La Grèce donne encore des sueurs froides à l'Europe

le 19 novembre 2011 à 09h39 , mis à jour le 19 novembre 2011 à 09h41

Dossier : Crise financière

Les réformes requises tardent. Le dirigeant conservateur Antonis Samaras a déjà fait connaître son intention de renégocier les conditions de l'aide européenne s'il remporte les prochaines législatives. La troïka revient à Athènes pour exiger de tous les partis des engagements écrits.

Les dirigeants européens, lassés de l'incapacité d'Athènes à atteindre ses objectifs budgétaires, craignent que les partis politiques rechignent à s'engager à mettre en oeuvre des réformes impopulaires avant les élections législatives du 19 février. Le dirigeant de la formation conservatrice Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a ainsi d'ores et déjà annoncé sa volonté d'obtenir la majorité absolue lors du scrutin afin de renégocier les conditions du plan de soutien européen. Les créanciers, pour leur part, ont prévenu qu'ils bloqueraient le versement des huit milliards d'euros du premier plan d'aide nécessaires à Athènes pour éviter le défaut de paiement dès le mois prochain.

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    Les Etats membres de la zone euro et du G20 se réuniront jeudi matin à cannes pour un nouveau sommet consacré à la Grèce avant l'ouverture du sommet du G20. Mercredi soir, une première série de réunions de crise avait lieu. Avec deux objectifs : mettre Athènes sous pression et rassurer.

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  • La Grèce face au "coup de poker" de Papandréou

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  • Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté

    Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.

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Plus d'infos

Voilà pourquoi les créanciers internationaux de la Grèce vont presser ce samedi les partis politiques du pays de s'engager par écrit à soutenir les mesures d'austérité requises pour obtenir un nouveau plan de sauvetage et éviter la faillite. Des représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international rencontreront notamment Antonis Samaras. La troïka s'entretiendra également avec les autres partis de la nouvelle coalition au pouvoir, le parti socialiste de l'ancien Premier ministre Georges Papandréou (Pasok) et le parti d'extrême-droite LAOS, pour évaluer leur engagement à mettre en oeuvre une vague de coupes budgétaires et de hausse d'impôts.

"Est-ce qu'ils sont avec nous ou pas ?"

Signe de la pression qui pèse sur Athènes, le ministre néerlandais des finances, Jan Kees de Jager, a prévenu vendredi que les partis allaient devoir "faire un choix clair et sans équivoque par écrit" en signant un engagement. "Est-ce qu'ils sont avec nous ou pas ? Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps", a-t-il dit.

La cote de popularité du Pasok et de Nouvelle Démocratie s'est érodée cette semaine dans les sondages mais plus de deux-tiers des électeurs continuent de soutenir le nouveau Premier ministre Lucas Papademos, seul technocrate au sein de la coalition. Pendant ce temps, la crise de la dette publique grecque a fait s'envoler les taux obligataires italiens et espagnols et a mis sous pression cette semaine ceux de la France. Pour ne rien arranger, le projet de budget 2012, dévoilé vendredi, prévoit une contraction de 2,8% du produit intérieur brut grec, qui avoisine 220 milliards d'euros, après celle de 5,5% attendue cette année. Le projet de budget sera dans un premier temps débattu en commission la semaine prochaine et le vote en session plénière est prévu le 7 décembre. Le texte vise à dégager dès 2012 un excédent budgétaire primaire, c'est à dire un solde positif hors service de la dette, afin de commencer à réduire le fardeau de la dette publique, qui dépasse 30.000 euros par habitant.

le 19 novembre 2011 à 09:39
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6 Commentaires

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  • oche74, le 19/11/2011 à 17h59

    Ils ont triché pour être admis dans l'Europe, la moitié de leur dette a été annulée, maintenant ils veulent renégocier certainement pour faire annuler les 50% restants. Une fois que tout aura été annuler ils frapperont à la porte pour emprunter. Avec la Grèce cela va être une spirale sans fin si ils restent dans l'Europe.

  • rose-marie54, le 19/11/2011 à 16h33

    A force de négocier,l'ardoise sera effacée

  • wagdoox, le 19/11/2011 à 16h16

    Oui sauf la dette privé en Espagne est beaucoup plus élevé qu'en France, que les banques sont beaucoup plus fragile, que leur économie est moins diversifié, que leur démographie est moins vigoureuse. Et oui les grecs et français ont la même dette par tête, mais un français gagne plus qu'un grec.....

  • __camille__, le 19/11/2011 à 14h40

    Comment les autres états de la zone euro peuvent-ils encore croire aux engagements pris par les dirigeants de ce pays ? Les marchés financiers, eux, ne s'y trompent pas. La Grèce est le chancre qui va détruire l'Union Européenne.

  • qashqai37, le 19/11/2011 à 12h37

    Pourquoi s'entêter à vouloir les garder au sein de l'Europe. Qu'ils se débrouillent.... Comment voulez-vous et pouvez-vous faire changer un pays, alors que cela fait des décennies où ils ne font aucune réforme. C'est curieux, mais ce sont toujours les pays au sud de l'Europe d'où viennent les problèmes.

  • chlipouno, le 19/11/2011 à 12h11

    Pour info la France a autant de dette par habitant que la Grece et beaucoup plus que l Espagne pour ca qu elle va perdre a terme son AAA qu elle deja perdu de fait sur le marche vu le spread avec les taux allemands qui situe les taux francais en AA+

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