La Libye donne des sueurs froides aux marchés européens

Par , le 21 février 2011 à 18h14 , mis à jour le 21 février 2011 à 19h00

Dossier : Libye, l'après Kadhafi

Alors que Total ou Vinci rapatrient leurs employés, les Bourses européennes s'inquiètent de l'impact des troubles libyens. Fitch dégrade la note du pays.

Symbole de l'inquiétude grandissante des acteurs économiques étrangers en Libye, un revirement. Total a annoncé lundi qu'il rapatriait "la majeure partie" de ses employés français dans le pays ainsi que leurs familles après s'être montré très prudent ce matin. La compagnie pétrolière française a précisé que "quelques effectifs" restaient sur place "avec des mesures de sécurité renforcées". Le groupe français de BTP Vinci a lui annoncé qu'il avait pris la décision de rapatrier ses expatriés travaillant sur la construction de la tour de contrôle du nouvel aéroport international de Tripoli.
  • Libye : rapatriement en cours pour les Français

    Deux des trois avions militaires envoyés par Paris pour évacuer les Français dont la présence dans le pays "n'est pas indispensable" ont atterri à Tripoli, selon le ministère des Affaires étrangères.

    Publié le 22/02/2011 Libye : rapatriement en cours pour les Français
  • Kadhafi à la télévision libyenne sous peu

    Le président libyen, de plus en plus contesté, devrait s'exprimer solennellement dans les heures qui viennent pour la première fois depuis le début de la crise. Il pourrait annoncer d'importantes réformes.

    Publié le 22/02/2011 Kadhafi à la télévision libyenne sous peu
  • Paris envoie 3 avions en Libye pour évacuer des Français

    Alors que la répression se poursuivait mardi dans le pays après l'intervention télé de Kadhafi, la France organise à son tour, après le Portugal et l'Autriche, le rapatriement de ses concitoyens.

    Publié le 22/02/2011 Paris envoie 3 avions en Libye pour évacuer des Français
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Les marchés européens ont évolué de la même manière ce lundi, "vaincus" par l'inquiétude avant leur fermeture, en forte baisse.  La Bourse de Paris a lourdement chuté  (-1,44%), les investisseurs s'inquiétant de la recrudescence des tensions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le CAC 40 a cédé 59,73 points à 4.097,41 points dans un volume d'échanges peu étoffé de 3,113 milliards d'euros. Du côté des valeurs, sur les 40 sociétés composant l'indice phare de la place parisienne, 38 ont terminé la séance dans le rouge, en particulier dans les secteurs bancaire et pétrolier.

 
 
 
 
 


 
La situation s'aggrave surtout en Lybie, premier gros exportateur d'or noir touché par une contestation violente dans le monde arabe, alors que les tensions se poursuivent à Bahreïn. Les opérateurs scrutent désormais les moindres signes de contagion au reste de la région, de l'Algérie à l'Iran, tous des acteurs importants dans le secteur des hydrocarbures.
 
L'Italie très exposée
 
En Italie, l'indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a terminé la séance lundi sur une chute de 3,59% à 22.230 points. Les violences qui secouent la Libye ont envoyé au tapis les entreprises italiennes très présentes dans ce pays, ou dont Tripoli est actionnaire. Le groupe de construction Impregilo, sélectionné pour plusieurs chantiers en Libye, a ainsi chuté de 6,17% à 2,31 euros. La banque UniCredit - dont la Libye détient plus de 7% du capital, ce qui en fait le premier actionnaire du groupe - a lâché de son côté 5,75% à 1,869 euro. Le groupe pétrolier ENI, qui revendique la place de premier producteur étranger en Libye, a lui reculé de 5,12% à 17,43 euros. Le groupe, qui a aussi rapatrié une partie de ses salariés, a assuré que les violences n'avaient pas eu d'effet sur sa production.
 
La Bourse de Londres a aussi terminé lundi en baisse, emportée par les inquiétudes liées aux violences en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, après s'être hissée en début de séance à de nouveaux sommets depuis le printemps 2008. L'indice Footsie-100 des principales valeurs a perdu 68,19 points, soit 1,12% par rapport à la clôture de vendredi, à 6.014,8 points.
 
Par ailleurs, l'agence de notation Fitch a annoncé lundi avoir  abaissé la note souveraine de la Libye d'un cran, de BBB+ à BBB, en raison de  "la révolte populaire grandissante" contre régime de Mouammar Kadhafi, envisageant une nouvelle dégradation dans les trois mois à venir.

Par Olivier Levard le 21 février 2011 à 18:14
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12 Commentaires

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  • gerli23, le 22/02/2011 à 17h53

    Et on paiera des taxes sur la flotte !

  • cast12, le 22/02/2011 à 10h14

    Le venezula regorge de pétrole

  • humanoide56, le 21/02/2011 à 22h27

    Oui c'est pour cette raison que nous sommes en ploutocratie !

  • sambrest, le 21/02/2011 à 21h48

    Totalement d'accord.

  • jeanlucmelouche, le 21/02/2011 à 21h21

    Rien ne vous empêche d'aller investir votre argent en Lybie et sans savoir si vous serez un jour remboursé. Je ne crois pas que vous ayez l'âme d'un philantrope, donc vous feriez comme les marchés financiers. Il est vrai qu'il est triste de voir une population sous le feu des armes et je leur souhaite du courage.

  • -id-, le 21/02/2011 à 19h45

    Ces marchés financiers sont obscènes, dégrader la note d'un pays qui se libère, et au moment même ou les populations civiles sont écrasées par l'aviation lybienne, la crise EST systémique...Assez.

  • mimizoa1, le 21/02/2011 à 19h34

    Démocratie incompatible avec les marchés...

  • rose-marie54, le 21/02/2011 à 19h32

    ça doit nous faire réfléchir pour l'avenir

  • didierbretagne, le 21/02/2011 à 19h31

    N'importe quoi.

  • tequilap, le 21/02/2011 à 19h17

    En voila une occaz pour en rajouter une couche sur le prix du pétrole ! on en fini jamais ! toujours les mêmes scénarios !! jusqu'au jour ou ??

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