La crise financière rattrape Bruxelles déjà en proie à une crise politique. L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé d'un cran vendredi la note de la Belgique, ramenée de "AA+" à "AA", mettant en avant l'endettement du royaume et la crise politique qu'il traverse et qui paralyse actuellement les discussions sur le prochain budget.
Croissance : la France maintient le cap du 1%
Perspective sombre de l'OCDE, menaces sur le triple A: François Baroin et Valérie Pécresse ont assuré mardi que Paris s'en tient toujours à une prévision de croissance à 1% pour 2012 et n'envisage pas de troisième plan de rigueur.
Publié le 29/11/2011
Notes souveraines: la France et les Etats-Unis dans le même bateau ?
Fitch a abaissé lundi la perspective des Etats-Unis de stable à négative, tout en confirmant le AAA. De son côté, Standard and Poor's envisage de faire la même chose pour la France, selon la Tribune. Barack Obama a reçu les dirigeants de l'UE.
Publié le 29/11/2011
La Belgique a enfin un budget, et peut-être bientôt un gouvernement
Les négociateurs de six partis francophones et néerlandophones belges sont parvenus samedi à un accord sur le budget fédéral 2012, ouvrant ainsi la voie au règlement de la crise politique qui paralyse la Belgique depuis juin 2010.
Publié le 26/11/2011
L'agence craint notamment que les "difficultés du secteur financier" nécessitent un soutien plus important des pouvoirs publics qui alourdirait la dette déjà élevée du pays, dans un contexte d'"incertitude politique" qui continue de peser sur la crédibilité de la Belgique en tant qu'emprunteur. La note "AA" de la Belgique, qui appartient à la catégorie des émetteurs de "haute qualité", est assortie d'une perspective négative. Si la Belgique devait de nouveau voler au secours de son secteur bancaire, comme en 2008, sa dette, qui devrait atteindre 97% du PIB à la fin de l'année, pourrait dépasser les 100%, estime l'agence. Cela ne manquerait pas d'alourdir le déficit budgétaire d'un pays dont l'économie, "parmi les plus ouvertes de la zone euro", est par ailleurs "vulnérable à tout affaiblissement de la demande extérieure", ajoute l'agence.
11,3 milliards à trouver
S&P souligne enfin que le gouvernement belge, s'il a pris des mesures efficaces en 2011 pour diminuer le déficit primaire, n'a pas les coudées franches pour mettre en oeuvre des réformes structurelles d'envergure. En cause: la crise politique du royaume qui n'est toujours pas doté d'un gouvernement plus de 500 jours après les dernières élections législatives. Alors que les négociations avaient bien avancé à la rentrée, elles butent depuis plusieurs semaines sur les questions budgétaires, à tel point que le chef des socialistes francophones, Elio Di Rupo, chargé de former le futur gouvernement, a jeté l'éponge lundi. Le souverain Albert II lui a demandé mercredi soir de se remettre malgré tout en selle.
Les télévisions belges indiquaient vendredi soir que M. Di Rupo avait relancé les discussions sur le budget en début de soirée en réunissant les six présidents de partis associés aux négociations. Réagissant à la décision de S&P, le Premier ministre sortant Yves Leterme a lancé un appel aux six partis négociant la formation d'un nouveau gouvernement pour qu'ils trouvent un accord avant l'ouverture des marchés lundi sur le budget.
La Belgique a besoin de trouver 11,3 milliards d'euros pour faire repasser son déficit sous la barre des 3% du PIB en 2012, comme l'exige l'UE. La situation est d'autant plus urgente que, sur les marchés, les taux d'emprunt belges à 10 ans s'envolent et se rapprochent des 6%. Les dirigeants du pays sont en outre confrontés aux pressions de la Commission européenne qui menace la Belgique d'une amende de 700 millions d'euros si un budget de rigueur n'est pas bouclé d'ici à la mi-décembre.
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