La mesure avait été actée cet été, par le biais d'un amendement au projet de loi de Finances rectificative ; elle entre en vigueur ce 1er septembre. Les exonérations sur les heures supplémentaires sont désormais supprimées, à la fois pour l'impôt sur le revenu et les cotisations sociales. Initialement, le dispositif d'exonération mis en place à l'initiative de Nicolas Sarkozy en 2007 devait être supprimé en deux temps : cet été pour les cotisations et à l'automne pour les impôts.
La suppression de ce dispositif était un engagement de campagne de François Hollande. Il coûtait jusqu'alors quelque 5 milliards d'euros aux finances de l'Etat, dont environ 1,5 milliard d'euros pour l'exonération sur l'impôt sur le revenu. L'ensemble des exonérations, à la seule exception des cotisations patronales pour les entreprises de moins de 20 salariés, est donc supprimé.
La droite ne cesse d'attaquer le gouvernement, contestant la suppression de cette mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui bénéficiait à 9 millions de salariés, en expliquant que cela va rogner le pouvoir d'achat des Français. La gauche considère depuis cinq ans que cette mesure est "une arme massive de destruction d'emplois" dans une période de chômage.










