La Bourse sourit à la rigueur

Par TF1 News (D'après agence), le 18 mai 2010 à 06h20 , mis à jour le 18 mai 2010 à 11h55

Comme le week-end dernier, deux visions se sont affrontées à Bruxelles : la vision allemande d'un mécanisme activé par les parlements nationaux au cas par cas et celle française d'un dispositif permanent.

Comment sauver l'euro ? © TF1/LCI

La Bourse de Paris était bien orientée mardi en début de matinée (+1,39%) dans un marché rassuré par les projets de renforcement des contrôles budgétaires dans la zone euro et alors que les prix de certains titres attisent des chasses aux bonnes affaires. Avant 11 heures, l'indice vedette était en nette progression.

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    Les parlementaires grecs ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le budget de 2011 qui prévoit 14 milliards d'euros d'économies.

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    77% des Français ne croient pas en une amélioration de la situation économique en France, selon un sondage.

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Plus d'infos

Une relative stabilisation de l'euro/dollar qui après être passé à 1,223 s'inscrivait autour de 1,24, a ramené un début de serénité sur les marchés. Chez Global Equities, les analystes recommandent des achats de titres après  la forte décote depuis le début de l'année (l'indice Eurostoxx 50 a lâché 30%). "Les valeurs vedette en Europe sont probablement les plus intéressantes en terme de valeur aujourd'hui", soulignent-ils. Sur le front des valeurs, les bancaires se redressaient nettement, rassurés par les propos des ministres des Finances de la zone euro et le redressement de l'euro.

Veolia progresse

Signe de la bonne tenue des valeurs, même Renault pourtant affecté par un changement de recommandation par les analystes de Barclays, réussissait à rester dans le vert (+0,45% à 31,04 euros). Enfin Veolia Environnement performait. Veolia Eau, la branche de Veolia Environnement, serait sur le point de remporter le gigantesque contrat pour la distribution d'eau potable dans une centaine de communes d'Ile-de-France (IDF), selon Les Echos.

 
 
 
 

Surveillance accrue 

Une semaine après avoir décidé d'un plan massif de stabilisation de la zone euro - qui sera examine par l'Assemblée en France le 31 mai -, l'Eurogroupe a longuement débattu lundi de ses modalités techniques, qui devraient être précisées dans les prochains jours en s'inspirant des conditions assorties au dispositif de soutien à la Grèce. A nouveau réunis à Bruxelles, les ministres des Finances des pays de la monnaie unique ont également soutenu la proposition de la Commission européenne d'organiser au premier semestre de chaque année un examen contradictoire des projets de budgets nationaux et ont estimé que la réduction des déficits publics ne devrait pas se faire au détriment de la croissance.

"En ce qui concerne le mécanisme européen de stabilité financière, nous en avons discuté les principes et les paramètres afin que les travaux techniques puissent être conclus prochainement", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. "Nous en avons discuté la mise en œuvre pratique. Si un pays veut avoir recours à ce programme, il devra avoir le même type de conditions financières que celles de la Grèce", a-t-il ajouté. En coulisses, comme le week-end dernier, deux visions se sont affrontées: la vision allemande, appuyée notamment par les Pays-Bas, d'un mécanisme activé par les parlements nationaux au cas par cas et celle française d'un dispositif permanent. "Cela a été assez laborieux", a dit la ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, qui a précisé que le mode de fonctionnement et le plafond total du "European Financial Stability Fund" avaient été au cœur du débat. Les 16 Etats de la zone euro seront actionnaires de cette nouvelle structure, la Commission agira en qualité d'observateur et la Banque européenne d'investissement prêtera un soutien administratif, a-t-elle dit.

"Une proposition vertueuse" 
 
Plus tôt dans la journée, l'Allemagne avait insisté sur la nécessité pour l'Europe de s'attaquer à la réduction des déficits et la réforme du pacte de stabilité après s'être donnée de l'air avec le plan de 750 milliards d'euros mis sur la table la semaine dernière. Berlin a annoncé préparer des propositions afin de se prémunir contre d'autres crises de la dette et des journaux ont laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'un mécanisme de "frein à la dette" similaire à celui inscrit l'an dernier dans la constitution allemande.  De son côté, le membre allemand du directoire de la Banque centrale européenne, Jürgen Stark, s'est prononcé en faveur de la création d'un organisme indépendant capable de sanctionner les pays ayant adopté l'euro si leur budget s'enfonce trop dans le rouge. Angela Merkel a elle insisté mardi sur le fait que "les pays qui ne sont pas dans la ligne de mire des marchés financiers comme l'Allemagne et, selon ce que le président Sarkozy m'a dit, la France, devraient aussi prendre des mesures". "Le plan de sauvetage de la Grèce a montré que l'Europe était capable de réagir quand cela est nécessaire", a-t-elle dit.

Réagissant aux propositions de la Commission européenne en vue d'organiser un examen par les pairs des projets de budget nationaux, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a dit que les ministres des Finances des Seize avaient considéré qu'elles allaient dans la bonne direction. "Il n'est pas question de porter atteinte au premier pouvoir parlementaire qui est le pouvoir budgétaire. Il nous importe que les parlements nationaux puissent prendre leurs décisions en connaissance de cause", a-t-il dit. "Les Etats membres se soumettrons à un examen contradictoire de leurs politiques budgétaires. C'est une proposition vertueuse que celle émise par la Commission", a-t-il encore fait valoir.

La première tranche d'aide versée à la Grèce

La Grèce attendait mardi la première tranche d'aide financière des pays de la zone euro, d'un montant de 14,5 milliards d'euros, dans le cadre d'un programme sans précédent de 110 milliards sur trois ans visant à soutenir le pays, plongé dans une grave crise financière. "On a pu constater que l'ensemble des pays (de la zone euro) qui devaient se mobiliser pour que la Grèce fasse face à sa tombée de dette du 19 mai, avaient bien rempli les engagements", a indiqué la ministre française de l'Economie Christine Lagarde. Elle a précisé que "la France transmettrait à la Grèce le 18 mai 3,3 milliards d'euros, ce qui correspond à notre quote-part, pour permettre à la Grèce de répondre à ses obligations". La Grèce avait demandé le 11 mai le versement d'une première tranche de 20 milliards d'euros (5,5 milliards d'euros au Fonds monétaire européen et 14,5 milliards aux pays de la zone euro) sur le programme sans précédent de 110 milliards (80 milliards de l'UE et 30 du FMI) sur trois ans accordé par les deux  institutions. Cette somme sera utilisée pour rembourser la dette du pays, qui a  atteint 115% du PIB en 2009. La première partie du prêt du FMI, d'un montant de 5,5 milliards d'euros, avait été encaissée le 12 mai par la Banque de Grèce.

Par TF1 News (D'après agence) le 18 mai 2010 à 06:20
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28 Commentaires

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  • 421123, le 19/05/2010 à 03h08

    Logiquement OUI.

  • syberya, le 18/05/2010 à 19h38

    L'économie vue et corrigée par inspatatrac, les résumés simplistes, qui ne résument absolument rien, non mais vous en avez pas marre de dire n'importe quoi...pfitttt Ben heureusement que la bourse ne se limite pas qu'au fait que nous vivions à crédit, et que nous défilions dans les rues pour demander, non des aides, mais bien souvent à vivre décemment.... Ce qui donne du pouvoir à la bourse, ce sont les spéculateurs avertis, vous savez ces charognards de la haute voltige financière, ceux qui sont à l'affût des animaux blessés..Alors, que de plutôt toujours nous servir vos laïus juste pour nous faire passer pour des assistés de la Nation, attelez vous avec vôtre " science " à conseiller nôtre gouvernement d'arrêter de fermer nos usines, de laisser partir nos brevets, et de revenir au joli temps d'avant ou la France avait l'industrie et l'agriculture les plus performantes d'Europe. Cordialement

  • panchovillain, le 18/05/2010 à 17h30

    A Syberya, vous parlez du peuple Francais comme si nous étions unis, tous du même avis, tous voulant la même chose etc etc...la France et les Francais c'est d'abord et avant tout, une diversité de gens et une multitude d'idées différentes...nous ne somme pas tjrs d'accord avec Sarko, mais une majorité d'entre nous avons voté pour lui, l'Euro est attaqué certes, mais nous, les Francais, l'avons voulu et le defendons! Nous sommes fier de notre Euro qui tutoie le Dollar!

  • kilian0611, le 18/05/2010 à 17h18

    Pour les solutions ont s'en remet a vous syberya vous avez reponse a tout !!! quand aux problemes que rencontres sarko sur les reformes il faut bien le dire c'est du aux Forces de Gauche qui ne veulent pas en entendre parlez et bloquent tout alors qu'ils auraient du les faire lorsqu'ils etaient au pouvoir (voyez par conséquence a quelle point le spartis de Gauche sont courageux bref) et nous avons la un président qui gesticulent certes (jsuis pas sarkozyste) mais qui a moins le courage de s'attaquer aux reformes malgre le faites que cela soit impopulaires alors qu'il pourrait laisser et faire son mandat tranquille pepere voyez la différence avec vos amis de gauche 1 qui n'ont fait aucune reforme 2 critiquent a tout va 3 ne proposent rien

  • ehsclem, le 18/05/2010 à 16h55

    Syberya, les agences de notations n'ont pas plombe l'euro. Elles ont juste emis un avis negatif sur la capacite de la Grece a rembourser sa dette considerant sa situation economique. Ce qui a perturbe l'euro, c'est que les investisseurs ont eu peur d'un effet de contagion aux autres pays europeens et donc achetent des dollars ou des yens afin d'investir ailleurs. Peut on les blamer? Pour en revenir a la dette greque. Lorsque vous emprunter de l'argent, vous etes soumis a l'offre et a la demande. Si les gens ont confiance en vous, ils vous feront un "prix d'ami" via un taux d'interet faible. Dans le cas contraire, le taux sera plus important pour faire face au risque potentiel de non remboursement. Si le taux est trop important alors a ce moment il faut prendre ses responsabilite et augmenter ses recettes ou alors diminuer ses depenses.

  • syberya, le 18/05/2010 à 15h51

    Euhhh, ok pour ce qui est de la confiance, ce pourquoi la Grèce en se discréditant face à ses créanciers, à fragilisé l'euro, donc les agences de notation ont plombé la monnaie, qui du coup à rendu les investisseurs frileux et se sont via les spéculateurs, défaits de tous leurs actifs côtés en euros. Par ailleurs, le fait que des investisseurs parient sur sa chute prochaine n'est aujourd'hui un secret pour personne.. Je ne vois donc pas en quoi les lambda que nous sommes puissions, en l'état actuel des choses faire quoique ce soit, vu le peu de plumes qu'il nous reste....

  • al38240, le 18/05/2010 à 15h41

    Les pays européens , la France en particulier, vivent au dessus de leurs moyens pour la bonne cause, pourrait-on dire, puisqu'ils socialisent les citoyens. Mais lorsque les recettes sont inférieures aux dépenses, que fait-on ? On emprunte aux banques avec des intérêts à rembourser et alors apparaît la dette puisque ces pays, ne pouvant rembourser les intérêts empruntent à nouveau pour les payer et la spirale commence ! La bourse n'intervient qu'après. Pour l'exemple, l'Allemagne est créditeur de 200 milliards d'Euros et ne doit pas emprunter beaucoup ! ! La France est débiteur de 800 milliards d'Euros ! Cherchez l'erreur !

  • syberya, le 18/05/2010 à 15h38

    @inspatatrac--- D'accord, mais en l'occurrence c'est quand même vous qui philosophez :o). En fait que voulez-vous que les français voient de plus qui ne soit évident et clair à leurs yeux ? Un gouvernement qui n'a tenu aucun de ses engagements, des réformes qui se sont dissoutes au fur et à mesure de la crise, sous prétexte de ne pas vouloir contrarier les français...alors là ça me laisse pantoise, devant tant de frilosité, alors qu'il aurait fallu les faire ces réformes, crise ou pas crise !!!!! car nous demande t-on nôtre avis dès lors qu'il s'agit d'augmenter le gaz, les impôts, etc etc...non, alors ? Sachant d'autant plus que Mr Sarkozy a été élu sur un programme dont les réformes étaient les piliers !!!! expliquez moi donc pourquoi il ne s'est pas jeté à corps perdu dans ce combat?? Moi je pense qu'il s'est tout simplement laissé distancier, et qu'il s'est fourvoyé avec le bouclier fiscal dont il en a fait une affaire personnelle, semant la discorde au sein de sa propre majorité..Mr Sarkozy, s'est en plus entouré, de Don Salluste ( s ), serviteurs obéissants et manipulables à souhait, triés sur le volet, mais jamais sur leurs compétences si ce n'est celle de plier l'échine devant lui...Comment voulez-vous que les français arrivent à faire la part des choses, devant un pareil tableau !!! vous avez une solution, une réponse ? Car certes nous râlons, mais il n'en reste pas moins que, en quoi sommes nous directement responsables de la dette du Pays, les français bossent, paient des impôts, ils cotisent, ils consomment, etc etc...et que fait le gouvernement de tous ces milliards qu'ils engrangent? Moi je veux bien, mais ils ne se trouvent pas dans les compte bancaires des français....Là sont les faits !!! et nous leur accordons et beaucoup d'importance, et toute nôtre attention..Cordialement syberya

  • inspatatrac, le 18/05/2010 à 15h36

    Ca n est pas la bourse qui vous a pousse a payer votre systeme de protection sociale avec l argent des investisseurs de la bourse. Vous vous etes mis dans cette situation tout seul et ainsi vous donnez a la bourse le pouvoir de vous dicter ses conditions....

  • syberya, le 18/05/2010 à 14h26

    Ben l'une ne va pas sans l'autre, et en ce moment c'est la première qui bouscule la deuxième...et qui la fragilise...Merci la Grèce....

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