© AFP/GOULIAMAKI La Grèce devrait recevoir d'ici mi-juillet une nouvelle tranche d'aide internationale de 12 milliards d'euros après le feu vert, ce week-end, des ministres des Finances de la zone euro. D'ici là, le Fonds monétaire international doit débloquer en principe le versement de 3,3 milliards supplémentaires, probablement le 8 juillet. Dans un communiqué publié à l'issue d'une téléconférence de l'Eurogroupe, les ministres se sont félicités de l'adoption cette semaine par le parlement grec d'un second programme d'austérité de 28 milliards d'euros d'ici 2015, qui a ouvert la voie à un nouveau soutien financier de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. "Les ministres ont accueilli positivement les progrès réalisés par les autorités grecques (...) En particulier, les ministres ont noté avec satisfaction l'adoption par le parlement grec de lois clés en matière de stratégie fiscale et de privatisations", est-il écrit dans le texte.
Haro sur les agences de notation!
Les responsables européens - d'Angela Merkel à Michel Barnier - pestent contre les agences de notation, des critiques qui se font plus dures après la dégradation spectaculaire du Portugal.
Publié le 06/07/2011
Crise financière : le Portugal risque à nouveau de dévisser
L'agence de notation Moody's a relégué mardi le pays dans la catégorie des investissements "spéculatifs", en abaissant de quatre crans sa note à long terme. Elle estime que le Portugal pourrait avoir besoin d'un deuxième plan d'aide avant de retourner sur les marchés.
Publié le 05/07/2011
Un dernier vote attendu jeudi en Grèce sur l'austérité
Après l'adoption d'un plan de rigueur draconien mercredi, le Parlement grec est de nouveau sous le feu des projecteurs, avec un deuxième vote crucial jeudi pour l'avenir financier du pays et la zone euro.
Publié le 30/06/2011
Grèce : le plan d'austérité adopté, les manifestations continuent
Nécessaire à la Grèce pour obtenir une nouvelle aide financière de ses créanciers, le plan d'austérité portant sur la période 2012-2015 a été adopté mercredi par le Parlement, par 154 voix pour et 138 voix contre. Les opposants au texte poursuivent leurs manifestations.
Publié le 29/06/2011
Grèce : les détails du plan d'austérité
Le plan pluri-annuel d'austérité prévoit des économies budgétaires de 28,4 milliards d'euros d'ici 2015 et des privatisations chiffrées à 50 milliards.
Publié le 27/06/2011
Grèce : une aide sous condition
Dimanche soir, la zone euro a ouvert la voie au versement d'une tranche de prêts d'urgence à la Grèce, mais à condition qu'Athènes fasse aussi des efforts.
Publié le 20/06/2011
La Grèce confirme un accord avec UE et FMI sur l'austérité
Des inspecteurs du FMI et de l'Union européenne étaient dépêchés à Athènes pour trouver un accord sur un plan d'austérité sur cinq ans, qui sera présenté la semaine prochaine au Parlement.
Publié le 23/06/2011
Le gouvernement grec pris en étau ?
Pour le Premier ministre grec, Athènes est "déterminée" à mener les réformes nécessaires pour assainir sa dette et obtenir ainsi une aide européenne. Mais la fronde sociale qui règne en Grèce risque de compliquer la tâche du gouvernement.
Publié le 20/06/2011
Dette grecque : le FMI ne cache pas son inquiétude
Un an après avoir sauvé la Grèce, l'Europe est à nouveau engagée dans une course contre la montre pour boucler un second plan d'aide censé éviter la banqueroute du pays. Le FMI se dit "très préoccupé" face à une situation qui a "énormément changé" depuis mercredi.
Publié le 16/06/2011
Retour au calme dans les rues d'Athènes
Le calme est revenu jeudi matin dans les rues de la capitale grecque alors que le gouvernement s'apprête à adopter le deuxième volet du plan d'austérité. Mais, les affrontements de mercredi ont laissé beaucoup de traces dans les rues d'Athènes.
Publié le 30/06/2011
Pourquoi il faut sauver la Grèce de la banqueroute
François-Xavier Pietri décrypte sur le plateau de TF1 les enjeux du gouffre financier grec pour la zone euro, qui a tout à gagner à aider Athènes...
Publié le 20/06/2011
Les Grecs retirent leur argent des banques
Tandis que le FMI et l'Union européenne se sont dits prêts lundi matin à aider la Grèce à condition qu'Athènes prennent de nouvelles mesures d'austérité, beaucoup de Grecs retirent leurs économies des banques devant la crainte d'une faillite générale.
Publié le 20/06/2011
Reste à savoir si les gages donnés par l'Europe suffiront. Les difficultés des dernières semaines autour de la Grèce sont en effet venues du fait que le FMI a exigé comme préalable que l'Europe mette sur pied un nouveau plan de sauvetage pour le pays afin de boucher un trou imprévu de financement dans l'année qui vient. Or, ce plan n'est toujours pas ficelé. Et la toute nouvelle directrice générale du FMI, la Française Christine Lagarde, risque de porter le flanc aux critiques à peine nommée si elle accepte de débloquer trop facilement les prêts de l'institution.
"Nous ne sommes plus dans l'urgence"
Car la Grèce n'est pas durablement à l'abri d'une faillite. Pour être sûre de tenir d'ici fin 2014, elle a réclamé le deuxième plan de sauvetage d'un montant similaire au premier. Pour cela, la Grèce doit convaincre l'Allemagne, dont le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a douché les espoirs d'une décision dès juillet sur un deuxième plan. Il a évoqué samedi soir une finalisation seulement "avant le versement de la prochaine tranche (des prêts promis en 2010) à l'automne", et exige qu'auparavant Athènes tienne ses promesses, notamment sur les privatisations qui "doivent par exemple démarrer immédiatement". Certains diplomates tablent aussi sur des discussions jusqu'en septembre, même si le communiqué de l'eurogroupe évoque des décisions "dans les prochaines semaines". "Nous ne sommes plus dans l'urgence", dit l'un d'eux.
Les négociations sont surtout centrées sur la participation des banques et autres créanciers privés de la Grèce. L'Institut de la finance internationale (IIF), le lobby mondial du secteur financier, a promis son soutien vendredi, et le principe d'un "roulement" de dette, voyant les créanciers renouveler une partie de leurs prêts arrivant à échéance d'ici fin 2014, est désormais acquis. Mais il faut régler des détails techniques complexes pour éviter que l'opération ne soit assimilée à un défaut de paiement d'Athènes, qui réduirait tous les efforts à néant. L'implication du secteur privé sera encore discutée lors d'une réunion de l'eurogroupe prévue à Bruxelles le 11 juillet. "Je ne peux pas garantir qu'il y aura le 11 un montant pour la participation du secteur privé et pour le programme d'aide global", prévient toutefois un diplomate.
La "souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte"
Dans un entretien publié dimanche au magazine allemand Focus, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, prévient dimanche que "la souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte". "Pour la vague de privatisations à venir, il leur (aux Grecs) faudra, par exemple, une solution qui se fonde sur le modèle de la 'Treuhand' allemande", explique Juncker, faisant référence à l'organisme qui avait vendu 14.000 firmes est-allemandes de 1990 à 1994.
L'éventualité d'une faillite grecque inquiète au-delà de la zone euro. Les Etats-Unis notamment ont multiplié les mises en garde: leur chef de la diplomatie, Hillary Clinton, a encore appelé samedi les Européens à apporter une réponse "forte, souple et efficace" à la crise. En Europe, les deux autres pays ayant eu besoin d'aide, Portugal et Irlande, sont en première ligne. Mais l'Espagne inquiète aussi depuis des mois à cause de son secteur bancaire fragile, et l'Italie est dans le collimateur de certaines agences de notation en raison de sa dette très élevée.
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