Dans la crise de la zone euro, la Grèce refait parler d'elle. La Commission européenne a estimé lundi peu probable que le prochain déblocage d'une tranche d'aide en faveur de la Grèce intervienne avant le mois de septembre, alors que la troïka doit faire son retour dans le pays cette semaine pour évaluer l'avancée des réformes.
Problème : le pays aura normalement besoin pour le 20 août d'une aide "intérimaire" pour rembourser une obligation de 3,2 milliards d'euros détenue par la BCE et qui arrive à échéance. Sur ce point, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, avait indiqué récemment qu'une solution serait trouvée, comme l'a rappelé la Commission européenne. "La question des besoins de liquidité à court terme sont en discussions avec les autorités grecques", a simplement déclaré un des porte-parole de l'exécutif européen. Mais pour le reste, c'est-à-dire l'essentiel, il faudra attendre la rentrée. "La Commission est confiante dans le fait qu'une décision sur le prochain décaissement va avoir lieu dans un futur proche, même s'il est peu probable que cela survienne avant le mois de septembre", a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen.
Troisième plan de sauvetage ?
Les principaux bailleurs de fonds d'Athènes seront en Grèce mardi pour évaluer l'application du plan d'austérité et l'avancée des réformes promises, dans le cadre d'un second plan d'aide. "La décision sur le déblocage ne sera prise qu'une fois la revue de la troïka achevée", a souligné le porte-parole, rappelant que le pays avait pris du retard au cours des derniers mois. Mais "les autorités grecques ont totalement conscience du temps qu'elles doivent rattraper et de l'urgence pour relever les défis auxquels le pays fait face", a-t-il ajouté.
Enfin, face aux difficultés rencontrées par Athènes pour satisfaire aux exigences des membres de la zone euro, certains ont émis l'hypothèse d'un éventuel troisième plan de sauvetage. Le Premier ministre grec Antonis Samaras a lui-même comparé la situation de son pays à celled es Etats-Unis pendant la "Grande Dépression" des années 1930. Une manière de faire comprendre qu'il faudrait rajouter de l'argent au pot. Là, c'est Berlin qui calme toutes les ardeurs. Il n'y a aucune discussion en cours en vue d'un éventuel troisième plan de sauvetage à la Grèce, a déclaré lundi une porte-parole du ministère des Finances allemand. Reste à attendre le bilan de la troïka...









