L'euro sur la table du déjeuner Sarkozy-Merkel

le 05 décembre 2011 à 07h03 , mis à jour le 05 décembre 2011 à 13h58

Dossier : Crise financière

Dossier difficile ce lundi à l'Elysée pour le déjeuner de travail auquel se retrouvent le chef de l'Etat français et la chancelière allemande : une fois encore, il s'agit de tenter de s'accorder sur les moyens de sortir la zone euro de la tempête.

Nicolas Sarkozy recevant Angela Merkel à l'Elysée pour un déjeuner de travail consacré à l'euro (5 décembre 2011)Nicolas Sarkozy recevant Angela Merkel à l'Elysée pour un déjeuner de travail consacré à l'euro (5 décembre 2011) © TF1/LCI

C'est une nouvelle semaine de tous les dangers qui s'ouvre ce lundi pour la zone euro, alors que ses dirigeants tentent toujours d'éteindre l'incendie de la crise de la dette. Nicolas Sarkozy reçoit la chancelière allemande Angela Merkel à l'Elysée pour un déjeuner de travail qui s'annonce crucial. Selon le président de la République, Paris et Berlin feront des "propositions" pour "garantir l'avenir de l'Europe", menacée d'éclatement. Une conférence de presse doit avoir lieu dans l'après-midi.

  • La gauche impute à Sarkozy les menaces sur le "triple A" français

    REACTIONS. L'opposition accuse le chef de l'Etat d'être responsable du risque de dégradation de la note souveraine de la France. Elle juge que les appels de Nicolas Sarkozy à l'adoption d'une "règle d'or" budgétaire ne sont pas à la hauteur de la situation.

    Publié le 06/12/2011 La gauche impute à Sarkozy les menaces sur le "triple A" français
  • Qui sont les créanciers de la France ?

    Standard & Poor's a mis lundi sous surveillance avec implication négative la note souveraine de la France, en même temps que les notes de 14 autres pays de la zone euro. Mais qui sont les principaux détenteurs de la dette souveraine de la France ?

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  • "Germanophobie" : la gauche contre-attaque

    De François Hollande à Benoît Hamon en passant par Pierre Moscovici, des voix s'élèvent au sein du PS pour dénoncer le procès en "germanophobie" qui lui est fait par la droite.

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  • "Germanophobie" : Fillon tance Hollande sur les "dérapages"

    Après Alain Juppé, c'est le chef du gouvernement qui s'en est pris dimanche à François Hollande pour les propos "aux relents germanophobes" entendus au sein du PS, en l'appelant à trouver "la fermeté de mettre un terme aux dérapages de ses amis".

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  • Sarkozy à Toulon : "un aveu d'échec" pour Hollande

    Après le nouveau discours de Toulon du chef de l'Etat, François Hollande juge que "la parole de Sarkozy s'est épuisée". Le candidat PS à la présidentielle voit dans ce discours "un aveu d'échec et un constat d'impuissance".

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  • "Germanophobie" : la gauche répond à Juppé

    Après la mise en garde du ministre des Affaires étrangères, la gauche tente de faire front. Selon Jean-Marc Ayrault, "ce qui est dommageable, ce n'est pas que Mme Merkel défende ses convictions, c'est que la France n'ait plus, depuis que M. Sarkozy la dirige, les moyens de faire contrepoids".

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  • "Germanophobie" : Juppé met en garde, Hollande est d'accord

    Alain Juppé dénonce les socialistes qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", après les déclarations de responsables de gauche critiquant la politique européenne de l'Allemagne. Du côté du camp Hollande, on tente de calmer le jeu.

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  • L'électorat de Hollande partagé sur les réponses à la crise

    Selon un sondage Ifop, les deux-tiers des sympathisants UMP approuvent les décisions de Nicolas Sarkozy en matière d'austérité et d'intégration européenne, sujets sur lesquels l'électorat socialiste est nettement plus partagé.

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  • Zone euro : sur quoi portent les négociations au juste ?

    Traités, rigueur budgétaire, pacte de stabilité... De nouveaux enjeux sont débattus avant le prochain sommet européen "de la dernière chance", les 8 et 9 décembre. De quoi parle-t-on ?

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  • Crise de l'euro : Merkel à Paris lundi pour discuter de la gouvernance

    Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors de son discours sur la crise à Toulon, qu'il recevrait Angela Merkel lundi et qu'ils feraient des "propositions" communes sur l'Europe. Au programme : un renforcement de la gouvernance de la zone euro pour une plus grande discipline budgétaire.

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  • Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro

    Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.

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  • Sarkozy et la panoplie du candidat

    REVUE DE PRESSE - Même si l'Europe a été au coeur du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, les éditorialistes y ont vu le lancement de la campagne présidentielle. Et malgré les dénégations de l'UMP, ils estiment que le chef de l'Etat a déjà endossé "la panoplie du parfait candidat".

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  • Menace sur le AAA : et si c'était une bonne nouvelle ?

    ANALYSE. François-Xavier Pietri, chef du service économie de TF1, décrypte l'avertissement de l'agence de notation Standard & Poor's sur les notes des pays de la zone euro. : une menace "sérieuse" mais qui pourrait peut-être favoriser la prise de décisions lors du sommet de vendredi.

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  • Malgré les efforts, Standard & Poor's menace

    Standard and Poor's a lancé lundi un nouvel avertissement aux 15 pays de la zone euro, mais particulièrement la France dont la note pourrait baisser de deux crans. L'agence s'inquiète notamment pour la croissance qui ne devrait pas dépasser les 0.5% selon elle l'an prochain.

    Publié le 06/12/2011 Malgré les efforts, Standard & Poor's menace
Plus d'infos

Le temps presse pour accorder leurs positions : les deux dirigeants se retrouveront en fin de semaine à Bruxelles avec l'ensemble de leurs partenaires européens. Ce sommet débutera vendredi mais pourrait se prolonger durant le week-end. Une autre occasion de s'entretenir leur sera toutefois offerte jeudi lors de la réunion du Parti populaire européen à Marseille, à laquelle ils participeront tous deux.

Merkel critiquée jusqu'en Allemagne

Nicolas Sarkozy comme Angela Merkel l'affirment : l'UE est à un tournant. "L'Europe n'est plus un choix, elle est une nécessité. Mais la crise a révélé ses faiblesses et ses contradictions. Elle doit être repensée, elle doit être refondée", avait affirmé Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon. Le lendemain, Angela Merkel martelait, devant le Bundestag, son intention de modifier les traités européens pour réformer la zone euro et la transformer en une véritable union budgétaire. Mais si les deux dirigeants sont d'accord sur l'objectif, la "refondation" de l'Union européenne, passant par une révision des traités et une plus grande discipline budgétaire, ils ne s'accordent pas totalement sur les moyens d'y parvenir.

Nicolas Sarkozy, initialement réservé sur un changement des traités, s'est finalement résolu à cette exigence allemande. Paris se dit désormais favorable à un traité "plus intrusif", facilitant les sanctions pour les Etats jugés laxistes et donnant davantage de moyens de surveillance aux autorités européennes sur les budgets nationaux. Mais en échange, Nicolas Sarkozy attend de Berlin plus de solidarité européenne comme la possibilité pour la Banque centrale européenne de racheter de la dette des pays les plus fragiles de l'Union. Ou une mutualisation des dettes de ses membres, c'est-à-dire de créer des euro-obligations. Pas question, répond Angela Merkel. Mais son inflexibilité commence à être critiquée en Allemagne même, où l'ancien chancelier Helmut Schmidt l'accuse d'isoler le pays.

le 05 décembre 2011 à 07:03
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24 Commentaires

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  • 777xc68, le 05/12/2011 à 16h52

    Satisfaire les marchés boursiers est une chose, mais pendant ce temps, les citoyens d´europe meurent a petit feu.

  • mafrance1, le 05/12/2011 à 15h56

    La Grande Bretagne et d'autres qui ont gardé leur monnaie ne semblent être ni pire ni mieux que les pays qui sont passés à l' Euros....donc Euros ou pas ??

  • plela, le 05/12/2011 à 15h46

    L'Allemagne n'imprime que des euros pour le moment et raisonnablement.

  • tongji01, le 05/12/2011 à 14h57

    ..."brasser du vent"... c'est ca ou l'air vicie puis l'asphyxie.

  • kosotto1, le 05/12/2011 à 14h56

    J'opte sans hésitation pour la seconde solution !

  • kosotto1, le 05/12/2011 à 14h33

    Vous voulez revenir au franc? Des tests ont déjà été faits. Avec la dévaluation qui suivrait 20 euros ne vaudraient plus que 100 francs. Du coup vos économies fondraient de 25 à 30%. Votre salaire resterait le même mais il serait gelé plusieurs années à cause d'un plan de rigueur qui suivrait inévitablement ce changement de monnaie. Moi je préfère rester à l'euro même si l'on doit souffrir encore quelques temps.

  • seiyar70, le 05/12/2011 à 14h24

    Ils ne veulent pas nous sortir de là Chtiobaptiste , ils ne le peuvent pas , ils sont incapables de résoudre cette crise intelligemment et ils font juste du brassage d'air en essayer de retarder l'échéance le plus possible , échéance qui sera l'effondrement de l'UE et de la zone euro. L'euro et l'UE , c'est un train lancé à 300km/h qui se trouve à 3 mètres d'un mur

  • panchovillain, le 05/12/2011 à 14h01

    2 solutions: Sortir de l'Euro et de l'Union et se replier sur soi-même ou créer une Fédération d'Europe une bonne fois pour toute...au peuple européen de choisir...

  • didierbretagne, le 05/12/2011 à 13h02

    Lorsque je vois le nombre de ceux qui "aiment" des phrases qui vous enverraient en prison dans les pays maghrébiens ou Russes ou Chinois...... je suis surpris du nombre de capables dont vous faites très certainement partie. Enfin assis derrière votre ordinateur mais de nos jours tout le monde peut en avoir un.

  • gcure, le 05/12/2011 à 12h56

    Tant qu'ils ne parlent pas des modalités de la sortie de la monnaie unique ils ne feront que gesticuler...L'Allemagne réimprime déjà des Marks il faudrait faire de même

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