Image d'archives © TF1/LCILa ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, pouvait être satisfaite lundi. Elle a estimé que la révision à la hausse par la Commission européenne des prévisions de croissance de l'économie française confortait le gouvernement dans ses pronostics.
La Grèce va connaître une nouvelle vague d'austérité
Les parlementaires grecs ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le budget de 2011 qui prévoit 14 milliards d'euros d'économies.
Publié le 23/12/2010
Fillon relève la prévision de croissance 2010 à 1,5%
Le Premier ministre français a légèrement relevé la prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour 2010, à "au moins 1,5%", contre 1,4% jusque-là.
Publié le 10/09/2010
De fait, selon de nouvelles estimations publiées le même jour par la Commission européenne, l'économie française devrait croître de 1,6% cette année contre 1,3% dans ses prévisions précédentes. "Le Premier ministre a révisé à 1,5%, il a même dit 'au moins 1,5%'. Donc ça se présente bien", a déclaré la ministre à Oslo en marge d'une conférence sur l'emploi organisée par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation internationale du travail (OIT). Vendredi dernier, lors d'une visite sur le site de PSA Peugeot Citroën à Sochaux, François Fillon avait légèrement relevé les prévisions du gouvernement à "au moins 1,5%" contre 1,4% prévu jusqu'alors grâce à la bonne performance enregistrée au deuxième trimestre (+0,6% par rapport au trimestre précédent).
L'Allemagne locomotive de la zone euro
Toutefois cette embellie économique n'est pas le seul apanage de la France : la Commission européenne a très nettement relevé lundi sa prévision de croissance pour cette année dans la totalité de la zone euro. Et au-delà, elle a précisé que l'horizon économique restait malgré tout incertain, en raison notamment des craintes de crise bancaire en Irlande, nouveau maillon faible après la Grèce.
Dans ses prévisions économiques actualisées, Bruxelles table désormais sur une augmentation du Produit intérieur brut (PIB) de 1,7% cette année dans les seize pays utilisant la monnaie commune, contre 0,9% prévus en mai. Pour l'ensemble de l'UE, elle a également presque doublé son pronostic, à 1,8%. "L'économie européenne est clairement sur la voie de la reprise, plus fortement que prévu au printemps, et le redressement de la demande intérieure est de bon augure pour le marché de l'emploi", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. Enfin, Sur l'ensemble de l'année, l'Allemagne devrait rester la locomotive: sa croissance est attendue à 3,4%, en nette hausse par rapport aux 1,2% prévus avant.
Signes de ralentissement en France
Toutefois le relatif optimisme de Bruxelles n'est pas entièrement partagé par l'OCDE qui a également publié lundi des prévisions. La possibilité d'un ralentissement de la croissance économique dans les pays développés se renforce selon l'OCDE, la reprise ayant peut-être atteint un pic aux Etats-Unis, au Japon et au Brésil. L'Organisation de coopération et de développement économiques a annoncé lundi que son indicateur composite avancé pour le mois de juillet pour la zone OCDE avait baissé pour le deuxième mois consécutif à 103,1 (-0,1 point). En ce qui concerne la France, l'indicateur a reculé à 102,3 en juillet après 102,7, tandis que celui pour les Etats-Unis baissait pour le deuxième mois de suite à 102,5 (-0,2).
Et, pas de chance pour la France (ainsi que pour le Canada, l'Italie, la Grande-Bretagne, la Chine et l'Inde) : selon l'OCDE, ses indicateurs montrent des signes plus forts de ralentissement de la croissance économique que prévu auparavant, ajoute l'OCDE.
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