Droite et gauche affûtent leurs armes autour d'un budget de crise

le 31 août 2011 à 08h55 , mis à jour le 31 août 2011 à 13h45

Alors que Bercy doit revoir en hausse de 3,4 milliards sa prévision pour le déficit de l'Etat à fin 2011, le Parlement a entamé l'examen du projet de loi de finances rectificative pour cette année, entérinant le plan d'aide à la Grèce et des mesures du plan d'austérité.

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    Publié le 31/08/2011 Débats tendus autour du budget de l'Etat en hausse
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Premier tour de chauffe budgétaire ce mercredi à l'Assemblée : les députés de la commission des Finances ont entamé l'examen des mesures du plan gouvernemental de rigueur applicables dès cette année, l'occasion pour droite et gauche de s'affronter sur leurs stratégies face à la crise. Et ce alors même que le ministère français du Budget vient de faire savoir qu'il s'apprête à revoir en hausse de 3,4 milliards, à 95,7 milliards d'euros, sa prévision pour le déficit de l'Etat à fin 2011. Une révision qui s'explique "en grande partie par une baisse des prévisions de recettes d'impôt sur les sociétés par rapport à ce qui était prévu (3 milliards de moins)" et une charge de la dette plus importante que prévu de 1,4 milliard "en raison du regain d'inflation", expliquait dès mardi soir Le Figaro.

Ce mercredi, juste après le Conseil des ministres, les ministres de l'Economie François Baroin et du Budget Valérie Pécresse sont arrivés devant la commission des Finances avec dans leur cartable les derniers détails du collectif budgétaire, qui modifie la loi de finances 2011. Initialement, le collectif était uniquement consacré au plan de sauvetage de la Grèce, qui doit obligatoirement être avalisé par les députés. Mais la crise de la dette, qui a explosé pendant l'été, a rebattu les cartes. D'où l'annonce la semaine dernière par François Fillon d'un plan destiné à ramener 12 milliards dans les caisses d'ici la fin de l'an prochain. Une grande partie de ces mesures sera discutée à l'automne lors de l'examen des budgets 2012 de l'Etat et de la sécurité sociale, mais quelques-unes, d'application immédiate, avec un gain attendu d'un milliard d'euros en 2011, doivent être votées sans attendre.

"Règle d'or" contre "niches fiscales inefficaces"

Après avoir réuni ses troupes mardi, le groupe PS a annoncé qu'il allait demander la disjonction du plan d'aide à la Grèce et des mesures du plan gouvernemental. Le président PS de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, a expliqué que le PS allait "s'abstenir" sur le plan d'aide à la Grèce et en revanche voter contre les mesures du plan de rigueur. Les députés socialistes s'opposent à ce plan dans sa globalité, mais dans le détail, ils soulignent avoir déjà proposé certaines de celles au programme mercredi : la suppression de l'abattement sur les plus values immobilières, la limitation de reporter les déficits pour les entreprises, la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital. En revanche, le PS est totalement contre la hausse de la taxation sur les contrats complémentaires santé. Selon Pierre-Alain Muet, membre PS de la commission des Finances, il s'agit de la mesure "la plus choquante". La dernière disposition, le relèvement du taux de TVA sur les parcs d'attraction, est finalement plus critiquée à droite qu'à gauche.

La droite reproche pour sa part au PS de s'opposer à l'inscription dans la Constitution de la "règle d'or" instaurant une procédure de retour à l'équilibre budgétaire. Mais pour le PS, le gouvernement ne se donne absolument pas les moyens de redresser les finances publiques. Les socialistes auraient plutôt voulu que le gouvernement s'attaque aux "niches fiscales inefficaces", qu'un rapport de l'Inspection des finances vient d'épingler.

le 31 août 2011 à 08:55
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14 Commentaires

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  • lilian54360, le 01/09/2011 à 12h27

    Moi je suis au chômage et moi non plus je n'attends pas de l'Etat qu'il s'occupe de moi.Je me suis trouver une formation pour ma reconversion tous seul comme un grand. Je suis d'accord que certains profitent ça je suis ok. Mais il faut arrété de mettre tout le monde dans le même panier. En ce cas la créons le chômage dit "actif" .Sachant que l'entreprise paie les Assedics se serait tous bénéf pour eux pour les chomeurs et l'etat. Essayons.

  • moicontribuable, le 01/09/2011 à 08h36

    Lilian, j'ai ete au chomage 2 fois, et je n'ai pas attendu que "l'Etat" s'occupe de moi pour retrouver du boulo.

  • moicontribuable, le 01/09/2011 à 08h35

    De la part de ceux qui font plonger le pays en vivant d'aides sociales, c'est ose. parceque au moins ses electeurs ont le merite de ne pas creer le defficit du pays.

  • moicontribuable, le 01/09/2011 à 08h34

    Exactement! Et pardon pour hier.

  • lilian54360, le 31/08/2011 à 23h42

    Donc pour vous les pauvres sont responsables des 1600 000 000 000 de dettes de l'Etat?? Je ne vous souhaite pas d'être au chômage car là vous seriez content d'avoir de l'aide de la part de l'Etat pour vous en sortir.

  • dom145, le 31/08/2011 à 18h32

    (LOL) avec une augmentation de la dette de plus de 500 millions d'euros par jour; en 2007 les français ont élu le plus mauvais gestionnaire que notre pays a connu !!!

  • cassanf, le 31/08/2011 à 17h54

    La réponse à la crise de la dette est simple. Il faut dépenser moins pour économiser plus. Tous le monde le sais sauf ceux qui n'ont jamais eu à faire des efforts pour mettre de l'argent de coté. Solutions: Aligner les retraites du public sur le privé. Supprimer les départements et les fonctionnaires qui y sont rattachés. Fusionner les services administratifs des petites communes (-2000 hab) dans le but d'atteindre une taille critique. Supprimer le maintien de salaires à 100% en cas de maladie des le premier dans la fonction public et le mettre à compté du second. Injecter une parties des économies réalisées dans la recherche et l'enseignement. Transferer les aides de la politique agricole commune vers des secteurs de croissance et d'emplois (pas l'agriculture).

  • cathyrurale, le 31/08/2011 à 16h37

    Il est désolant de constater que la seul réponse de l'état pour réduire la dette est de prendre encore et encore sur les mêmes personnes qui sont les travailleurs en créent de nouveaux prélèvements. Pourquoi ne par remèttre en cause le système du sociale qui est obsolète pour notre époque et qui fait que de nos jours un assisté vie bien mieux qu'un travailleur.

  • ecigarette, le 31/08/2011 à 16h31

    Jghttc1, sans la "crise" 2012 etait selon les economistes l'année du plein emploi (et bien avant que cela ne fasse parti des promesses de campagne de notre Président". Vous imaginez vous le plein emploi ? Un employé libre d'aller demander a son patron une augmentation, qui pourrait partir s'il ne l'a pas sans avoir peur du chomage car 10 minutes apres il aurait un nouveau poste dans une nouvelle société avec son augmentation... Ils pouvaient pas laisser faire ca... Alors qu'avec "une crise". Le chomage monte. Empeche le plein emploi et créé des employés dociles qui n'osent rien dire contre les 48h/semaine que leur demande leur patron payé 35 par peur du chomage...

  • jghttc1, le 31/08/2011 à 14h24

    Et bien sûr il n'y a pas non plus de chômage, de pauvreté, de baisse du pouvoir d'achat, de croissance nulle, de déficits publics, d'Euros faible, de banque en situation délicate... Car la France avec sa notation AAA se sort nettement mieux que tout les autres pays ! Après l'Autisme, voilà la négation .. C'est grave docteur ?

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