DSK propose d'annuler la dette grecque : "irresponsable" pour Fillon

le 19 septembre 2011 à 21h40 , mis à jour le 19 septembre 2011 à 21h42

Dossier : Crise financière

Le Premier ministre a jugé lundi que l'idée de DSK d'effacer purement et simplement la dette grecque signifierait "que le laxisme budgétaire d'un Etat est financé par les autres". Il s'est aussi dit "atterré" par les propositions des candidats à la primaire PS.

Il a réagi sans le nommer aux propos tenus dimanche soir sur TF1 par l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui a plaidé pour un effacement de la dette grecque. Le Premier ministre français François Fillon a catégoriquement exclu lundi, lors d'un meeting de l'UMP à Pons, en Charente-Maritime, tout effacement de la dette de la Grèce, un scénario qui signifierait, selon lui, "que le laxisme budgétaire d'un Etat est financé par les autres". "Cela signifie des pertes pour tous les pays qui ont prêté à la Grèce", a-t-il renchéri.
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"Certes, la crise a révélé les lacunes dans l'organisation européenne, dans notre union monétaire", a admis François Fillon. "Mais il ne faut pas en tirer les mauvaises conclusions", a-t-il ajouté. "Certains dans leur panique envisagent de couvrir ou d'exclure tel pays incapable d'assumer les contraintes de la monnaie unique", a déploré le chef du gouvernement. "Ceux qui jouent avec l'idée que l'Europe renonce au remboursement des prêts consentis à la Grèce, bref ‘prenne ses pertes', ont-ils réfléchi aux conséquences de ce type de décision?", s'est-il interrogé. "Ceux qui mettent en avant cette solution pensent qu'il s'agit d'une recette miracle qui allègerait la contrainte qui pèse actuellement sur la Grèce. Mais rien n'est moins certain !", a mis en garde le chef du gouvernement.
 
Fillon "atterré" par les propositions des candidats PS
 
"Si la Grèce faisait défaut sur ses engagements, ce serait à court terme plus de difficultés pour ce pays, avec une récession encore plus sévère, avec un chômage encore plus élevé, et des difficultés supplémentaires pour trouver à l'extérieur les sources de financement dont il a besoin pour se redresser", a averti François Fillon. Pour lui, "l'euro nous protège". "En douter serait une grave erreur",
a-t-il estimé.
 
Autre sujet abordé par François Fillon lors du meeting UMP à Pons : les propositions des six candidats à la primaire socialiste, notamment en matière budgétaire. Et il n'a pas été tendre. "Jeudi soir, j'ai regardé avec intérêt l'émission télévisée consacrée aux primaires du Parti socialiste", a déclaré le Premier ministre, qui a trouvé "l'exercice utile à la démocratie". "Je dois dire que j'ai été atterré par les propositions des six candidats", a-t-il ajouté devant plusieurs centaines de militants UMP.
 
"Un élément m'a paru important : l'essentiel de l'émission a tourné autour de la question des déficits", a expliqué François Fillon, qui se pose depuis 2007 en défenseur de l'orthodoxie budgétaire. Selon lui, "cette question a longtemps été ignorée à gauche, elle a longtemps été taboue, et c'est donc une bonne chose que le Parti socialiste ait enfin pris conscience du problème". "Conscience du problème ne signifie malheureusement pas conscience des efforts que réclame la résolution de ce problème", a toutefois déploré François Fillon. "A mon sens, les Français, à l'issue de ce débat, ne savent toujours pas où, comment et en taxant qui, le Parti socialiste compte dégager des économies pour réduire nos déficits", a ironisé le Premier ministre. "En revanche, nous avons parfaitement compris que la promesse d'un retour à la retraite à 60 ans, la promesse de recruter 60.000 enseignants supplémentaires et 10.000 policiers allaient coûter très cher", a-t-il poursuivi. "La stratégie que j'ai entendue jeudi soir est une stratégie qui conduit à accroître notre déficit", a mis en garde François  Fillon, en rappelant celle du gouvernement : "la réduction des dépenses de l'Etat, le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".

le 19 septembre 2011 à 21:40
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36 Commentaires

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  • milyyy3367, le 20/09/2011 à 16h38

    J'ai une autre solution pour vous Cathyrurale....un taux à 0 % pour qu'ils remboursent ? car c'est le taux qui est exagéré enverc la Grèce. Il faut comprendre que de toute façon personne nous pretera s'il y a une guerre économique entre européens. Nous montrons au monde extérieur de l'Euro qu'il y a une crise dans nôtre union.....le mal est déjà fait.....

  • 123tdc, le 20/09/2011 à 14h13

    Non monsieur fillon c'est le gouvernement de nicolas sarkosy et vous même qui ètes irresponsables, car vous auriez dû en 2008, regler le problème des banques spéculatrices,des marchés incontrolables, à cause de la politique ultra libérale que vous menez, de la destruction programmée des instututions de la république!

  • titi2131, le 20/09/2011 à 13h38

    Cela ne change rien au fait quíl serait irresponsable d'effacer purement et simplement la dette grecque.

  • cathyrurale, le 20/09/2011 à 13h15

    Si ont commence à annuler les dettes des pays de la zone euro déficitaires, plus personne ne voudra prêter au pays de la zone euro et se sera la fin de tout les autres puisque l'euro n'aura plus aucune valeur et donc la fin de notre économie avec.

  • spounge_bob, le 20/09/2011 à 11h41

    Hélas, c'est tellement vrai ce que vous écrivez...

  • leschmite, le 20/09/2011 à 11h33

    J'ai envie de m'endetter du coup :-)))))))

  • rose-marie54, le 20/09/2011 à 11h24

    @reamonn ne pas oublier que DSK,n'a pas la science infuse,il s'est trompé plus d'une fois

  • dom145, le 20/09/2011 à 11h21

    Si on n'efface pas la dette, elle s'effacrea toute seule, dès que la grèce sera en faillite; une question de semaines !!!

  • cathyrurale, le 20/09/2011 à 11h21

    Annuler la dette de la Grèce, c'est comprendre qu'il ne tiendrons jamais leur engagement et après, qui voudra encore leur prêter sachant qu'il n'aurons pas un sous d'avance. Mr Fillon a raison, il faut absolument que les dirigeants trouvent une solution car sinon c'est la porte ouverte aux autres pays déficitaire, la fin de l'Euro utopique. Peut être un mal pour un bien.

  • milyyy3367, le 20/09/2011 à 11h11

    Le pire, c'est que c'est la meilleure soution.....sinon, l'euro va tomber et cela va être la cata assurée. Il n'y a eu de plan au départ pour ce genre de situation et c'est ce qui fait ce qui arrive aujourd'hui. Nous allons le payer autrement ( une guerre probablement ) si nous ne faisons pas un geste " de don " envers ce pays. L'euro n'a pas été désiré, mais maintenant nous ne pouvons pas revenir en arrière. Le meilleur du pire est donc d'effacer la dette des Grec....c'est une question d'éboullement certain sur quelques mois si nous nevenons a les " étrangler ". d'autres pays fragiles viendront à tomber.

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