Folle journée de rumeurs à la Bourse

Par F.L., le 13 septembre 2011 à 15h15 , mis à jour le 13 septembre 2011 à 17h35

Depuis mardi matin, les marchés sont chahutés par plusieurs rumeurs, celles sur l'intervention de la Chine au secours de l'Italie, celles sur les difficultés de la BNP Paribas à se financer, et celle sur une initiative franco-allemande au sujet de la Grèce, démentie par l'Elysée.

Dans le vert, dans le rouge, dans le vert à nouveau : la Bourse de Paris se cherchait, fébrile, depuis mardi matin, avec un CAC 40 propulsé tantôt vers le haut, tantôt vers le bas au gré des rumeurs.

  • DSK propose d'annuler la dette grecque : "irresponsable" pour Fillon

    Le Premier ministre a jugé lundi que l'idée de DSK d'effacer purement et simplement la dette grecque signifierait "que le laxisme budgétaire d'un Etat est financé par les autres". Il s'est aussi dit "atterré" par les propositions des candidats à la primaire PS.

    Publié le 19/09/2011 DSK propose d'annuler la dette grecque : "irresponsable" pour Fillon
  • La Grèce promet de nouveaux efforts, DSK veut effacer sa dette

    Le gouvernement grec a promis dimanche le gel des retraites d'ici à 2015. L'ancien directeur du FMI a plaidé dimanche pour l'effacement pur et simple de sa dette financière.

    Publié le 19/09/2011 La Grèce promet de nouveaux efforts, DSK veut effacer sa dette
  • Zone euro: fin de réunion sous tension

    En réponse aux critiques américaines, le président de la Banque centrale européenne a estimé samedi à l'issue d'une réunion des ministres des Finances européens en Pologne que la zone euro se porte mieux économiquement que d'autres grands pays développés.

    Publié le 17/09/2011 Zone euro: fin de réunion sous tension
  • Dette grecque : l'Europe bloquée, les USA s'impatientent

    Réunis en Pologne, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé vendredi de reporter à octobre toute décision sur le versement de prêts dont la Grèce a pourtant besoin. Face au blocage européen, Washington montre des signes d'impatience.

    Publié le 16/09/2011 Dette grecque : l'Europe bloquée, les USA s'impatientent
  • 48 heures pour sauver la Grèce... et l'euro

    La réunion qui se tient à Wroclaw, en Pologne, doit notamment permettre de surmonter les obstacles restants à la mise en oeuvre du second plan d'aide à la Grèce. Un nouveau "coup de pouce" de 160 milliards d'euros. Autre dossier sur la table : un dispositif visant à durcir le Pacte de stabilité.

    Publié le 16/09/2011 48 heures pour sauver la Grèce... et l'euro
  • Crise grecque : Merkel et Sarkozy mettent la pression sur Athènes

    Au terme d'une séance volatile, les bourses européennes ont clôturé en hausse mercredi, espérant une communication rassurante de la part de Paris et Berlin sur la crise de la dette grecque. Mais Sarkozy et Merkel n'ont fait que rappeler à la Grèce ses engagements.

    Publié le 14/09/2011 Crise grecque : Merkel et Sarkozy mettent la pression sur Athènes
  • Les Bourses finissent au vert, les valeurs bancaires rebondissent

    Chahutés par plusieurs rumeurs, les marchés boursiers ont connu des hauts et des bas mardi avant de finir in extremis en hausse. Les valeurs bancaires, en difficulté depuis plusieurs jours, tirent leur épingle du jeu.

    Publié le 13/09/2011 Les Bourses finissent au vert, les valeurs bancaires rebondissent
  • Grèce : faillite, sortie de la zone euro, que se passerait-il ?

    La zone euro avance en territoire largement inconnu avec la crise de la dette qui la fait vaciller 12 ans après sa création. Une faillite de la Grèce voire une sortie de l'Union monétaire ne sont plus exclues, des scénarios du pire aux conséquences imprévisibles. Décryptage.

    Publié le 13/09/2011 Grèce : faillite, sortie de la zone euro, que se passerait-il ?
  • L'ultimatum grec

    Le pays sera à court de liquidités le mois prochain. Sa sortie de l'euro n'est plus un tabou et place l'ensemble de la zone sous pression.

    Publié le 12/09/2011 L'ultimatum grec
  • Non, l'Europe ne mettra pas en berne les drapeaux des pays "dépensiers"

    Une centaine de députés européens vont écrire cette semaine à la Commission européenne pour exiger des excuses de l'un de ses responsables qui avait fait cette proposition.

    Publié le 12/09/2011 Non, l'Europe ne mettra pas en berne les drapeaux des pays "dépensiers"
  • Le chef économiste de la BCE démissionne, les Bourses plongent

    Le chef économiste de la Banque centrale européenne, l'Allemand Jürgen Stark, a décidé de démissionner de ses fonctions "pour des raisons personnelles". Dès les rumeurs de cette annonce, les Bourses européennes ont plongé.

    Publié le 09/09/2011 Le chef économiste de la BCE démissionne, les Bourses plongent
  • Etats-Unis : Obama voudrait injecter 300 milliards pour l'emploi

    Face à un chômage bloqué au-dessus de 9%, Barack Obama devait proposer cette nuit au Congrès américain d'y consacrer 300 milliards de dollars. Mais rien n'est gagné pour le président en perte de popularité depuis le début de la crise financière.

    Publié le 08/09/2011 Etats-Unis : Obama voudrait injecter 300 milliards pour l'emploi
  • Et si la Grèce quittait l'euro? Le "non" de Bruxelles

    Alors que des déclarations de dirigeants européens sèment le trouble sur une sortie d'Athènes de l'union monétaire, la Commission européenne a répliqué que "la participation à la zone euro est irrévocable".

    Publié le 08/09/2011 Et si la Grèce quittait l'euro? Le "non" de Bruxelles
  • Rigueur oblige, votre mutuelle santé devrait augmenter

    Parmi les premières mesures du plan de rigueur, les députés ont voté l'alourdissement de la taxation des complémentaires santé. Le gouvernement jure, la main sur le coeur, que les mutuelles ne répercuteront pas ce surcoût. Ce qui est contesté jusqu'au sein de l'UMP.

    Publié le 08/09/2011 Rigueur oblige, votre mutuelle santé devrait augmenter
  • La France devra emprunter 15 milliards pour aider la Grèce

    Les députés français ont approuvé mercredi le 2e plan de sauvetage de la Grèce arrêté cet été par les dirigeants de la zone euro. Son adoption accroîtra l'endettement français d'environ 15 milliards d'euros d'ici à 2014.

    Publié le 07/09/2011 La France devra emprunter 15 milliards pour aider la Grèce
  • L'Allemagne peut sauver la Grèce mais va-t-elle le faire?

    La Cour constitutionnelle allemande a jugé légales mercredi les aides de Berlin pour aider la Grèce. Mais elle a renforcé le rôle du parlement alors que des dissensions politiques apparaissent...

    Publié le 07/09/2011 L'Allemagne peut sauver la Grèce mais va-t-elle le faire?
  • En pleine crise, faut-il encore renflouer les banques ?

    Une estimation du FMI, évaluant à 200 milliards d'euros les besoins en fonds propres des banques européennes, faite dans un projet de document qui a fuité dans la presse, a donné lieu à de fébriles discussions sur cette question : les gouvernements devront-ils de nouveau soutenir les banques ?

    Publié le 07/09/2011 En pleine crise, faut-il encore renflouer les banques ?
  • Les Bourses européennes s'enfoncent dans le rouge

    La Bourse de Paris a échoué mardi à se redresser et a terminé nettement sous le seuil des 3000 points, perdant encore 1,13% sous l'effet de la défiance continue des investisseurs pour les valeurs bancaires. En Europe, seul Londres tire son épingle du jeu.

    Publié le 06/09/2011 Les Bourses européennes s'enfoncent dans le rouge
  • Crise grecque : les banques françaises en danger ?

    Engagées en Grèce, les banques françaises comme la Société Générale et BNP Paribas risquent gros en cas de faillite du pays. Le gouvernement s'est voulu rassurant, mais la méfiance est de mise sur les marchés.

    Publié le 12/09/2011 Crise grecque : les banques françaises en danger ?
  • "Il n'y a pas de risque de faillite dans les banques françaises"

    François-Xavier Piétri, chef du service Economie de TF1 et LCI, estime que même si la Grèce n'arrive pas à rembourser ses prêts, les banques françaises ne sont pas menacées de faillite.

    Publié le 12/09/2011 "Il n'y a pas de risque de faillite dans les banques françaises"
  • Zone euro : la semaine de tous les dangers

    Mercredi, les experts de la "troïka", composée de l'Union européenne, du FMI et de BCE seront de retour en Grèce pour éplucher les comptes. Le gouvernement grec compte sur leur feu vert pour obtenir une nouvelle aide de 8 milliards d'euros. Un refus serait synonyme de faillite.

    Publié le 12/09/2011 Zone euro : la semaine de tous les dangers
  • Besson : évoquer une nationalisation des banques est "prématuré"

    Le ministre de l'Industrie a jugé lundi sur BFM TV qu'il était "totalement prématuré et à côté du sujet" d'envisager une nationalisation partielle des banques françaises, qui se trouvent dans le collimateur des marchés depuis plusieurs semaines.

    Publié le 12/09/2011 Besson : évoquer une nationalisation des banques est "prématuré"
Plus d'infos

Plus largement, après quelques minutes dans le vert, elle a brutalement replongé, totalement désorientée par l'espoir, finalement démenti, d'une initiative franco-allemande pour la Grèce. Ces rumeurs avaient dans un premier temps soutenu les marchés, d'autant plus qu'Angela Merkel avait affirmé le matin même : "La priorité absolue est d'éviter un défaut de paiement incontrôlé, parce que cela ne toucherait pas seulement la Grèce, et parce que le risque que cela nous affecte tous, ou du moins beaucoup d'autres pays, est très élevé". Mais de là à voir une initiative commune, il y a un pas de géant que l'Elysée s'est refusé à franchir en assénant en début d'après-midi : "Il n'y aura pas d'initiative franco-allemande aujourd'hui", bientôt suivi par la chancelière allemande elle-même, qui a renchéri : "Il y a un contact permanent entre la France et l'Allemagne (...) mais il n'y aura pas une prise de position spécifique aujourd'hui sur la situation en Grèce".

Une constante, en tout cas, dans ces vagues qui agitent les marchés : à quelques jours d'une réunion internationale qui doit lui être consacrée, la Grèce continue de hanter les Bourses et les gouvernements européens. Preuve en est cette annonce faite par la chaîne de télévision publique grecque NET, alors même que Paris et Berlin venaient de démentir toute initiative commune : elle a assuré que le Premier ministre grec, George Papandréou, tiendrait mercredi une téléconférence avec... Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cette téléconférence a été décidée, selon une source gouvernementale grecque, "en vue de la réunion informelle des ministres des Finances de la zone euro" prévue en fin de semaine en Pologne. Et pendant qu'une faillite de la Grèce est de moins en moins exclue, les solutions les plus innovantes se font jour pour tenter de l'éviter : le groupe de travail chargé notamment d'aider le pays à accroître et accélérer l'utilisation de fonds structurels européens, a ainsi identifié 7,7 milliards d'euros de "fonds dormants" qui pourraient être utilisés par Athènes, a indiqué mardi la Commission européenne. La Pologne a proposé pour sa part un recours à l'aide du Club de Paris, un groupe informel de créanciers publics spécialisé  dans les solutions aux pays endettés.

Le titre BNP Paribas sur des montagnes russes

Mais la Grèce n'est pas la seule source d'inquiétude. Une autre rumeur qui a agité la Bourse mardi concernait l'Italie. Il s'agissait d'une possible intervention de la Chine au secours de la péninsule (on évoquait alors un rachat d'obligations italiennes) : elle avait, dans la matinée, dopé les marchés qui avaient ouvert en net rebond, avant d'être infirmée. Une rumeur qui s'explique par le fait que, au-delà de la seule Grèce, l'Italie, troisième économie de la zone euro, qui ploie sous l'une des dettes publiques les plus lourdes de la zone, est depuis plusieurs jours dans la ligne de mire des marchés. Rome a mis au point en août un nouveau plan de rigueur draconien de 54,2 milliards d'euros, qui doit permettre au pays de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2013 et de réduire son énorme dette (120% du PIB). Mais ce plan n'a pas réussi à rassurer les investisseurs. Signe de la défiance de ces derniers, l'Italie a émis mardi 3,865 milliards d'euros d'obligations à cinq ans, dont les taux se sont envolés au niveau record de 5,6% contre 4,93%. Face à cet incendie qui couve, le président de la commission européenne José Manuel Barroso devait rencontrer dans la journée le président italien du Conseil Silvio Berlusconi.

Troisième rumeur qui s'est traduite, une fois encore, par un jeu de yo-yo des actions : il s'agissait de difficultés supposées de la banque BNP Paribas à se financer en dollars. Dans un contexte où les titres des banques françaises sont particulièrement malmenés du fait de leur fragilité face à la crise de la dette (et notamment la BNP Paribas, la plus exposée car elle détient... 21 milliards d'euros de titres de dette italiens ; elle est aussi très présente dans la péninsule via sa filiale locale, Banca Nazionale del Lavoro), ces rumeurs ont plombé le titre mardi matin. Avant de se trouver démenties elles aussi : la banque a formellement nié les propos prêtés à un cadre bancaire anonyme rapportés par le Wall Street Journal, et a assuré se financer "tout à fait normalement en dollars".

Conséquence de ces rumeurs : un marché plus que fébrile, notamment pour les valeurs bancaires... et tout particulièrement pour celui de BNP Paribas : dans la matinée, le titre avait perdu plus de 10%. Une chute spectaculaire, suivie d'un rebond plus spectaculaire encore, puisqu'il se retrouvait dans le vert en début d'après-midi. En milieu d'après-midi, le secteur bancaire, très malmené dans la matinée, accentuait très fortement ses gains mardi peu avant la clôture de la Bourse de Paris, sur des espoirs d'annonces sur la Grèce et d'une aide des pays émergents du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à l'Union européenne.

 
 
 
 

 

La solution d'Aubry : une banque publique européenne

Martine Aubry propose dans une tribune publiée dans Les Echos des solutions "pour sortir de la crise", préconisant notamment la création d'une banque publique européenne pour lutter contre la spéculation. "La spéculation contre la zone euro est massive", relève-t-elle, estimant que dans ce contexte, "l'Europe doit se ressaisir" et la "France et l'Allemagne doivent agir de concert pour sauver à la fois la zone euro et la croissance européenne - c'est l'urgence - mais aussi pour porter une autre Europe". Elle recommande donc de transformer le Fonds de stabilisation financière en "banque publique européenne... disposant d'un capital propre, émettant des euros-obligations, et intervenant sur le marché de la dette souveraine". Dotée d'un capital de 200 milliards, cette BPE pourrait lever jusqu'à 2000 milliards, "ce qui représente les ordres de grandeur nécessaires pour casser la spéculation", souligne-t-elle. La candidate à la primaire socialiste propose également de "séparer les banques d'affaires et les banques de dépôt", de "créer une agence de notation indépendante" ou encore "d'interdire les produits dangereux comme les ventes à découvert".

Par F.L. le 13 septembre 2011 à 15:15
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

14 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • dijono, le 13/09/2011 à 19h00

    Quand la bouse monte.. personne pleure et il y a des rumeures !!? moi je me rappelle en 2000 avec les nouvelles technologie !! Il y avais des rumeures Mais positive !!!

  • fc03, le 13/09/2011 à 18h20

    Mais foutez nous cette Gréce hors de l 'europe !!!! mrd !!!!!!!!!!!

  • bonscott12, le 13/09/2011 à 18h12

    Tas de malades du pognons........et pourtant (moi) je suis (plutôt) de gauche

  • bretsinkler, le 13/09/2011 à 18h01

    Merveilleuse mondialisation...

  • tequilap, le 13/09/2011 à 17h42

    Voila par quoi la planète est gérée......par des fous !....l'histoire se renouvelle !!!

  • trajan13, le 13/09/2011 à 16h58

    C'est exactement le cas: l'UE tombe, les USA tombent et par la suite la Chine tombe.

  • claudcouledouce, le 13/09/2011 à 16h57

    Quel est le rapport entre la dette et les spéculateurs ? C'est la méfiance qui fait baisser les bourses pas les spéculateurs ! Pour faire monter la bourse (C à D susciter l'investissement productif) faites baisser la dette ! Encore une ex-ministre qui a étudié l'économie dans "l'économie pour les nuls" et qui a calé au chapitre deux !

  • alain-paris, le 13/09/2011 à 16h55

    Combien ont gagné ceux qui ont la lancé la rumeur sur les difficultés de BNP ?

  • 566456, le 13/09/2011 à 16h39

    Tas de malades du pognons, et pourtant que suis de droite !

  • didierbretagne, le 13/09/2011 à 16h36

    Si un petit pays comme la Grèce amène de telles interrogations il n'est guère pensable que l'Union Européenne soit menacée. Car ce ne serait pas uniquement l'Europe qui serait touchée mais le monde entier compte tenu des mouvements commerciaux. Aucun pays important ne peut voir tomber l'Europe sans en subir des dommages colatéraux très élevés.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience