La crise financière et les plans de rigueur auront eu raison de la bonne santé du bâtiment. Le secteur devrait perdre 35.000 emplois en 2012, affirme mardi la fédération française du bâtiment (FFB). "La crise des dettes publiques en zone euro et les politiques de réajustement budgétaire ont fracassé le mouvement de reprise économique qui a porté, et porte encore pour quelques mois, l'embellie quantitative de nos marchés", a déclaré le président de la FFB, Didier Ridoret, lors d'une conférence de presse. En volume, l'activité devrait baisser en 2012 de 1,9%, après avoir progressé de 1,2% en 2011 - alors que la FFB prévoyait précédemment une hausse de 2,2% -, et chuté de 3,8% en 2010, a précisé M. Ridoret. L'activité devrait reculer dans tous les domaines, selon la FFB, avec une baisse de 2,8% dans le logement neuf, de 1% dans le logement non résidentiel neuf, et de 1,7% dans l'amélioration entretien.
Emploi: les chiffres d'octobre "ne seront pas bons"
Invité dimanche du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, le ministre de l'Emploi Xavier Bertrand a déclaré, à la veille de leur publication, que les chiffres du chômage du mois octobre ne seraient "pas bons".
Publié le 27/11/2011
PSA supprimera 6.000 emplois en Europe en 2012
Face à des résultats en baisse, le constructeur va engager 800 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires en 2012. Résultat concret : 3.500 suppressions de postes en Europe, auxquels s'ajouteront la fin de 2.500 emplois parmi les prestataires externes.
Publié le 26/10/2011
PSA pourrait supprimer 5000 emplois en Europe
Face à des résultats en baisse, le constructeur va engager 800 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires en 2012. Selon son directeur financier, tous les effectifs pourraient être concernés - et pas seulement les intérimaires.
Publié le 26/10/2011
Dans la tête des Français : l'emploi, l'emploi, et encore l'emploi
Deux sondages, l'un effectué par LH2, l'autre par TNS-Sofres, montrent que l'emploi et la crainte du chômage occupent les premiers rangs des préoccupations des Français. Une angoisse qui se double d'un mécontentement grandissant, souligne TNS-Sofres.
Publié le 29/09/2011
Alors qu'en 2008 et en 2009 l'emploi du bâtiment avait pu être "préservé", "une digue va lâcher" en 2012 avec un scénario "proche de celui des années 1990, qui va durablement affecter l'appareil de production", a prévenu le responsable. Cette prévision est toutefois entachée "d'incertitudes", a souligné le président de la fédération, en raison de la "dégradation de l'environnement financier", car "nul n'est en mesure de pouvoir dire ce que seront les prochains mois en matière de crédit, tant en termes de prix que de quantité". "Les trésoreries sont mises à mal" même si M. Ridoret refuse de parler de "blocage du canal du crédit". Pour lui, la "principale difficulté" actuellement en matière de financement provient des collectivités territoriales.
Une autre incertitude découle de "la récession économique" et des prévisions de croissance, selon la FFB. "Nous sommes en particulier inquiets sur l'évolution des tarifs de nos fournisseurs. Ces derniers nous annoncent d'ores et déjà des hausses pour janvier 2012 que nous serons, comme par le passé, incapables de répercuter dans nos prix", a souligné M. Ridoret. En 2010, le secteur du bâtiment représentait 123 milliards d'euros de chiffre d'affaires et employait 1,25 million de salariés.
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