Siège de l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) à New York © ABACAPress
- Quelles conséquences en cas d'une perte du triple A ? - 01 min 15 s
- Triple A : la menace pesait depuis longtemps - 01 min 42 s
- Le gouvernement a préparé l'opinion à la perte du triple A - 01 min 33 s
- Perte du triple A : quelles conséquences ? - 01 min 18 s
- Les Etats-Unis ont bien vécu leur perte du triple A - 02 min 07 s
Le Portugal sera-t-il la prochaine Grèce ?
Alors que s'ouvre un nouveau sommet européen, bien moins tendu que les derniers, la situation économique du Portugal se dégrade. Les marchés financiers craignent un défaut.
Publié le 27/01/2012
Crise de la dette : l'Europe veut sortir la tête de l'eau
Malgré les difficultés persistantes de la Grèce, le sommet de ce lundi à Bruxelles vise à apporter un message d'optimisme. Au menu : croissance et emploi, thèmes largement occultés par la crise. Même si le véritable enjeu tourne autour de l'adoption du pacte budgétaire...
Publié le 30/01/2012
Perte du triple A : une semaine après, que s'est-il passé ?
Depuis que la France a été dégradée, avec 8 autres pays de la zone euro, vendredi, les taux auxquels ces Etats empruntent diminuent, contrairement à ce qui était envisagé alors. Grâce à l'action de la BCE explique l'économiste Michel Aglietta.
Publié le 19/01/2012
Après la dégradation par S&P, les marchés restent sereins
Les Bourses européennes restaient stables, lundi et ont terminé dans le vert. Une émission de dette française s'est faite avec des taux en baisse.
Publié le 16/01/2012
Perte du triple A : quelles conséquences concrètes ?
DECRYPTAGE-Alors que la note française a été abaissée de AAA à AA+, à quoi devons-nous nous attendre désormais ?
Publié le 13/01/2012
Réglementer les agences de notation : est-ce possible ?
INTERVIEW - Mardi, la Commission européenne doit proposer une batterie de mesures pour encadrer les agences de notation si décriées ces derniers temps. Efficaces ou pas ? Tour d'horizon avec l'économiste Norbert Gaillard.
Publié le 14/11/2011
Après la bourde de S&P, comment se prémunir des agences de notation ?
L'incident qui a provoqué la fureur de Bercy et l'ouverture d'une enquête du gendarme des marchés continue à faire réagir en France. Il pourrait aussi accélérer une évolution de la législation européenne qui permettrait à l'avenir à un Etat de saisir la justice dans un cas similaire.
Publié le 11/11/2011
USA: soupçons de fuites chez une des grandes agences de notation
Selon un rapport de la commission des opérations de Bourse américaine (SEC), les procédures internes d'une des trois grandes agences d'évaluation financière semblent "permettre" des fuites sur les décisions concernant la notation des entités qu'elle examine.
Publié le 01/10/2011
Haro sur les agences de notation!
Les responsables européens - d'Angela Merkel à Michel Barnier - pestent contre les agences de notation, des critiques qui se font plus dures après la dégradation spectaculaire du Portugal.
Publié le 06/07/2011
Triple A : la classe politique réagit
Après l'annonce de la perte du triple A par la France, les politiques se sont succédés vendredi pour réagir. Extraits.
Publié le 13/01/2012
Perte du triple A : des répercussions politiques ?
Le triple A, c'était le certificat de bonne conduite économique pour le Président de la République. La dégradation de la note de la France par l'agence Standard & Poor's pourrait avoir des répercussions politiques, à 100 jours de la présidentielle.
Publié le 13/01/2012
Triple A français : le rétropédalage du gouvernement
Après avoir fait du triple A français un trophée, un "atout à préserver à tout prix", l'Exécutif avait changé son fusil d'épaule dès mi-décembre avec les rumeurs de dégradation de la note, pour en minimiser les conséquences.
Publié le 13/01/2012
Perte du triple A : quelles conséquences ? L'analyse d'un économiste
Selon l'analyse d'Eric Heyer, économiste à l'OFCE, si la France emprunte plus cher, la situation pourrait se tendre pour de nombreux secteurs de l'économie.
Publié le 13/01/2012
Vendredi, au 20 heures de France 2, François Baroin a précisé qu'il n'y aurait pas de nouveau plan de rigueur. A noter par ailleurs que les deux autres agences de notation, Fitch et Moody's, maintiennent pour l'heure la France à la plus haute note. Cette semaine, l'agence de notation Fitch avait annoncé ne pas envisager de dégrader la France cette année. Moody's, qui s'était laissé trois mois pour réflechir, doit cependant annoncer si elle dégrade la note de la dette française d'ici au 18 janvier...
L'Allemagne en perspective stable
Par contre, de l'autre côté du Rhin, tout va bien. Première puissance économique de la zone euro, l'Allemagne conserve son triple A avec perspective stable. Une décision qui creuse encore plus évidemment l'écart entre les situations économiques de la France et de l'Allemagne, dont les indicateurs macroéconomiques divergent de plus en plus (croissance, taux de chômage et dette publique). Autres pays à conserver leur triple A : les Pays-Bas, le Luxembourg et La Finlande. A noter que l'Estonie, la Belgique et l'Irlande ne sont pas dégradées non plus.
Quoiqu'il en soit, la France n'est pas la seule dans la zone euro à se voir rétrogradée : la Slovaquie (actuellement notée A+) perd également un cran mais reste en perspective stable. L'Autriche (notée AAA) est également sanctionnée : elle passe de "AAA" à "AA+". Et il y a d'autres perdants du soir, et pas des moindres : à commencer par l'Italie qui chute de deux crans, passant de A à BBB+. L'Espagne perd aussi deux crans passant de AA- à A, avec perspective négative. Le Portugal voit de son côté sa note reléguée en catégorie spéculative, passant de BBB- à BB. Même sort pour Chypre qui voit sa note abaissée de deux crans à BB+.
Détail de taille, hormis l'Allemagne et la Slovaquie, l'agence de notation financière Standard and Poor's a placé sous perspective négative tous les pays de la zone euro. "Les perspectives sur les notes long terme de l'Autriche, la Belgique, Chypre, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Slovénie et l'Espagne, sont négatives", selon un communiqué de l'agence qui estime à une sur trois les chances d'un nouvel abaissement en 2012 ou 2013.
"Décision aberrante"
L'Europe se prend donc une grande claque vendredi soir. Dans un communiqué, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn cache difficilement son agacement : "Après avoir vérifié que le moment n'a pas été choisi au hasard, je regrette la décision aberrante prise aujourd'hui par Standard and Poor's concernant la note de plusieurs pays de la zone euro, au moment où celle-ci agit de manière décisive sur tous les fronts pour répondre à la crise", écrit-il. Olli Rehn fait allusion a la tentative européenne de mettre en place un pacte budgétaire négocié lors du sommet du 9 décembre qui vise à éviter un nouveau dérapage de la zone euro. Mais pour l'agence de notation américaine, le projet européenne qui intègre une règle d'or "ne constitue pas une avancée d'envergure suffisante pour pouvoir répondre pleinement aux problèmes financiers de la zone euro". Du côté de Berlin, souvent critiqué pour refuser de lâcher du lest sur la BCE en l'autorisant à financer clairement la dette européenne, on tente de calmer le jeu : Le ministère allemand des Finances a assuré que la zone euro allait "stabiliser" ses finances et "rétablir la confiance des marchés". On attend les mesures...
"Un atout à préserver à tout prix"
Au-delà de la question de la zone euro, la France se trouve désormais face à un nouveau défi : digérer la perte de son triple A. Tant économiquement que politiquement. Dès décembre, après s'être posé en garant du triple A -"un atout à préserver à tout prix"-, le gouvernement préparait l'opinion publique à la perte du "AAA". Nicolas Sarkozy avait ainsi assuré, dans un entretien au Monde mi-décembre, qu'une dégradation "serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable". Deux jours plus tard, c'était au tour d'Alain Juppé de se montrer rassurant dans un entretien aux Echos : "ce ne serait pas une bonne nouvelle bien sûr, mais ce ne serait pas non plus un cataclysme". Vendredi, Valérie Pecresse, porte-parole du gouvernement assurait de son coté sur BFM TV que la "France est une valeur sûre".
Pour les marchés, la France avait déjà perdu son triple A
Les marchés, eux, ont depuis longtemps pris les devants. Selon les dirigeants de Standard & Poor's à Paris, interrogés le 6 janvier par le Parisien, la France ne valait plus qu'un triple B sur les marchés. Par ailleurs, les rumeurs d'une dégradation avaient parcouru les Bourses à plusieurs reprises avant Noël. "Le problème est avant tout le fonctionnement de la zone euro qui laisse à désirer", expliquait Jean-Michel Six, chef économiste de S&P pour l'Europe. Les taux auxquels les pays de la zone empruntent se sont tendus la première semaine de janvier.
Vendredi après-midi, la Bourse de Paris tombait brusquement dans le rouge avant de remonter pour terminer à -0,11%. L'euro repassait tout aussi brutalement sous les 1,27 dollar pour atteindre 1,2638 dollar à 16h20.
Selon Patrick Artus, l'économiste de Natixis, la dégradation de la France peut soulever d'autres questions : "est ce que Standard & Poor's ne sera pas obligé de dégrader les entreprises proches de l'Etat, ou celles qui se portent bien mais dont on aurait du mal à accepter qu'elles soient mieux notées que l'Etat ? Il pourrait y avoir plus d'effets collatéraux que d'effets directs".
Retour MYTF1
Le Portugal sera-t-il la prochaine Grèce ?
Chargement en cours...




