La dévaluation : argument en faveur de la sortie de l'euro
Sarkozy-Merkel : toujours un "oui, mais" allemand sur la taxe Tobin
Le couple franco-allemand souhaite se baser sur la directive de la commission européenne pour mettre en place une taxe sur les transactions financières. Il souhaite avancer sur la croissance, l'emploi et la compétitivité lors du prochain sommet européen, le 30 janvier.
Publié le 09/01/2012
Deux-tiers des Français contre un retour au franc
Près des deux-tiers des Français (64%) se prononcent contre l'idée d'un abandon de l'euro et un retour au franc, tandis que 36% le souhaiteraient, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans le Journal du dimanche, à l'occasion du 10ème anniversaire de la monnaie unique.
Publié le 31/12/2011
La France peut-elle quitter l'euro? L'avis de deux économistes
Opinions - Les économistes Jean-Jacques Rosa et Daniel Cohen nous livrent leur analyse sur les conséquences d'une sortie de la France de l'euro. Une proposition défendue notamment par Marine Le Pen.
Publié le 14/09/2011
Il y a dix ans naissait l'euro : souvenirs, souvenirs...
VIDEOS-Cette monnaie tant décriée aujourd'hui, qui subit des chocs en son sein, faisait pourtant sauter les bouchons de champagne il y a dix ans. Retour, en vidéos, sur cette naissance tant attendue à l'époque.
Publié le 29/12/2011
Deux Français sur trois préfèrent l'euro au franc
En une décennie, la monnaie européenne a réussi à convaincre les Français : ils sont aujourd'hui une majorité à vouloir garder l'euro, indique un sondage TNS Sofres. Même s'ils le rendent encore responsable de la hausse du coût de la vie.
Publié le 09/05/2011
Ces entreprises qui se préparent à la fin de l'euro
Mardi, c'était au tour d'Adidas de déclarer qu'elle était préparée, si l'euro ne survivait pas, à revenir aux monnaies locales. De nombreuses entreprises européennes ont déjà fait leurs calculs.
Publié le 27/12/2011
Bertrand confirme la création d'une TVA sociale
La TVA sociale sera mise en place a confirmé mardi Xavier Bertrand sur France 2. Son principe consisterait à alléger les charges salariales et patronales pour les transférer sur la TVA.
Publié le 03/01/2012
Parisot reproche à Hollande de parler de la crise sur un ton alarmiste
Interrogée sur le ton du candidat qui déclare que la France est "abaissée, affaiblie, abîmée, dégradée", Laurence Parisot, la présidente du Medef, a estimé que "ces adjectifs ne conviennent pas".
Publié le 03/01/2012
10 ans de l'euro : zoom sur l'évolution des prix
Les consommateurs ont souvent reproché à l'euro d'être responsable d'une hausse des prix. Mais dans les étals, sur les marchés, qu'en est-il vraiment ? Petite comparaison entre les prix pratiqués aujourd'hui, et ceux, en francs, pratiqués il y a 10 ans.
Publié le 02/01/2012
Euro : quel bilan 10 ans après ?
Il y a dix ans, l'euro était mis en circulation. Si la monnaie unique a bouleversé le quotidien des Européens, la zone euro traverse aujourd'hui sa crise la plus grave. La preuve de failles originelles ?
Publié le 31/12/2011
La question se pose avant tout pour les pays en difficulté : la Grèce, l'Italie, le Portugal,... L'intérêt pour ces pays à repasser à la monnaie nationale est de pouvoir dévaluer. Comment ça marche ? Lorsqu'un pays contrôle sa propre monnaie, il peut décider qu'au lieu qu'1 franc soit égal à 0,15 dollar (par exemple), il corresponde à 0,12 dollar. Dans cette situation, une voiture produite en France (à 100.000 francs), coûte moins chère à l'étranger qu'auparavant (12.000 dollars au lieu de 15.000). Dévaluer permet donc d'aider les exportations, et donc la production nationale.
Aujourd'hui l'euro - même s'il diminue - est fort. Il l'est surtout pour les pays qui traversent une crise et dont les entreprises ne produisent plus... et licencient. Le retour aux monnaies nationales permettrait donc aux pays les plus en difficulté de mener leur propre politique monétaire et relancer leur économie.
La dette en euro : argument en faveur de l'euro
Problème : l'Etat a emprunté en euro. Il devra donc rembourser en euro, même si sa monnaie a changé. Mais s'il dévalue, sa dette augmentera : si elle est de 100 euros juste avant la sortie de l'euro, qu'il décide de repasser au franc avec 1 euro = 1 franc, puis dévalue juste après à 1 euro = 0,8 franc, alors la dette (de 100 euros) ne vaudra pas 100 francs mais 125 francs. Il devra donc rembourser plus d'argent. De plus, la dévaluation est mal perçue par les marchés, qui pourraient prêter aux Etats à des taux plus élevés. Ce qui alourdirait à nouveau la dette.
Dévaluer avant pour faciliter la fin de l'euro ?
Cet argument est celui de l'économiste Jean-Jacques Rosa. Selon lui, il faudrait d'abord déprécier l'euro par rapport au dollar avant d'en sortir. Une fois sorti de l'euro, les anciens pays de la zone devraient donc dévaluer les uns par rapport aux autres. La France devant dévaluer uniquement par rapport à l'Allemagne, et la Grèce par rapport à tous les pays. Les pays pourraient donc à nouveau produire et vendre aux prix qui leur correspondent.
Le passage à la monnaie nationale n'allège pas le coût de la fin de l'euro
Si un pays veut sortir de l'euro, il devra à nouveau fabriquer des billets et des pièces dans la monnaie nationale. Il a fallu dix ans - entre la signature du traité de Maastricht et la mise en circulation de la monnaie - pour créer l'euro, combien de temps cela prendrait-il pour revenir aux monnaies nationales ? Et surtout, combien cela coûterait-il ? "Au moment du passage à l'euro, personne n'en avait fait un fromage, répond un économiste partisan de la sortie de l'euro, on l'exagère aujourd'hui alors qu'on l'avait minoré alors". Selon l'institut Montaigne, un laboratoire d'idées libéral, le retour au franc coûterait entre 6 et 19% du produit intérieur brut (PIB) sur dix ans. Rien que pour frapper la monnaie, le coût pour l'Etat s'élèverait à 2 milliards d'euros selon l'institut.
Retrouver sa politique monétaire : un argument en défaveur de l'euro
Pour les eurosceptiques, l'euro a supprimé la possibilité de réaliser des ajustements monétaires nationaux en cas de chocs. En politique économique, pour relancer l'économie, il est possible d'utiliser deux sortes d'outils : le budget de l'Etat ou le taux d'intérêt directeur de la banque centrale. En baissant son taux d'intérêt, la banque centrale abaisse les coûts pour emprunter. Les consommateurs empruntent plus facilement pour acheter une voiture par exemple, et les entreprises pour embaucher des salariés et investir. Il s'agit donc d'un moyen pour relancer l'économie, autre qu'utiliser le budget de l'Etat comme l'ont fait les pays européens à la suite de la crise de 2008... ce qui a creusé leurs déficits et dettes publics. Aujourd'hui, la politique monétaire est dans les mains de la Banque centrale européenne, dont le seul objectif est de garantir la stabilité des prix. Or, mener une politique monétaire de relance crée de l'inflation. Il est donc hors de question de mener une telle politique aujourd'hui.
Améliorer l'intégration européenne pour rester dans l'euro
De nombreux économistes "pro-euro" estiment cependant que l'Europe dans son état actuel ne peut continuer à avancer sur ce terrain sans améliorer l'intégration européenne. "Ce sont des vœux pieux, répond un économiste partisan de la sortie de l'euro, aux Etats-Unis cela fonctionne alors même qu'il ne s'agit pas d'une zone monétaire optimale, parce qu'il y a des transferts d'argent. Nous sommes dans une période où les Etats veulent alléger la politique fiscale... alors accroître la centralisation au niveau européen, ça ne se produira pas". Les "pro-euros" espèrent tout de même une plus grande intégration de différentes manières : une plus grande intervention de la banque centrale européenne (BCE), la mise en place d'un ministre des Finances de la zone euro, des transferts monétaires des Etats bien portant vers ceux qui souffrent le plus... Mais les membres de la zone euro ne se sont toujours pas mis d'accord sur l'un quelconque de ces points.
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