D'un coté, il y a l'Allemagne, qui se finance à des taux de 1,7% sur 10 ans. De l'autre, il y a l'Espagne, qui doit payer 6% pour un prêt sur la même durée. "Si on continue comme ça, on va exploser", indiquait Dominique Strauss-Kahn, selon des propos rapportés dans les Echos. "DSK" propose donc que les pays qui se voient offrir des taux faibles (l'Allemagne, la France, les Pays-Bas,...) "remettent au pot une partie de l'écart de taux d'intérêt", pour fournir l'Espagne ou l'Italie d'argent moins cher.
Si les euro-obligations permettent d'aboutir au même résultat, "les Allemands les refusent car ils ne veulent pas assumer le stock de dette. Il faut donc trouver une autre solution et agir sur le flux", explique l'ancien directeur du FMI. "Il s'agirait de toute façon d'un dispositif temporaire qui permettrait de ramener les taux à des niveaux raisonnables et de retrouver le calme sur le marché de la dette", a-t-il ajouté. Aspect positif : ce dispositif permet que "chaque pays reste entièrement responsable de sa dette".








