Des ratés à l'allumage pour les tours jumelles de la Défense

le 15 octobre 2011 à 12h40 , mis à jour le 15 octobre 2011 à 12h48

Le projet des tours Hermitage Plaza dans le quartier d'affaires de la Défense est suspendu après une décision du tribunal de grande instance de Nanterre, saisi en référé par des copropriétaires riverains, qui interdit des démolitions programmées dans ce chantier.

Les futures tours jumelles de la défense (vue d'architecte)Les futures tours jumelles de la défense (vue d'architecte) © Foster + Partners

Le projet de tours jumelles de 320 mètres de haut du promoteur Hermitage, filiale française du groupe russe Mirax, dans le quartier d'affaires de la Défense, a déjà donné lieu à des affrontements entre le promoteur et des habitants. Notamment avec l'association de locataires Vivre à la Défense. En septembre, le PDG d'Hermitage a d'ailleurs déposé plainte auprès du TGI de Paris, réclamant 8 millions d'euros à cette association pour son "comportement excessif" et "la multiplication de ses actions en justice". Il vient pourtant de subir un revers judiciaire dans son bras de fer avec une autre association de riverains : jeudi dernier, la 8e chambre du TGI de Nanterre a prononcé l'interdiction de démolitions jusqu'à ce que les sociétés titulaires des permis de démolir "aient obtenu l'accord de l'Association syndicale libre (ASL) Les Damiers-Courbevoie". Sous peine d'une amende de 500.000 euros par infraction constatée.

Le TGI a ainsi donné raison aux syndicats de copropriétaires du Damier de Champagne et du Damier du Dauphiné, qui l'avaient saisi en référé. Ces deux résidences ne sont pas menacées de démolition, contrairement aux trois immeubles locatifs des Damiers, mais les copropriétaires s'inquiètent d'une "hausse considérable des coûts de fonctionnement des équipements collectifs", jusque-là partagés par tous, qu'entraîneraient les démolitions pour les habitants restants.

Si le projet se réalisait dans le cadre opératoire de l'ASL, le chauffage et les charges fixes augmenteraient de 140.000 euros et la sécurité entraînerait un surcoût de l'ordre de 1,9 million d'euros, reconnaît le président de la société Hermitage dans une lettre à l'ASL, citée par le jugement. "Nous ne sommes pas hostiles au projet mais nous souhaitons qu'il se fasse dans la concertation, soit en repensant le mode de fonctionnement du quartier, soit en trouvant une compensation financière", a expliqué Thomas Gicquel, membre du conseil syndical du Damier Champagne.

le 15 octobre 2011 à 12:40
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5 Commentaires

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  • henri_bambelle, le 16/10/2011 à 01h09

    Il vaut mieux pourrir complètement Paris et ses abords que s'attaquer à la Lozère ou au Cantal. Vive la ruralité simple et naturelle des départements où il fait bon vivre avec quelques odeurs de fumier de vaches !

  • depondy, le 15/10/2011 à 21h58

    Et gnagna et gnagna !....

  • berny6710, le 15/10/2011 à 20h25

    Encore pour les riches !

  • fabrice93300, le 15/10/2011 à 17h18

    J'espère qu'elles seront construites le plus rapidement possible... c'est magnifique!

  • jacky900, le 15/10/2011 à 13h36

    Bravo! De toute manière elles finiraient un jour comme les twice de new york.

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