Grèce : la zone euro décide de ne rien décider

Par , le 04 octobre 2011 à 06h58 , mis à jour le 04 octobre 2011 à 09h46

Dossier : Crise financière

A l'issue d'une réunion à Luxembourg, l'Eurogroupe a reporté à une date ultérieure les décisions concernant un prêt crucial à la Grèce. Une décision finale devrait être prise dans le courant du mois d'octobre.

GrèceImage d'archives © ABACA

Alors que les marchés boursiers attendaient fébrilement, la zone euro a décidé lundi... de reporter à nouveau les décisions concernant un prêt crucial à la Grèce, à laquelle elle a demandé des efforts budgétaires supplémentaires, et envisage de faire contribuer davantage les banques à son sauvetage financier, a indiqué le président de ce forum des ministres des  Finances de l'Union monétaire, Jean-Claude Juncker, à l'issue d'une réunion à Luxembourg. La zone euro a aussi réclamé davantage de privatisations d'entreprises.
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  • Au menu pour 2012, un budget d'austérité

    Le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget d'austérité pour 2012, qui fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif "intangible", mais reconnaît que les "turbulences" de la crise peuvent encore faire dérailler la croissance.

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Plus d'infos

Malgré un projet de budget 2012 passant par une réduction drastique du  secteur public, Athènes a déjà alimenté les craintes d'un défaut de paiement en  annonçant dimanche que son déficit public serait ramené à 8,5% du PIB en 2011  mais resterait du coup au-delà de l'objectif initial de 7,4%. Craignant une faillite grecque avec de graves répercussions en Europe et dans le monde, les Bourses mondiales ont terminé lundi en forte baisse, Wall  Street tombant même à son plus bas niveau depuis plus d'un an, tandis que  l'euro a chuté sous 1,32 dollar pour la première fois depuis janvier.
 
Jean-Claude Juncker a expliqué qu'une réunion de l'Eurogroupe, envisagée un temps  pour le 13 octobre afin de débloquer une tranche de prêts internationaux de 8 milliards d'euros dont la Grèce pays a absolument besoin pour éviter la faillite, avait été "annulée", faute de pouvoir disposer de tous les éléments  d'évaluation nécessaires à cette date. "L'Eurogroupe prendra une décision finale dans le courant du mois d'octobre" sur la base des conclusions de la mission en cours des créanciers de la Grèce, la troïka (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), actuellement à Athènes pour vérifier les progrès réalisés par le gouvernement.
 
Faire participer les banques un peu plus
 
Quant au deuxième plan d'aide à la Grèce, de 109 milliards d'euros, promis  le 21 juillet, il a vu tomber lundi un obstacle à sa concrétisation: les  membres de la zone euro sont parvenus à un compromis sur les garanties  demandées à Athènes par la Finlande. Ce nouveau plan pourrait en outre être modifié de manière à y faire  participer davantage les banques, qui subiraient une décote plus importante que  les 21% envisagés jusqu'ici sur leurs créances grecques, a laissé entendre Jean-Claude Juncker. Il y aura "des révisions techniques" sur ce sujet par rapport à ce  qui a été décidé le 21 juillet, a-t-il dit. "Concernant l'implication du secteur privé, nous devons prendre en compte  le fait que nous avons connu des changements depuis la décision du 21 juillet",  a-t-il ajouté.

La réunion de lundi a également permis de préciser la position de l'Eurogroupe sur un autre outil essentiel pour éviter la contagion de la crise  de la dette: le Fonds de secours pour pays en difficulté (FESF), qui a servi à  aider l'Irlande puis le Portugal. La zone euro envisage d'accroître sa force de frappe afin de le rendre plus "efficace", comme le réclament avec insistance les Etats-Unis, mais refuse en revanche d'augmenter son volume, a indiqué Jean-Claude Juncker.

Par Axel Constantinoff le 04 octobre 2011 à 06:58
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22 Commentaires

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  • monacfrance, le 04/10/2011 à 17h56

    Au moins on ne pourra pas dire qu'elle se trompe ....

  • makiawell, le 04/10/2011 à 17h45

    Ces gens pensent que l'Euro est indestructible, comme le Titannic, et ils se plantent biensûr.

  • alain-paris, le 04/10/2011 à 17h36

    ET dire qu'on s'est foutu de DSK quand il en a parlé

  • cesco75, le 04/10/2011 à 15h36

    A Resyl77 : Ouvrez le moment venu un centre de formation , vous aurez du monde ! Je m'inscris à l'avance, en tant que Parisien, la culture, la chasse, la pêche, je ne pratique guère !!

  • gp34090, le 04/10/2011 à 13h35

    La principale caractéristique de l'Union Européenne actuelle est son impuissance à prendre une quelconque décision. Cette "union" est en fait le mariage de la carpe et du lapin. La plupart des pays qui la composent n'ont vraiment rien en commun si ce n'est la tentation d'en tirer profit pour leur propre compte. Cet assemblage hétéroclite de nations est voué à l'échec à plus ou moins longue échéance. Il faudrait revenir bien vite à l'Europe des sept et s'en tenir là.

  • resyl77, le 04/10/2011 à 13h24

    C'est aussi ce que je prévois à plus ou moins long terme, et seuls ceux qui comme moi auront prévu et sauront se nourrir par eux meme (peche, chasse, culture....) survivront

  • jb0paris, le 04/10/2011 à 12h41

    Allez... plus que quelques semaines à tenir avant qu'ils commencent à évoquer l'abandon de la dette.

  • moustig, le 04/10/2011 à 12h39

    Certains pays n'auraient jamais dû entrer dans l'Europe, mais voilà ces gens de la haute en ont décidés autrement, et qui subit ou va payer et encore se serrer la ceinture? C'est nous. Mare de voir notre argent partir n'importe ou alors qu'en France il y aurait déjà beaucoup à faire. Notre porte-monnaie n'est pas un puits sans fond...........................

  • 1337sysop1337, le 04/10/2011 à 12h14

    Après tout ils n'ont peut-être pas totalement tort. La crise concerne les banques privées, des états ayant fait banqueroute par le passé sont nombreux, ils sont toujours bien présent, pour les banques par contre...

  • olivier52-52, le 04/10/2011 à 11h37

    Tout est dans le titre....

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