Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?

Par DjS (avec agences), le 05 octobre 2011 à 18h06 , mis à jour le 05 octobre 2011 à 21h43

L'Etat français est actionnaire de la banque et apportera sa garantie pour permettre à Dexia de trouver de l'argent frais. Sans grever les finances publiques, assure le gouvernement. Sans risque, vraiment ?

Privée des liquidités dont elle a besoin pour assurer son activité, la banque franco-belge Dexia est la première institution financière victime de la crise des dettes publiques en Europe. En quoi consisterait un démantèlement de Dexia ?
  • Dexia, la faillite bancaire la plus coûteuse de l'histoire de France

    La banque franco-belge aura perdu 12 milliards d'euros en 2011 selon le quotidien économique Les Echos.

    Publié le 20/02/2012 Dexia, la faillite bancaire la plus coûteuse de l'histoire de France
  • L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia

    L'Assemblée nationale française a approuvé lundi les garanties apportées par l'Etat français au processus de démantèlement de la banque franco-belge Dexia. Une structure créée pour l'occasion devrait hériter de 10 milliards de prêts douteux.

    Publié le 17/10/2011 L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia
  • Le clin d'oeil de Trichet aux "indignés"

    Figurant au nombre des "bêtes noires" des "indignés", Jean-Claude Trichet affirme pourtant... qu'il les comprend. S'il ne veut pas "démolir" les banques, le patron de la BCE, qui arrive à la fin de son mandat, voudrait leur imposer des règles de prudence accrue. Et réformer les traités européens.

    Publié le 16/10/2011 Le clin d'oeil de Trichet aux "indignés"
  • Crise : le G20 attend une "réponse énergique" de la zone euro

    Réunis samedi à Paris, les pays du G20 ont déclaré que le prochain sommet européen du 23 octobre devait permettre de présenter un plan global susceptible d'apporter une "réponse énergique" à la crise de la zone euro. Sans quoi...

    Publié le 15/10/2011 Crise : le G20 attend une "réponse énergique" de la zone euro
  • Dexia, gouffre financier... ou plutôt bonne affaire pour l'Etat ?

    L'Assemblée nationale vote lundi sur les conditions du démantèlement de Dexia. Mais contrairement au plan de sauvetage mis en place pour la banque franco-belge en 2008, qui a engendré des pertes, le soutien de l'Etat français pourrait se solder par un gain net pour les finances publiques.

    Publié le 15/10/2011 Dexia, gouffre financier... ou plutôt bonne affaire pour l'Etat ?
  • Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise

    La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.

    Publié le 15/10/2011 Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
  • Standard &Poor's dégrade BNP Paribas

    L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note à long terme de BNP Paribas, et confirmé celle de quatre autres banques françaises, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale, selon un communiqué publié vendredi.

    Publié le 14/10/2011 Standard &Poor's dégrade BNP Paribas
  • Recapitalisation des banques : de l'argent public "en dernier ressort"

    Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué que, "si c'est nécessaire", l'Etat pourra aider les banques françaises à augmenter leurs fonds propres à 9% de leur bilan afin de contribuer à réassurer les investisseurs.

    Publié le 11/10/2011 Recapitalisation des banques : de l'argent public "en dernier ressort"
  • Fin de partie pour la banque Dexia

    La banque franco-belge Dexia a annoncé lundi que son conseil d'administration avait donné son feu vert au plan de démantèlement de l'ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales, au terme de négociations marathon entre les administrateurs.

    Publié le 10/10/2011 Fin de partie pour la banque Dexia
  • Crise de la dette: le sommet européen repoussé, faute de solutions ?

    Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, prévu le 17 octobre, sera repoussé au 23 octobre. Un signe des difficultés à s'accorder sur les solutions à apporter à la crise de la dette et à la fragilisation des banques.

    Publié le 10/10/2011 Crise de la dette: le sommet européen repoussé, faute de solutions ?
  • Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde

    En ouvrant la porte à son démantèlement le 3 octobre, la banque franco-belge Dexia a donné le coup d'envoi d'intenses tractations dont une partie ont abouti lundi matin à l'annonce de la nationalisation de sa partie belge, avant une sortie prochaine des activités françaises du périmètre.

    Publié le 10/10/2011 Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde
  • Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide

    A l'issue d'un mini-sommet franco-allemand dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis des propositions "rapides" pour régler la crise en zone euro et venir en aide aux banques fragilisées par le poids de la dette grecque. Aucun détail n'a été donné sur les mesures envisagées.

    Publié le 09/10/2011 Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide
  • Une solution trouvée pour "sauver" la banque Dexia

    Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé dimanche à la mi-journée qu'ils avaient trouvé une solution concernant la banque Dexia, en passe d'être démantelée. En clair, ils sont tombés d'accord sur un partage équitable de la note à payer par chaque Etat.

    Publié le 09/10/2011 Une solution trouvée pour "sauver" la banque Dexia
  • Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?

    La recapitalisation des banques européennes, hypothèse longtemps refusée en Europe, est au menu des entretiens entre le président français et la chancelière allemande ce dimanche à Berlin. Avec une question cruellement simple : où trouver l'argent ?

    Publié le 09/10/2011 Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?
  • Dexia : chronique d'un désastre bancaire annoncé

    Alors que Dexia tient un conseil d'administration ce dimanche, les discussions sur son avenir de reprennent à Bruxelles où le Premier ministre français François Fillon doit rencontrer son homologue belge Yves Leterme pour discuter des modalités d'un démantèlement de la banque franco-belge.

    Publié le 09/10/2011 Dexia : chronique d'un désastre bancaire annoncé
  • Fillon et son homologue belge vont se pencher sur le cas Dexia

    Une réunion doit se tenir dimanche à Bruxelles entre les autorités françaises, belges et luxembourgeoises afin d'avancer sur le démantèlement de Dexia, première banque à faire les frais en Europe de la crise de la dette.

    Publié le 08/10/2011 Fillon et son homologue belge vont se pencher sur le cas Dexia
  • Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel

    La patronne du FMI s'est entretenue samedi durant une heure avec le chef de l'Etat, alors que les notes de l'Italie et de l'Espagne viennent d'être abaissées par l'agence Fitch, et que la Belgique est à son tour menacée. Dimanche, Nicolas Sarkozy rencontre la chancelière allemande.

    Publié le 08/10/2011 Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel
  • Poussée d'optimisme sur les Bourses européennes

    Les places européennes ont fini en net rebond mercredi, convaincues par la volonté des dirigeants européens de protéger leur secteur bancaire, puis surtout la publication de bons indicateurs américains.

    Publié le 05/10/2011 Poussée d'optimisme sur les Bourses européennes
  • Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"

    Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.

    Publié le 04/10/2011 Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
  • Dans 24 heures, Dexia sera fixée sur son sort

    Le ministre de l'Economie François Baroin estime mercredi que la banque franco-belge, en grande difficulté, ne pourra pas conserver sa structure actuelle. Il confirme la piste CDC pour reprendre une partie des activités de Dexia.

    Publié le 05/10/2011 Dans 24 heures, Dexia sera fixée sur son sort
  • La France et la Belgique soutiendront Dexia, menacée de démantèlement

    A l'issue d'un conseil d'administration marathon, la banque sauvée de la faillite en 2008 a ouvert la voie à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels". Si elle était démantelée, cette banque serait la première européenne victime de la crise de la dette.

    Publié le 04/10/2011 La France et la Belgique soutiendront Dexia, menacée de démantèlement
  • Emprunts toxiques: une commune attaque Dexia en justice

    Rosny-sur-Seine a déposé plainte lundi contre la banque Dexia. En cause : des emprunts contractés par la commune pendant plusieurs années. Montant estimé du préjudice : 400.000 euros.

    Publié le 27/09/2011 Emprunts toxiques: une commune attaque Dexia en justice
  • Dexia : " Nous travaillons sur une solution solide, structurée "

    Le ministre de l'Economie, François Baroin, a tenu à rassurer les élus et les collectivités locales à qui la banque, proche du démantèlement, a prêté de l'argent.

    Publié le 05/10/2011 Dexia : " Nous travaillons sur une solution solide, structurée "
  • Quel avenir pour Dexia : les explications de Christian Noyer

    Une structure va être créée pour héberger les actifs problématiques, "une bad bank" établie en France et sous garantie des deux états français et belge. Les précisions du gouverneur de la banque de France.

    Publié le 05/10/2011 Quel avenir pour Dexia : les explications de Christian Noyer
  • Dexia : "on peut penser que la marque va disparaître"

    Emmanuel Kessler, spécialiste de l'économie sur LCI, décrypte la grave crise que traverse la banque au bord du démantèlement et explique son statut particulier de financement des collectivités locales.

    Publié le 04/10/2011 Dexia : "on peut penser que la marque va disparaître"
Plus d'infos

La banque va chercher à céder tous les actifs qui peuvent l'être : 

- la banque de détail en Belgique,
- l'activité de financement des collectivités locales en France,
- la filiale turque DenizBank. 

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a indiqué mercredi qu'une reprise par la Caisse des dépôts et la Banque postale de l'activité de prêts aux collectivités locales de Dexia était "la piste la plus sérieuse", estimant qu'une solution pourrait être trouvée dès jeudi. Le premier ministre belge a tempéré mercredi soir en précisant que les négociations entamées jeudi pourraient aboutir quelques jours plus tard.

Ne resteront, à moyen terme, que quelques actifs, dont un portefeuille de titres hérité de la gestion précédente. Ce portefeuille atteint une valeur de 125 milliards, répartis ainsi :
 
- 95 milliards d'euros d'obligations,
- 2,7 milliards supplémentaires de titres américains et
- un peu moins de 30 milliards d'engagements sur des collectivités dans le monde. 

Les obligations dans ce portefeuille sont généralement de bonne qualité. La banque pourrait attendre qu'elles arrivent à échéance : celle-ci étant en moyenne de 12 ans.

Pourquoi les Etats doivent-ils alors se porter garants ?

Les titres qui resteront dans la coquille Dexia ont été achetés à l'époque avec des fonds empruntés sur les marchés. L'échéance de ces emprunts ne correspond pas nécessairement avec celle des titres. Il faut donc régulièrement renouveler ces emprunts en trouvant de nouveaux fonds sur les marchés. Et, vu sa santé, Dexia risque de ne pas trouver de créancier... La garantie proposée par les Etats porterait sur ces nouveaux emprunts. Yves Leterme a estimé mercredi soir que la garantie de l'Etat belge porterait sur quelques dizaines de milliards d'euros.
 
Mercredi, le ministre de l'Economie a soutenu que l'opération "(n'alourdirait) pas la dette de l'Etat français". Comment cela s'explique-t-il ? Quel serait le coût de cette garantie pour les Etats ?
 
Sur la forme, la garantie est identique à celle déjà accordée à Dexia en 2008, qui permettait à la banque d'emprunter jusqu'à 150 milliards d'euros sur les marchés. Cette première garantie n'avait rien coûté aux Etats et avait même permis, au final, d'alimenter leurs caisses grâce à la prime que leur versait Dexia en contrepartie de ce soutien.

N'étant pas prise en compte dans le calcul du déficit public au sens des autorités européennes, cette garantie, "contrairement à ce que disent certains d'entre vous, ne menace en aucune façon notre notation", a assuré François Baroin, en référence à des propos tenus plus tôt mercredi par le député PS Laurent Fabius.

Sans impact immédiat sur les finances publiques, la garantie n'est pas pour autant sans risque. Si Dexia venait à ne pas rembourser un ou plusieurs emprunts réalisés sur les marchés, les Etats se substitueraient à elles et honoreraient alors les créances, ce qui auraient un coût équivalent pour les finances publiques.
 
Les Etats français et belge, en tant qu'actionnaires de Dexia, sont-ils exposés à un risque ?

Les deux Etats détiennent chacun 5,73% du capital. La participation de la France est logée dans la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE), créée en 2008. La SPPE évaluait, à début juin, la valeur de ses titres à 300 millions d'euros : l'Etat français risque ce montant, ni plus ni moins. Au vu du cours actuel de l'action Dexia, une perte d'environ 180 millions d'euros est envisageable.
 
L'épargne des clients de Dexia est-elle menacée ?

Dexia n'a pas de banque de détail en France. En Belgique, les dépôts des particuliers sont garantis à hauteur de 100.000 euros, en vertu d'une directive européenne adoptée après la crise financière de l'automne 2008. Signe de l'inquiétude des épargnants, le service d'assistance téléphonique mis en place par la banque était surchargé d'appels mercredi.

Par DjS (avec agences) le 05 octobre 2011 à 18:06
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

18 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • alain-paris, le 06/10/2011 à 12h08

    Me souviens de mes cours à L'ITB (Institut Technique de Banque) où les premières choses que l'on apprenait étaient que les banques devaient disposer de ressources (empruntées sur le marché) à la même échéance que les prêts qu'elles avaient consenties. Manifestement ces leçons de sagesse et bonne gestion n'ont plus cours maintenant car si cela avait été le cas, il n'y aurait pas besoin de la garantie des états

  • alain-paris, le 06/10/2011 à 12h04

    @moicontribuable : non, l'échec vient de cette anerie de mondialisation qui a mis en concurrence frontale, sans garde fous, des systèmes économiques et sociaux totalement disparates avec un dumping social évident pour certains pays

  • moicontribuable, le 06/10/2011 à 08h15

    Kosotto, le social a ete un echec, la dete de la France vient du deficit des systemes "sociaux", pas des impos payes par le capitalisme.

  • moicontribuable, le 06/10/2011 à 08h13

    N'étant pas prise en compte dans le calcul du déficit public? C'est pas parceque ce n'es tpas "officiellement" compte qu'il faut encore emprunter! Et c'est encore moins de la moitie des Francais qui va voir ses impos augmenter!

  • lem122, le 06/10/2011 à 07h19

    Exemple de ce que vous évoquez : je travaille dans un grand groupe bancaire composé de banques régionales; chaque année on nous augmente les objectifs de ventes de manière exponentielle, dans le même temps ce groupe supprime 4800 postes jusqu'à 2013; mais tout ne va pas si mal puisque le comité fixant la rémunération des dirigeants vient d'augmenter le no1 de 30% et lui valide une part variable de 175 000 euros alors que moi je dois trouver chaque matin la motivation pour gagner 1530 euros/mois.

  • jamess23, le 05/10/2011 à 23h23

    Entre Fortis et Dexia, les Belges n'auront pas été gatés par leurs banques.Leurs deux poids lourds du secteur auront connus la déroute.

  • kosotto1, le 05/10/2011 à 22h35

    Le communisme a été un échec, le capitalisme outrancier aussi. Revenons donc à la social démocratie ou inventons un nouveau modèle. Nous ne pouvons plus continuer comme cela.

  • pmvallez, le 05/10/2011 à 21h54

    Mon dieu que vous vous exprimez bien et que malheureusement vous avez mille fois raison

  • kosotto1, le 05/10/2011 à 21h50

    Excellent.

  • vingue, le 05/10/2011 à 21h30

    Les thuriféraires de cette idéologie létale pour les états nations comme pour l'individu lambda, serinent à longueur de posts que le monde n'a jamais été aussi libre que depuis le libéralisme..... Faux..... Le libéralisme est arrivé dans les années 80 avec ses têtes de gondoles que fussent Thatcher et Reagan et ont effectivement trouvé un monde occidental certes, malmené par le choc pétrolier mais en ordre de marche..... Cette situation nous la devions à la sociale démocratie mise en place par l'alternance entre une droite sociale et une gauche humaniste..... Nous vivions en paix, le chômage n'était qu'un épiphénomène à côté de ce que nous vivons aujourd'hui et l'Etat avait la main sur la politique qu'il comptait mener..... Le libéralisme et ses rejetons, le néo et l'ultra, ont massacré ces acquis, ont laminé ou sont en train d'essayer de le faire, les services publics..... ont segmenté nos populations, ont dressé les pauvres contre les riches, les étrangers contre les natifs, les jeunes contre les vieux, les fonctionnaires contre les ouvriers tout ça pour se goinfrer de rentes, de dividendes, de salaires obscènes, de golden parachutes, de subprimes, de bulles spéculatives, de notations iniques fournies par les instigateurs du dépeçage généralisé !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience