ARCHIVES
DOSSIER : Immobilier

A Paris, les prix de l'immobilier ont triplé en 10 ans


le 28 juin 2012 à 15h43 , mis à jour le 28 juin 2012 à 20h09.
Temps de lecture
3min
Un immeuble.

Un immeuble. / Crédits : ABACAPress

À lire aussi
ConjonctureSelon une étude de l'Agence départementale d'information sur le logement, les prix l'immobilier ont été multipliés par trois en 10 ans. Conséquence de ces hausses importantes, les primo-accédants à Paris se font de plus en plus rares.

Acheter à Paris, n'est plus à la portée de toutes les bourses. Dans la capitale, les prix de l'immobilier ont été multipliés par trois en dix ans, affirme dans une interview au Figaro René Dutrey, président de l'Adil 75, agence départementale d'information sur le logement. "Plus grand monde" aujourd'hui peut acheter à Paris, relève cet élu EELV dans cet entretien paru jeudi. L'enquête sur une décennie de logement sur la capitale révèle qu'"à Paris les prix de l'immobilier ont été quasiment multipliés par trois en dix ans (par 2,8 précisément, ndlr)" dans l'ancien.
 
Concernant le secteur du neuf, moins présent à Paris, "l'augmentation a été moins délirante: en 2001 un appartement neuf à Paris valait 4.730 euros/m2 contre 10.490 euros/m2 dix ans plus tard, soit une hausse de 122%", relève l'étude. "Les primo accédants à Paris sont en voie de disparition", ajoute ce document, les prêts à taux zéro étant désormais accordés seulement pour le neuf. Et "le profil type de l'acheteur est aujourd'hui un célibataire, voire en couple sans enfant", ajoute René Dutrey. 
 
Paris est aussi victime de sa géographie, étant encerclé par le boulevard périphérique, rendant difficile les possibilités de construire. Malgré cette contrainte, "au total depuis 10 ans 32.240 logements ont été mis en chantier, dont une part importante de logements sociaux", rappelle toutefois l'étude. Le président de d'Adil 75 plaide en faveur d'un encadrement des loyers "car si on limite la rentabilité locative cela aura un effet sur le foncier", a-t-il notamment expliqué jeudi. Selon les chiffres des notaires parus mercredi les ventes de logements anciens ont chuté de 20% sur un an en Ile-de-France, mais le montant des transactions est reparti à la hausse dans Paris intra-muros.

Commenter cet article

  • jackbill : Perso, je suis parti en pavillon à Argenteuil (10mn de la gare St Lazare), j'ai triplé ma surface, je me fais des barbeq, j'entends les oiseaux .... trop top ....et j'ai quitté tous ces bobos de Paris, quel soulagement !

    Le 05/07/2012 à 11h29
  • diktatur : Alors venez à la campagne! on respire mieux...

    Le 28/06/2012 à 23h03
  • furax53 : Nous, en Mayenne, on est encerclé par des prés pleins de vaches. Difficile de construire dans ces conditions car même entre mars et novembre, on ne parvient pas à les déloger....

    Le 28/06/2012 à 17h33
  • sergiotlse31 : Exact, on ne rattrape pas un couteau qui tombe.

    Le 28/06/2012 à 17h06
  • jogro1951 : Les journalistes de LCi devaient avoir plus de 2 semaines de vacances a la Toussaint pour être aussi fort en français

    Le 28/06/2012 à 16h55
      Nous suivre :

      Quand on croise un zèbre et un âne, ça donne...

      logAudience