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L'Espagne appelle à l'aide pour ses banques, la zone euro dit oui


le 09 juin 2012 à 21h22 , mis à jour le 09 juin 2012 à 23h25.
Temps de lecture
4min
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ConjonctureLe ministre de l'Economie espagnol a confirmé, samedi, que son pays allait demander "une aide financière européenne" pour redresser son secteur bancaire. Les membres de l'Eurogroupe, qui se sont entretenus samedi, sont prêts à mettre jusqu'à 100 milliards d'euros sur la table.

C'est un appel à l'aide mais "cela n'a rien à voir avec un sauvetage". Longtemps réticente à s'adresser à la zone euro, l'Espagne s'est finalement résignée, samedi, à demander "une aide financière européenne". Objectif ? Redresser son secteur bancaire, de plus en plus défaillant face à la crise. Une annonce faite par Luis de Guindos, ministre de l'Economie espagnol, après une réunion téléphonique de près de 3 heures - un record - des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro.

Le plan d'aide aux banques espagnoles a été évalué à 100 milliards d'euros maximum par l'Eurogroupe. Il s'agit du quatrième pour un pays de la zone euro, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Mais Luis de Guindos a tenu à préciser que le plan espagnol était différent, dans le sens où "les conditions seront imposées aux banques, pas à la société espagnole". L'aide sera ainsi réservée aux "30% [des banques] qui ont le plus de difficultés", et identifiées comme telles dans le rapport du Fonds monétaire international publié vendredi soir. En échange, la zone euro n'imposera pas de politique d'austérité à l'Espagne. Les réformes économiques ne concerneront que le "secteur financier".

La somme versée sera considérée comme de "la dette publique" espagnole, qui va donc augmenter, et "devra absolument être remboursée", a expliqué le ministre. Elle sera injectée dans le fonds public espagnol d'aide au secteur (Frob) qui redistribuera cet argent aux "banques qui le demandent". Quelques heures plus tôt, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt avait évoqué un chiffre "dépassant les 80 milliards d'euros". "Il s'agira en fait d'un des plus grands sauvetages financiers de l'histoire récente", avait-il souligné dans une interview à la radio publique SVT.

Une demande chiffrée formulée "dans quelques jours"

Christine Lagarde, patronne du Fonds monétaire international, a aussi participé à la conférence téléphonique de l'Eurogroupe. Si le FMI participera bien au plan d'aide, il n'aura qu'un rôle de surveillance, rapportent deux sources proches du dossier. Dans son rapport, il chiffrait les besoins du secteur bancaire espagnol à au moins 40 milliards d'euros. La zone euro s'est dite "prête à répondre favorablement à une demande d'aide" en lui prêtant 100 milliards d'euros. "C'est une somme maximum", a précisé Luis de Guindos, soulignant que "très clairement, il y a une marge de sécurité" dans ce chiffre.

Madrid ne présentera une demande chiffrée précise que lorsqu'elle aura les résultats de l'audit réalisé par les cabinets allemand Roland Berger et américain Olivier Wyman. Des résultats connus "dans quelques jours". Wolfgang Schaüble, ministre allemand des Finances, a salué l'accord trouvé avec l'Espagne, qu'il juge "sur la bonne voie". Son homologue français Pierre Moscovici a évoqué un "signal très fort de solidarité".

Dublin veut renégocier son plan d'aide...sur le modèle espagnol

Lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone, le 21 juin à Luxembourg, les Irlandais comptent bien faire entendre leur voix. Des sources gouvernementales européennes assurent samedi soir que Dublin va demander à se voir accorder de manière rétroactive le même traitement que l'Espagne, c'est-à-dire un plan d'aide pour ses banques sans plan d'austérité en contrepartie. L'Irlande avait conclu un plan d'aide international avec l'UE et le FMI en novembre 2010, après l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 qui a dévasté son secteur bancaire. Mais contrairement à Madrid, les 85 millions d'euros qu'elle a reçus étaient assortis de conditions draconiennes.

Commenter cet article

  • sylgui2002 : Pareil moi je demande pas beaucoup juste 0.01% ( je suis pas gourmand ^^) de cette somme me conviendrait très bien. Si ils veulent je peux leur fournir mon rib

    Le 10/06/2012 à 11h00
  • hugues6931 : La France milite pour une DNCG européenne depuis longtemps (organisme qui vérifie les comptes des clubs de foot) et l'Espagne y est opposée car ses clubs cumulent plus de 3 milliards de déficit. Que les banques espagnoles demandent déjà à leurs débiteurs de payer leurs dettes avant de demander à l'Europe de s'occuper des leurs !!!

    Le 10/06/2012 à 10h31
  • francefranche : Tt a fait d accord avec vous!!!

    Le 10/06/2012 à 09h21
  • morob... : Moi, j'ai juste besoin d'un milliardième de 100 milliards! c'est possible mmes et mrs de bruxelles? ha bin non alors, je ne suis pas une banque! si j'en avais fait partie et pour être plus clair, si j'avais été comme les dites banques, auteur de la crise , alors là pas de problème!

    Le 10/06/2012 à 09h07
  • sophie70000 : On croirait que l'Europe joue au monopoly !!! A qui le prochain de "jouer" ?

    Le 10/06/2012 à 08h03
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