En 2013, le petit écran va d'avantage peser sur la facture : d'après le budget 2013, la redevance ou "contribution à l'audiovisuel public" devrait augmenter de deux euros. Avec une inflation estimée à 2%, la hausse totale devrait être de 4,5 euros, et le montant final de 129 euros. Depuis 2009, son montant est réévalué chaque année en fonction de l'inflation. Elle a ainsi augmenté successivement de deux euros par an, passant de 121 euros à 123, puis 125 euros. Son montant dans les départements d'outre-mer est de 80 euros.
Après avoir été longtemps nommée redevance audiovisuelle, cette taxe, rebaptisée "contribution à l'audiovisuel public" en 2009, assure le financement
des "organismes publics de télévision et de radiodiffusion (France Télévisions, Arte-France, Radio France, Réseau Outre-Mer 1ère, Radio France Internationale,
Institut national de l'audiovisuel)", selon la définition du ministère de l'Economie et des Finances. La redevance française est l'une des moins chères d'Europe. Elle atteint 365 euros en Suisse, 264 euros en Autriche, 215 euros en Allemagne et 169 euros en Grande-Bretagne.
La part du budget consacrée à l'audiovisuel public pour l'année 2013 totalisera 3,733 milliards d'euros, dont 2,243 milliards pour France Télévisions (entre 3 et 4% de moins qu'en 2012). Les crédits accordés aux autres entreprises de l'audiovisuel public connaissent également pour la plupart des replis, mais moindres que ceux de France Télévisions. Radio France (625 millions), Arte (268 millions) ou l'Institut National de l'Audiovisuel (INA, 92 millions) voient ainsi leurs
crédits baisser dans des proportions allant de 0,3 à 0,5%.









