Angela Merkel et Nicolas Sarkozy au sommet européen du 23 octobre 2011, à Bruxelles. © LCI
Fonds de secours européen: la Chine n'ouvre pas encore son porte-monnaie
La Chine a déclaré vendredi qu'elle attendait des clarifications avant de s'engager à participer au nouveau mécanisme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont le directeur Klaus Regling est allé discuter à Pékin.
Publié le 28/10/2011
FESF : la proposition française n'est "plus sur la table"
La proposition de la France, qui souhaitait accorder une licence bancaire au Fonds de soutien de la zone euro pour qu'il puisse se refinancer auprès de la Banque centrale européenne, aurait été abandonnée samedi, selon le ministre des finances néerlandais. Une réunion entre Merkel et Sarkozy doit avoir lieu dans la soirée.
Publié le 22/10/2011
"Les Français ne bougent pas d'un iota" se plaint Merkel
Les divergences entre la France et l'Allemagne inquiètent avant le sommet européen pour résoudre la crise de la dette européenne, dimanche. Berlin essayaient vendredi de faire pencher la balance de son coté.
Publié le 21/10/2011
Zone euro : Berlin et Paris peinent à s'entendre
Après une première rencontre mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent donc se retrouver samedi à la veille du sommet européen pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise... et prévoient déjà un autre sommet mercredi.
Publié le 20/10/2011
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.
Publié le 19/10/2011
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donné un ton dramatique, mardi, aux prochains rendez-vous internationaux : le conseil européen de dimanche sur la crise de la zone euro et le G20 de début novembre.
Publié le 18/10/2011
Grèce et zone euro : début d'un week-end marathon
Le sommet européen qui a débuté ce vendredi à Bruxelles sera marqué par les divergences entre Paris et Berlin sur le rôle du fonds de secours européen. Dimanche, lors du sommet des chefs d'Etat, c'est même la récession possible de l'Europe qui est en jeu.
Publié le 21/10/2011
S'exprimant en marge du premier des deux sommets des dirigeants européens consacrés à la crise de la dette à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a souhaité qu'un "accord qui apaise la crise" soit trouvé mercredi lors de la deuxième réunion prévue pour trouver une réponse évitant la contagion à l'Italie et l'Espagne avec l'aide d'un FESF renforcé. Ce fonds a pour objet de fournir une aide financière aux Etats dont la dette devient trop lourde à supporter. Il est également l'objet de fortes divergences entre Paris et Berlin, qui n'ont pas trouvé d'accord jusqu'ici sur la manière de le constituer. Dans le détail, Paris espérait y associer la BCE tandis que Berlin refusait de voir la banque européenne y participer, ne comptant que sur les fonds des Etats membres.
L'idée française écartée
Mais, a priori, ce désaccord serait sur le point de sauter. Concernant le renforcement du pare-feu de la zone euro, le FESF, "les hypothèses se resserrent et un assez large accord est en train de se dessiner", a déclaré le chef de l'Etat français, tout en prévenant qu'il faudrait "encore de longues heures de discussion" pour parvenir à une solution définitive mercredi. "Les ministres des Finances (européens) ont envisagé deux modèles hier, les deux n'englobent pas la Banque centrale européenne car les traités (européens) ne le permettent pas", a dit pour sa part la chancelière allemande Angela Merkel, lors de la même conférence de presse.
En clair, il s'agit d'une défaite pour la France puisque Paris avait activement milité en faveur d'une implication de l'institut monétaire de Francfort pour démultiplier les capacités du FESF sans que les Etats doivent remettre au pot. L'idée était de transformer le Fonds en banque pour qu'elle puisse emprunter à la BCE. Dimanche en soirée, Nicolas Sarkozy a cependant de nouveau assuré que les tracatations en vue d'améliorer ce FESF étaient en bonne voie. Quoiqu'il en soit, il faudra attendre mercredi pour en savoir plus sur le modèle choisi.
Pour l'heure, on ne connaît que les grandes lignes du projet de sauvetage de la zone euro. La réponse européenne à la crise se veut en trois temps : il s'agit d'abord de stabiliser la Grèce surendettée, de faire accepter aux banques créancières du pays des pertes d'au moins 50%, de les recapitaliser en contrepartie et pour finir de démultiplier la puissance de feu du FESF pour protéger la zone euro. Sur le point de cet effacement partiel de la dette grecque, aucune avancée n'a toutefois été annoncée : "les négociations avec les banques viennent de débuter et il serait inutile de faire des spéculations", a estimé la chancelière. Face à cette ébauche de plan, le FMI a fait part de son satisfecit : La directrice générale du Fonds Christine Lagarde a salué à Bruxelles "de très bons progrès" dans les négociations de la zone euro.
Rappel à l'ordre de l'Italie
Mais au-delà de ces mesures de soutien, le couple franco-allemand a une nouvelle fois exigé de ses partenaires en difficulté une attitude irréprochable, condition sine qua non pour émettre des signaux positifs aux investisseurs. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi demandé à l'Italie de réduire "de manière crédible" sa dette. "La confiance ne se gagne pas uniquement par des remparts" (financiers) comme celui dont s'est dotée la zone euro avec le Fonds de secours financier, a relevé Mme Merkel. "L'Italie a une grande force économique, mais l'Italie a aussi un niveau d'endettement très élevé (120% de son Produit intérieur brut, ndlr), et il doit être réduit de manière crédible dans les années à venir, c'est l'attente que nous avons à l'égard de l'Italie", a-t-elle souligné. Les deux dirigeants ont eu un entretien dimanche matin avec leur homologue italien Silvio Berlusconi. A cette occasion, le dirigeant italien s'est fait rappeler à l'ordre par ses partenaires, qui ont exigé de lui des engagements fermes sur la réduction à venir des déficits de l'Italie.
Enfin, en marge de ces annonces, les pays de l'Union européenne sont tombés d'accord dimanche pour étudier d'éventuels changements du traité de l'UE pour améliorer le fonctionnement de la zone euro et renforcer en particulier la discipline budgétaire, a annoncé leur président Herman Van Rompuy. Il a été décidé d'"explorer les possibilités d'un changement limité de traité", a déclaré à la presse M. Van Rompuy, qui a été chargé de rédiger un rapport sur le sujet.
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