résoudre la crise de la dette européenne, dimanche. Berlin essayaient vendredi de faire pencher la balance de son coté.

    Publié le 21/10/2011 "Les Français ne bougent pas d'un iota" se plaint Merkel
  • Zone euro : Berlin et Paris peinent à s'entendre

    Après une première rencontre mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent donc se retrouver samedi à la veille du sommet européen pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise... et prévoient déjà un autre sommet mercredi.

    Publié le 20/10/2011 Zone euro : Berlin et Paris peinent à s'entendre
  • Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré

    Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.

    Publié le 19/10/2011 Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
  • Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté

    Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.

    Publié le 19/10/2011 Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
  • La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"

    Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.

    Publié le 19/10/2011 La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
  • Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise

    Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donné un ton dramatique, mardi, aux prochains rendez-vous internationaux : le conseil européen de dimanche sur la crise de la zone euro et le G20 de début novembre.

    Publié le 18/10/2011 Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise
  • Grèce et zone euro : début d'un week-end marathon

    Le sommet européen qui a débuté ce vendredi à Bruxelles sera marqué par les divergences entre Paris et Berlin sur le rôle du fonds de secours européen. Dimanche, lors du sommet des chefs d'Etat, c'est même la récession possible de l'Europe qui est en jeu.

    Publié le 21/10/2011 Grèce et zone euro : début d'un week-end marathon
Plus d'infos

 

A mi-chemin d'une série de réunions et sommets décisifs pour l'avenir de l'euro, les Européens ont peiné ce week-end à définir une réponse d'envergure à la crise de la dette qui, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, menace désormais l'Italie et l'Espagne. Comme lors des réunions des ministres des Finances vendredi et samedi, peu de progrès concrets ont été enregistrés lors d'un double sommet européen et de la zone euro dimanche au cours duquel les acrimonies entre membres et non membres de la zone euro, mécontents d'être tenus à l'écart de décisions les affectant, ont failli faire déraper la rencontre. Les dirigeants européens se réuniront à nouveau mercredi, un sommet des 27 Etats de l'Union européenne précédant un sommet des 17 pays de l'euro en soirée.

Des avancées sur le FESF

Parmi les points positifs malgré les désaccords persistants, le sommet de Bruxelles a apparemment permis de rapprocher un peu le couple franco-allemand, qui affichait jusqu'ici de fortes divergences sur la manière de renforcer la force de frappe du Fonds de soutien de la zone euro (FESF), un instrument financier indispensable pour enrayer la contagion de la crise de la dette. Un "assez large accord" se dessine sur ce point, a assuré Nicolas Sarkozy, alors que ce sujet empoisonnait les relations entre Paris et Berlin depuis plusieurs jours. "Les discussions progressent bien, il n'y a pas de blocage", a-t-il dit. Prudent, le président français a toutefois averti qu'il faudrait "encore de longues heures de discussions" pour parvenir à une solution définitive mercredi.

A l'issue d'un bras de fer, Paris a été contraint d'abandonner son idée d'impliquer la Banque centrale européenne dans le renforcement du pare-feu de la zone euro. La chancelière allemande Angela Merkel s'y opposait catégoriquement, au motif que cela aurait violé l'interdiction juridique faite à la BCE d'aider budgétairement les gouvernements. Désormais, deux scénarios, mais assortis de multiples variantes, sont encore à l'étude pour donner au FESF une puissance de feu d'au moins 1000 milliards d'euros, selon les chiffres qui circulent. L'un propose qu'il agisse comme un système d'assurance partielle de la dette publique de pays en difficulté, l'autre envisage la création d'une sorte de fonds spécial destiné à accueillir des contributions d'investisseurs tiers, et qui pourrait être adossé au Fonds monétaire international. Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a expliqué à l'issue des réunions de dimanche que "combinés, ces deux modèles pourraient avoir un effet cumulatif".

Avertissement sans frais à Silvio Berlusconi

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a fait part de sa satisfaction en quittant la réunion dimanche soir. "On a fait de très bons progrès, c'était vraiment une réunion efficace, et j'espère qu'on est vraiment dans la bonne direction pour mercredi", a-t-elle dit. Le modèle impliquant le FMI provoque toutefois la controverse, car des pays émergents comme la Chine pourraient y investir. "Les Chinois ont dit qu'ils étaient intéressés mais certains Etats membres sont sceptiques à l'idée d'intégrer une contribution chinoise au FESF", a souligné un diplomate. En plus du FESF, la réponse à la crise consiste à stabiliser la Grèce surendettée, imposer aux banques créancières du pays des pertes importantes, les recapitaliser pour qu'elles encaissent le choc et donc armer davantage le FESF. Dans le détail, les pays de la zone euro se sont mis d'accord pour exiger des banques des pertes d'au moins 50%. Concernant la recapitalisation des banques, le montant envisagé oscillerait entre 108 et 110 milliards d'euros. Mais ce montant pourrait inclure les 46 milliards déjà promis à l'Irlande, à la Grèce et au Portugal pour leurs établissements de crédit - une option qui risque d'être mal vue par les banques. Elle aurait en outre pour effet de mettre une large part du fardeau de la recapitalisation sur les banques espagnoles, italiennes et françaises, qui totalisent pour 45% des besoins en capitaux identifiés au niveau européen par des contrôles récents. Les Européens doivent encore définir les modalités de ce plan. Des annonces devraient être faites mercredi sur ce point.

Inquiets d'un risque de contagion de la crise, les dirigeants européens se sont par ailleurs montrés sévères dimanche envers l'Italie qui croule sous une dette de 1900 milliards d'euros. Rome est accusée de ne pas tenir ses engagements de rigueur budgétaire et de ne pas assez réformer son économie. "Nous avons dit clairement à Silvio Berlusconi que l'Italie doit tout faire pour être à la hauteur de ses responsabilités", a déclaré la chancelière allemande. "Il n'est pas question de faire appel à la solidarité des partenaires si on ne fait pas les efforts nécessaires", a averti pour sa part Nicolas Sarkozy. Ces avertissements sévères semblent avoir été entendus par le chef du gouvernement italien: ce dernier a annoncé son intention de convoquer un conseil des ministres extraordinaire lundi pour réformer le système des retraites.

le 24 octobre 2011 à 07:46
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51 Commentaires

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  • blandine256, le 29/11/2011 à 09h40

    Blandine256 qui nous a mis dans cette galère,tous ces politiques ont leurs frics au chaud et nous petits peuples nous risquons de perdre tous le fruit d'une vie de travail,tout a une fin dans la vie

  • lucien31, le 26/10/2011 à 04h06

    Pourquoi ne pas revenir au Napoléon et Louis d'Or, ( quoique que vu le prix de l'once d'or, ce ne serait pas un mauvais coup ), ah! 'est beau de rêver, dans la vie il faut regarder en face, le passé il ne reviendra plus.

  • titizom, le 25/10/2011 à 09h26

    C'est sur Sarkozy n'est pas un ultra libéral....plutôt un socialiste de droite avec une bonne dose d'etatisme

  • tonmoulin52, le 25/10/2011 à 07h44

    A yggdrazil88. Notre président n'écoute personne agit seul , fait n'importe quoi et attend qu'on l'appelle dieu. C'est vous qui li avez donné le pouvoir. La gauche fera son travail en temps utile. Pour l'instant l'UMP fait de la propagande électorale

  • toflomagne, le 25/10/2011 à 07h19

    Et si l'UE se contentait d'un seul parlement au lieu de 2 (Bruxelles et Strasbourg) ? Et si les députés européens des pays qui ont triché n'étaient plus rémunérés ?

  • davinci.71, le 25/10/2011 à 06h10

    C'est tout le systeme bancaire européen qu'il faut réformer.Les hommes politiques de tous les pays européens ont caché pour des raisons éléctorales la vérité sur les chiffress de la croissance de leurs pays respectifs. En France, on a meme inventé la "croissance négative"souvenez vous.L'heure des comptes arrive. Ils ont purement et simplement perdu le controle de l'euro au profit de la finance internationnale .Ne croyez pas que toute les banques sont au bord de la faillite,certaines s'en sortent tres bien et continuent meme de spéculer avec les conséquences que l'on connait (des millions de chomeurs en plus). Maintenant,dans l'urgence, on veut confier notre économie aux chinois(ils ont su gérer leur croissance,leur argent et surtout leusr banques en leur imposant des barrieres) aux lieu de voter des lois qui permettent aux gouvernements de reprendre le réel controle des banques et de notre économie.Le probleme est que reprendre la main sur la finance européenne c'est peut-etre dire adieux aux millions d'euro de dons que les milliardaires offrent aux partis politiques pour financer leurs campagnes !!

  • Lebreton44, le 25/10/2011 à 01h45

    Je me pose la question dans ses temps de crise européenne , si vraiment certain dirigent de pays ne voudrait plus faire partie de cette Europe qui coule . A la vitesse grand V?

  • mehdi1511, le 24/10/2011 à 21h25

    Il faut sortir de cet enfer

  • yggdrazil88, le 24/10/2011 à 20h22

    Vous vous contredisez vous-même : il pourrait donner ses solutions miracles dès maintenant mais ne le fait pas : donc atteindre la fonction présidentielle lui importe plus que le bien être de la France.

  • tonmoulin52, le 24/10/2011 à 20h11

    A negadis. Vous faites comme tous les umpistes vous reportez l'erreur du gouvernement sur le PS. Ne dites pas que l'on s'en sort bien grace à Sarkosy, c'est grace à lui si on en est là.Et le programme et le candidat PS existent quand aux votres on se demande ce qu'ils sont

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