La Grèce promet de nouveaux efforts, DSK veut effacer sa dette

le 19 septembre 2011 à 07h48 , mis à jour le 19 septembre 2011 à 15h43

Dossier : Crise financière

Le gouvernement grec a promis dimanche le gel des retraites d'ici à 2015. L'ancien directeur du FMI a plaidé dimanche pour l'effacement pur et simple de sa dette financière.

Les promesses de la dernière chance ? Le gouvernement grec procèdera à de nouvelles mesures d'économies budgétaires en 2012 pour réduire le poids du secteur public, a annoncé dimanche le ministre des Finances, qui espère convaincre les créanciers de la Grèce au bord de la faillite de maintenir leur perfusion financière. A l'issue d'un conseil des ministres restreint extraordinaire de plus de trois heures dimanche, Evangélos Vénizélos a souligné que le gouvernement respecterait "les objectifs budgétaires décrits dans le plan de redressement de l'économie 2011-2015".  La Grèce est contrainte d'adopter de nouvelles mesures de rigueur afin que  ses créanciers, l'UE et le FMI, acceptent de continuer à verser les prêts promis au pays en 2010, avait averti un haut responsable dimanche.

  • La Grèce attend toujours son aide, nouveau tour de vis en vue

    Alors que les négociations qui doivent permettre de débloquer une nouvelle tranche d'aide à la Grèce progressent difficilement, le gouvernement grec doit détailler de nouvelles mesures d'austérité, qui suscitent d'avance la colère dans le pays.

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    La zone euro est de nouveau ébranlée par les craintes de contagion de la crise de la dette après la baisse de la note de crédit de l'Italie, alors que la Grèce négocie encore pour éviter un défaut de paiement. Ce dernier dossier a tout de même avancé mardi soir.

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  • Divisions sur la Grèce encore, angoisse des Bourses toujours

    Le dossier grec a encore accablé lundi les marchés. Athènes doit convaincre qu'elle respecte ses engagements pour obtenir le versement de la prochaine tranche d'aide de 8 milliards...

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  • DSK propose d'annuler la dette grecque : "irresponsable" pour Fillon

    Le Premier ministre a jugé lundi que l'idée de DSK d'effacer purement et simplement la dette grecque signifierait "que le laxisme budgétaire d'un Etat est financé par les autres". Il s'est aussi dit "atterré" par les propositions des candidats à la primaire PS.

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    Les Français désapprouvent à 68% l'augmentation de la contribution financière de 15 milliards d'euros de la France dans le plan d'aide à la Grèce, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France.

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    Les pays émergents regroupés dans le club des Brics, devraient prendre une décision sur la possibilité de venir en aide à la zone euro lors de leur réunion à Washington le 22 septembre.

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  • Le crédit bientôt denrée rare en Europe ?

    Dans un document préparé pour le sommet des ministres européens des Finances qui se tient en Pologne à partir de vendredi, de hauts responsables assurent qu'une "crise systémique" de la dette souveraine fait planer la menace d'une nouvelle crise du crédit.

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  • Folle journée de rumeurs à la Bourse

    Depuis mardi matin, les marchés sont chahutés par plusieurs rumeurs, celles sur l'intervention de la Chine au secours de l'Italie, celles sur les difficultés de la BNP Paribas à se financer en dollars, et celle sur une initiative franco-allemande au sujet de la Grèce, démentie par l'Elysée.

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  • Grèce : faillite, sortie de la zone euro, que se passerait-il ?

    La zone euro avance en territoire largement inconnu avec la crise de la dette qui la fait vaciller 12 ans après sa création. Une faillite de la Grèce voire une sortie de l'Union monétaire ne sont plus exclues, des scénarios du pire aux conséquences imprévisibles. Décryptage.

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  • L'ultimatum grec

    Le pays sera à court de liquidités le mois prochain. Sa sortie de l'euro n'est plus un tabou et place l'ensemble de la zone sous pression.

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  • Non, l'Europe ne mettra pas en berne les drapeaux des pays "dépensiers"

    Une centaine de députés européens vont écrire cette semaine à la Commission européenne pour exiger des excuses de l'un de ses responsables qui avait fait cette proposition.

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    Le chef économiste de la Banque centrale européenne, l'Allemand Jürgen Stark, a décidé de démissionner de ses fonctions "pour des raisons personnelles". Dès les rumeurs de cette annonce, les Bourses européennes ont plongé.

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  • Et si la Grèce quittait l'euro? Le "non" de Bruxelles

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  • Rigueur oblige, votre mutuelle santé devrait augmenter

    Parmi les premières mesures du plan de rigueur, les députés ont voté l'alourdissement de la taxation des complémentaires santé. Le gouvernement jure, la main sur le coeur, que les mutuelles ne répercuteront pas ce surcoût. Ce qui est contesté jusqu'au sein de l'UMP.

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  • La France devra emprunter 15 milliards pour aider la Grèce

    Les députés français ont approuvé mercredi le 2e plan de sauvetage de la Grèce arrêté cet été par les dirigeants de la zone euro. Son adoption accroîtra l'endettement français d'environ 15 milliards d'euros d'ici à 2014.

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    La Bourse de Paris a échoué mardi à se redresser et a terminé nettement sous le seuil des 3000 points, perdant encore 1,13% sous l'effet de la défiance continue des investisseurs pour les valeurs bancaires. En Europe, seul Londres tire son épingle du jeu.

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    Le député d'Europe-Ecologie-Les Verts estime que ce que demande les gouvernements allemand et français à la Grèce est irresponsable.

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    La Chine, le Brésil ou l'Inde pourraient venir à la rescousse de la zone euro. L'hypothèse est surprenante mais sérieuse même si les Européens disposent encore de quelques armes pour restaurer la confiance. Explications.

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  • Notation des banques : ça change quoi ?

    L'agence de notation Moody's a abaissé d'un cran la note du Crédit Agricole et de la Société Générale. Les conséquences devraient être limités mais c'est l'image et la réputation des banques françaises qui risquent d'être écornées.

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  • Crise grecque : les banques françaises en danger ?

    Engagées en Grèce, les banques françaises comme la Société Générale et BNP Paribas risquent gros en cas de faillite du pays. Le gouvernement s'est voulu rassurant, mais la méfiance est de mise sur les marchés.

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  • "Il n'y a pas de risque de faillite dans les banques françaises"

    François-Xavier Piétri, chef du service Economie de TF1 et LCI, estime que même si la Grèce n'arrive pas à rembourser ses prêts, les banques françaises ne sont pas menacées de faillite.

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  • Zone euro : la semaine de tous les dangers

    Mercredi, les experts de la "troïka", composée de l'Union européenne, du FMI et de BCE seront de retour en Grèce pour éplucher les comptes. Le gouvernement grec compte sur leur feu vert pour obtenir une nouvelle aide de 8 milliards d'euros. Un refus serait synonyme de faillite.

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  • Besson : évoquer une nationalisation des banques est "prématuré"

    Le ministre de l'Industrie a jugé lundi sur BFM TV qu'il était "totalement prématuré et à côté du sujet" d'envisager une nationalisation partielle des banques françaises, qui se trouvent dans le collimateur des marchés depuis plusieurs semaines.

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Plus d'infos

La pression ne retombera pas. La prochaine tranche du prêt, vitale pour le pays, est attendue en octobre. La téléconférence du ministre prévue lundi avec la troïka représentant les créanciers du pays, zone euro et FMI, a été retardée et est désormais prévue vers 18 heures, heure de Paris. "Les privatisations ont pris du retard par rapport au programme car les hommes politiques ne peuvent pas se mettre d'accord sur la façon de procéder (...), si vous attendez encore (...) le pays ira au défaut" sur son énorme dette, a menacé le représentant du FMI, l'un des trois principaux créanciers du pays avec la zone euro et la banque centrale européenne.

 
Le secrétaire général à la politique financière de la comptabilité générale  grecque, Ilias Pentazos, a envoyé à tous les ministres un courrier électronique énumérant une quinzaine de mesures réclamées par les créanciers d'Athènes, dont  les principales visent à réduire le secteur public. Parmi elles figurent "l'instauration du chômage technique dans tous les organismes publics, le gel des retraites d'ici à 2015 et la fusion ou la  fermeture d'une trentaine d'organismes publics".
 
La "troïka" jugera
 
Le gouvernement est accusé de retard dans l'application des mesures  promises pour réduire le déficit. Pour ne rien arranger, la récession  économique, pire que prévu, plombe davantage qu'anticipé le déficit. Athènes a déjà adopté des mesures d'urgence la semaine dernière, dont une  taxe sur l'immobilier. Mais cette taxe, qui doit être perçue via les factures  d'électricité, a provoqué un tollé dans le pays. Et elle est manifestement  jugée insuffisante par l'Union européenne et le Fonds monétaire international  qui veulent aussi voir des coupes dans les dépenses.
 
Dimanche, le gouvernement autrichien a de nouveau évoqué la possibilité  d'un défaut de paiement de la Grèce. Il est possible "d'envisager une faillite"  du pays, a déclaré le vice-chancelier Michael Spindelegger, tout en mettant en  garde contre les risques encourus. Lundi, au cours d'une conférence téléphonique, le ministre grec des  Finances Evangélos Vénizélos doit faire le point avec ses créanciers réunis au  sein d'une "troïka", qui avaient quitté le pays au début du mois en raison du manque de progrès dans les réformes promises. Du verdict de cette troïka dépend le versement à Athènes de la prochaine tranche de prêts internationaux de 8 milliards d'euros.

Au cours d'une réunion à Wroclaw, en Pologne, qui s'est achevée samedi, les  ministres européens des Finances ont décidé de reporter à octobre leur décision  sur ce prêt, dans l'attente du diagnostic de la troïka sur l'avancement de  l'assainissement des finances publiques grecques. En outre, ils n'ont guère avancé concernant le deuxième plan d'aide à la Grèce, de près de 160 milliards d'euros en incluant la participation du secteur privé. Promis sur le principe le 21 juillet, il n'est toujours pas concrétisé car certains pays rechignent à délier les cordons de la bourse. En particulier, les ministres n'ont pas trouvé de solution concernant les garanties exigées par la Finlande en échange de nouveaux prêts à Athènes.

Les marchés inquiets

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse lundi matin, déçue par l'absence de mesures concrètes sur le sauvetage de la Grèce à l'issue de cette réunion qui a mis en lumière la division des responsables européens face à la crise de la dette. Une fois encore, les bancaires étaient particulièremeent attaquées.

 
 
 
 
 

DSK veut effacer la dette grecque

L'ancien directeur du Fonds monétaire international a plaidé dimanche pour l'effacement pur et simple de la dette de la Grèce. Interrogé sur TF1 sur l'opportunité de passer l'éponge sur la dette grecque, il a répondu: "C'est un peu l'idée". "La dette, on voit bien qu'elle est massive et qu'il faut la réduire à tout prix, sauf au prix de la stagnation et de la récession", a-t-il affirmé. "Le chemin de crête est étroit et les gouvernements européens ont du mal à le suivre parce qu'ils ne veulent pas prendre la mesure de l'ampleur du problème", a-t-il estimé.


"La boule de neige grossit et rend la difficulté de plus en plus grande et la croissance est de moins en moins là", a-t-il déploré, "il faut accepter de reconnaître qu'il faut prendre sa perte". "Tout le monde doit la prendre, les Etats et les banques", a-t-il insisté, plaidant également pour une plus grande solidarité et une "convergence budgétaire" dans la zone euro. "Je ne crois pas que l'euro soit en difficulté, mais je crois que la situation est très sérieuse. Si nous ne réagissons pas vite, dans 25 ans, l'Europe sera une terre de désolation avec des forts taux de chômage et des systèmes de protection à la dérive", a-t-il mis en garde. "Pour éviter cela, il faut agir vite (...) Le problème des Européens c'est qu'ils font souvent soit trop peu, soit trop tard, soit souvent trop peu et trop tard", a-t-il ajouté.


 

 

 

le 19 septembre 2011 à 07:48
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39 Commentaires

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  • sophie70000, le 19/09/2011 à 21h05

    Effacer ? Ce serait trop facile !

  • lilian54360, le 19/09/2011 à 16h34

    L'Europe est foutue car les dirigeants ne sont pas capable de se mettre d'accord sur des décisions communes.Fédéralisons ou alors sortons de l'Euro. Il n'y a que ces deux solutions pour nous sortir de là.

  • mcg35, le 19/09/2011 à 16h26

    Donc pas besoin de se montrer rigoureux dans sa gestion puisque, en cas de dettes insurmontables, ce sont les pays bien gérés qui vont payer ... Ai-je bien compris???

  • gege2703, le 19/09/2011 à 16h09

    J ai une dette de 3000 euros a ma banque il n a qu a leur dire de me l effacer ainsi que toutes les dettes des français..il ferait mieux de penser un peu aux français au lieu de penser aux grecques

  • zoup., le 19/09/2011 à 16h08

    Les propos de DSK sont inspirés de crise argentine de 2001, Par l'intervention du FMI qui à mise au point un plan de sauvetage , l'effacement d'une partie de la Dette, de l'ordre de 75% allié a une restructuration du restant sur 44 ans,+ d'un plan fiscal revue a la hausse , avec lutte contre la fraude, des taux d'intérêt bas ont permis de relancer l'économie Argentine (construction immobilière et industrie et consommation en hausse). Il ne faut pas rêver nous allons tout droit vers ce type de plan, Ce qui ce joue actuellement c'est simplement une négociation avec les créanciers, afin que ceux ci acceptent leurs pertes.(banque , Etat et organismes privées...)

  • ysatis9, le 19/09/2011 à 15h27

    Exactement ! cela peut en inspirer plus d'un !

  • Fabien, le 19/09/2011 à 15h26

    Pauvre France payer et payer

  • ysatis9, le 19/09/2011 à 15h26

    Et si faisait payer personnellement les politiques qui ont voté les déficits, dans tous les pays ? on irait mieux, non ?

  • mercator2, le 19/09/2011 à 15h16

    "aider " la grèce, c'est comme vouloir remplir le tonneau des danaïdes ! tous les 2 mois la grèce va demander une "aide", et cela jusqu'à la fin des temps....................

  • fimadou, le 19/09/2011 à 15h01

    Non,rien à faire,on ne doit pas éponger le passif de la Grèce,ce serait trop facile et l'Europe n'en a pas les moyens.Les bons comptes font les bons amis,alors que tous les partenaires respectent cette règle.

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