Crise de la dette : un accord sur le FESF enfin trouvé ?

Par , le 23 octobre 2011 à 18h54 , mis à jour le 23 octobre 2011 à 22h20

Dossier : Crise financière

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont une nouvelle fois tenté dimanche de rassurer à l'issue d'une réunion des dirigeants européens à Bruxelles. Un accord serait en passe d'être trouvé sur le renforcement du Fonds de stabilité financière censé endiguer la crise de la dette.

sarkomerkelAngela Merkel et Nicolas Sarkozy au sommet européen du 23 octobre 2011, à Bruxelles. © LCI

Alors que la zone euro est embourbée depuis de longues semaines dans sa crise de la dette, incapable d'y apporter un remède à court ou moyen terme, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont une nouvelle fois tenté dimanche de rassurer le monde de la finance lors d'une déclaration commune à l'issue d'une réunion des dirigeants européens à Bruxelles. Le président français a ainsi affirmé qu'"un assez large accord" se dessinait sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) censé endiguer la crise de la dette. 
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Plus d'infos

S'exprimant en marge du premier des deux sommets des dirigeants européens consacrés à la crise de la dette à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a souhaité qu'un "accord qui apaise la crise" soit trouvé mercredi lors de la deuxième réunion prévue pour trouver une réponse évitant la contagion à l'Italie et l'Espagne avec l'aide d'un FESF renforcé. Ce fonds a pour objet de fournir une aide financière aux Etats dont la dette devient trop lourde à supporter. Il est également l'objet de fortes divergences entre Paris et Berlin, qui n'ont pas trouvé d'accord jusqu'ici sur la manière de le constituer. Dans le détail, Paris espérait y associer la BCE tandis que Berlin refusait de voir la banque européenne y participer, ne comptant que sur les fonds des Etats membres.

L'idée française écartée
 
Mais, a priori, ce désaccord serait sur le point de sauter. Concernant le renforcement du pare-feu de la zone euro, le FESF, "les hypothèses se resserrent et un assez large accord est en train de se dessiner", a déclaré le chef de l'Etat français, tout en prévenant qu'il faudrait "encore de longues heures de discussion" pour parvenir à une solution définitive mercredi. "Les ministres des Finances (européens) ont envisagé deux modèles hier, les deux n'englobent pas la Banque centrale européenne car les traités (européens) ne le permettent pas", a dit pour sa part la chancelière allemande Angela Merkel, lors de la même conférence de presse.

En clair, il s'agit d'une défaite pour la France puisque Paris avait activement milité en faveur d'une implication de l'institut monétaire de Francfort pour démultiplier les capacités du FESF sans que les Etats doivent remettre au pot. L'idée était de transformer le Fonds en banque pour qu'elle puisse emprunter à la BCE. Dimanche en soirée, Nicolas Sarkozy a cependant de nouveau assuré que les tracatations en vue d'améliorer ce FESF étaient en bonne voie. Quoiqu'il en soit, il faudra attendre mercredi pour en savoir plus sur le modèle choisi.

Pour l'heure, on ne connaît que les grandes lignes du projet de sauvetage de la zone euro. La réponse européenne à la crise se veut en trois temps : il s'agit d'abord de stabiliser la Grèce surendettée, de faire accepter aux banques créancières du pays des pertes d'au moins 50%, de les recapitaliser en contrepartie et pour finir de démultiplier la puissance de feu du FESF pour protéger la zone euro.   Sur le point de cet effacement partiel de la dette grecque, aucune avancée n'a toutefois été annoncée : "les négociations avec les banques viennent de débuter et il serait inutile de faire des spéculations", a estimé la chancelière. Face à cette ébauche de plan, le FMI a fait part de son satisfecit : La directrice générale du Fonds Christine Lagarde a salué à Bruxelles "de très bons progrès" dans les négociations de la zone euro.

Rappel à l'ordre de l'Italie
 
Mais au-delà de ces mesures de soutien, le couple franco-allemand a une nouvelle fois exigé de ses partenaires en difficulté une attitude irréprochable, condition sine qua non pour émettre des signaux positifs aux investisseurs. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi demandé à l'Italie de réduire "de manière crédible" sa dette. "La confiance ne se gagne pas uniquement par des remparts" (financiers) comme celui dont s'est dotée la zone euro avec le Fonds de secours financier, a relevé Mme Merkel. "L'Italie a une grande force économique, mais l'Italie a aussi un niveau d'endettement très élevé (120% de son Produit intérieur brut, ndlr), et il doit être réduit de manière crédible dans les années à venir, c'est l'attente que nous avons à l'égard de l'Italie", a-t-elle souligné. Les deux dirigeants ont eu un entretien dimanche matin avec leur homologue italien Silvio Berlusconi. A cette occasion, le dirigeant italien s'est fait rappeler à l'ordre par ses partenaires, qui ont exigé de lui des engagements fermes sur la réduction à venir des déficits de l'Italie.
 
Enfin, en marge de ces annonces, les pays de l'Union européenne sont tombés d'accord dimanche pour étudier d'éventuels changements du traité de l'UE pour améliorer le fonctionnement de la zone euro et renforcer en particulier la discipline budgétaire, a annoncé leur président Herman Van Rompuy.   Il a été décidé d'"explorer les possibilités d'un changement limité de traité", a déclaré à la presse M. Van Rompuy, qui a été chargé de rédiger un rapport sur le sujet.

Par Laurent Deschamps le 23 octobre 2011 à 18:54
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14 Commentaires

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  • rose-marie54, le 24/10/2011 à 07h51

    Mr Hollande critique tout, c'est à Bruxelle qu'il devrait être et non en vacances

  • lear51, le 24/10/2011 à 06h57

    Pour l'instant le seul incapable c'est notre président cela dure depuis 2 ans leur bla-bla

  • micky06, le 24/10/2011 à 04h45

    Skip1414: Il n'y a pas d'erreur dans les noms propres et vous devriez éviter de donner des leçons d'orthographe.

  • guibour33, le 24/10/2011 à 04h23

    Ce brave HOLLANDE qui ne sait ue critiquer : YAKAFOKON !!! ça, tout le monde sait le faire - pour qu'il puisse la ramener comme il le fait, il devrait déjà avoir fait ses preuves, ce qui n'est malheureusement pas le cas - j'ai les plus grandes craintes quant à sa capacité de gouverner un pays comme le nôtre, surtout avec la crise internationale actuelle - il devrait faire preuve d'un peu plus de modestie !!

  • lucien31, le 24/10/2011 à 01h52

    J'espère qu'avec tous ces allers retours notre Président trouvera avec ses homologues une solution, il sebat et cela personne ne pourra le contester, il n'est pas en vacance, comme celui qui ce voit déjà en haut de l'Affiche et qui se fout pas mal de nos problèmes à nous d'en bas.

  • asgard08, le 24/10/2011 à 01h50

    Ce qui est inacceptable de la part de dirigeants élus, c'est qu'ils multiplient les sommets coûteux, dont il est dit à l'avance que rien ne sera décidé avant le sommet prochain, et qui ne servent finalement qu'à fixer le calendrier des futures rencontres et à être d'accord sur le fait qu'ils ne sont pas d'accord. Et au final, tout se règle entre la France et l'Allemagne (enfin la France propose, l'Allemagne dit non, l'Allemagne impose, la France dit oui) au téléphone. La démocratie, ce n'est pas seulement élire des représentants et leur confier le pouvoir, c'est aussi que ces mêmes représentants doivent à un moment donné rendre des comptes (et pas seulement dans les urnes) à ceux qui leur ont "prêté" le pays, et ça, on a trop souvent tendance à l'oublier... Ah, j'oubliais, pour répondre à "yohanngasteau", cette crise de la dette, et cette mascarade politico-financière n'est pas le pire de notre histoire, loin de là. Je vous invite, à simple titre d'exemple, à vous renseigner sur ce qui s'appelle "l'extinction de l'holocène", vous verrez qu'en matière de pire, l'être humain n'est jamais décevant.

  • bswapeax, le 24/10/2011 à 01h29

    Il est drole arthuro18... ces arguments sont aussi valides que la gauche au pouvoir

  • belialgoth, le 24/10/2011 à 01h19

    Ben j'ai l'impression que la gauche est aux affaires depuis 50 ans... Vivement la barre à droite en 2012!

  • skip1414, le 24/10/2011 à 00h43

    Evitez au moins d'écorcher son nom : BAROSO Et personnellement ce n'est pas le portugal qui me fait peur car le Brésil à proposer d'acheter une grosse partie de la dette portugaise. Je me préocuperait plutot de l'Irlande,l'espagne, la grece voir... la france ! Qu'elle fasse attention à ce qu'elle va faire... car elle personne ne l'aidera !!

  • arthuro18, le 24/10/2011 à 00h34

    Mais ouvrez donc les yeux .nos politicien essaient de sauver l'euro à tout prix .C'est qu'il ont un intérêt commun.Appauvrir les peuples et leurs prendre un peu plus de leur capacité de travail.Ainsi ,ils préservent leurs places dorées au soleil.

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