Italie : le Parlement donne son feu vert au plan d'austérité

le 15 juillet 2011 à 12h29 , mis à jour le 15 juillet 2011 à 16h18

Dossier : Crise financière

Le Parlement italien a donné son accord pour un plan d'austérité de près de 48 milliards d'euros ce vendredi. Objectif : mettre le pays à l'abri de la crise de la dette et de l'attaque des marchés.

Mettre l'Italie à la diète, et vite. Ce vendredi, la Chambre des députés a dit oui au plan d'austérité de près de 48 milliards d'euros. Déjà validé hier par le Sénat, ce feu vert du Parlement va engranger le sauvetage de l'économie italienne. Troisième économie de la zone euro, l'Italie soit à tout prix éviter que la crise de la dette ne se propage jusqu'à elle, ce qui risquerait de mettre à genoux toute la zone.

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L'Italie est prise pour cible  par les marchés, en raison de son énorme dette  publique de 1.900 milliards d'euros, environ 120% du PIB, ce qui fait dangereusement grimper le coût de l'emprunt pour ce pays. La rapidité de la procédure, inédite, a été qualifiée de "miracle" par le président de la république Giorgio Napolitano, pourtant ex-communiste. Cette série de mesures a pour but de ramener à l'équilibre l'économie du pays, à l'horizon 2014. Elles font suite à un premier plan d'austérité, adopté l'an dernier, de 25 milliards d'euros.
 
Un plan très impopulaire
 
Ce plan fait aussi grincer des dents. Vendredi, en fin de matinée, environ 200 personnes se sont rassemblées à Rome, devant le Parlement, pour dénoncer ce plan d'austérité. Symboliquement, certains pressaient des citrons, allusion au sort que le plan réserve selon eux aux retraités.
 
Parmi les principales dispositions prévues par le texte : la réduction des déductions fiscales, qui devrait permettre de récupérer 20 milliards d'euros. Les comptes titres, les bonus et les stocks options devraient être davantage taxés. Les salaires et les embauches des fonctionnaires devraient être gelés. Le plan prévoit également une série de privatisations, étudiées en 2013. Un processus de privatisations doit démarrer en 2013, un ticket modérateur sur les consultations médicales va être introduit.
 
 "La très grande dette publique reste le point le plus vulnérable de l'économie italienne, particulièrement dans ce climat de forte incertitude et de crainte des marchés", a souligné vendredi dans une interview à La Repubblica  le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. Evoquant la possibilité d'un sommet extraordinaire des pays de la zone euro  dans les prochains jours, M. Rehn a assuré que "d'intenses négociations étaient  en cours sur les mesures à prendre en faveur de la Grèce et pour éviter la  contagion". "Il reviendra au président de l'Union européenne Herman Van Rompuy de décider de la convocation ou non du sommet extraordinaire", a-t-il précisé.

le 15 juillet 2011 à 12:29
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