L'Eurogroupe met la pression sur la Grèce et sur l'Italie

le 08 novembre 2011 à 07h37 , mis à jour le 08 novembre 2011 à 07h40

Les ministres des Finances de la zone euro exigent que la Grèce s'engage par écrit à respecter les mesures décidées pour assainir ses comptes publics de la Grèce. Rome voit pour sa part débarquer une "troïka" qui rappelle beaucoup celle qui avait examiné les comptes d'Athènes.

Pas question de laisser la Grèce prendre une nouvelle fois toute la zone euro par surprise, comme lors de l'annonce par Georges Papandréou d'un référendum sur le plan d'aide à Athènes trouvé au bout d'interminables et douloureuses tractations. A présent que ce projet de référendum est abandonné, et qu'un accord a été trouvé pour former un gouvernement d'union nationale, dont Papandréou ne devrait pas faire partie, l'Eurogroupe veut des garanties. Voilà pourquoi la zone euro a mis lundi soir au pied du mur à la fois les socialistes et la droite en Grèce, appelés à gouverner ensemble, en leur demandant un engagement écrit à respecter les promesses d'économies budgétaires et de réformes avant le versement de nouveaux prêts.

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"Nous allons demander aux autorités grecques d'envoyer une lettre signée par les deux principaux partis, afin de réaffirmer" l'engagement du pays à respecter les mesures décidées pour assainir les comptes publics du pays ainsi que le plan de sauvetage du 27 octobre, a déclaré le chef de file des ministres des Finances de l'Union monétaire, Jean-Claude Juncker, à l'issue d'une réunion à Bruxelles. Cette lettre est la condition posée au déblocage de la prochaine tranche de prêts de 8 milliards d'euros tirée du premier plan de sauvetage à la Grèce, vitale pour le pays qui risque sinon de se retrouver en cessation de paiement, a-t-il précisé. Ce versement pourra intervenir "dans le courant de novembre" si cette condition est remplie, a indiqué pour sa part le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

En Italie, la "troïka" se reforme

En Italie, les membres de l'Eurogroupe ont également accentué un peu plus la pression sur le gouvernement de Silvio Berlusconi pour qu'il mette pleinement et rapidement en oeuvre le programme de réformes et d'économies annoncés depuis septembre. Rome, qui souffre d'un fort déficit de confiance vis-à-vis des investisseurs a dû se résoudre la semaine dernière à demander à ce que des inspecteurs de la Commission et du FMI surveillent la bonne mise en oeuvre des réformes. Ces derniers seront rejoints dans la semaine par des représentants de la Banque centrale européenne, reformant ainsi sans en avoir le nom officiel les "troïka" qui ont préparé les plans d'aide en Grèce, en Irlande et au Portugal. L'évolution de la situation reste cependant suspendue à un éventuel départ de Silvio Berlusconi, dont la situation politique apparaît de plus en plus fragile.

Enfin, les ministres ont cherché à débloquer les discussions sur les aspects techniques du recours à l'effet de levier pour porter les capacités du Fonds européen de stabilité financière à au moins 1000 milliards d'euros. Cette dernière question avait été largement abordée jeudi et vendredi au sommet du G20 de Cannes, dans la mesure où le FMI pourrait prêter un soutien administratif et technique, mais sans résultats concrets.

Lundi, le directeur général du FESF, Klaus Regling, est reparti avec un accord a minima sur un document technique présentant les différentes options disponibles, tournant autour d'un mécanisme d'assurance partielle des nouvelles obligations émises en zone euro et d'un dispositif consistant à attirer des contributions extra-européennes dans un nouveau fonds adossé au FESF et au FMI. Il aura désormais pour charge de présenter aux investisseurs internationaux potentiels, intervenants de marché et agences de notation au cours des prochaines semaines. Selon le voeu de l'Eurogroupe, ces travaux techniques devront être terminés d'ici fin novembre, afin que le fonds "maximisé" puisse être utilisé dès le mois de décembre.

le 08 novembre 2011 à 07:37
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3 Commentaires

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  • look165, le 08/11/2011 à 12h56

    Solution Shadok : Que la Grèce et l'Italie s'échangent leur Premier Ministre !

  • barrny, le 08/11/2011 à 12h28

    Quelle fantastique nouvelle, nous allons finir par avoir ces deux monstres que sont la dépression puis l'hyperinflation ... (avec le cortège de souffrance que cela va engendrer on reviendra à la même situation qui a présidé aux évènements de 39-45).

  • look165, le 08/11/2011 à 12h15

    Evidemment, la pression, c'est une spécialité franco- allemande...Ein Bier, Bitte.

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