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La rémunération de l'assurance-vie résiste


le 14 janvier 2013 à 11h52 , mis à jour le 14 janvier 2013 à 15h12.
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3min
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ConjonctureL'assurance-vie a connu une année 2012 difficile mais la baisse attendue du taux du Livret A pourrait relancer l'attrait pour ce produit, traditionnellement très prisé.

Boudée depuis plusieurs mois par les Français, davantage attirés par le Livret A, l'assurance-vie a connu une année 2012 difficile mais la rémunération des fonds en euros, qui devrait s'établir légèrement en dessous de 3% en moyenne, a finalement mieux résisté que prévu. La baisse attendue du taux du Livret A à compter du 1er février - il sera abaissé de 2,25% à 1,75% le 1er février selon le Journal du dimanche - pourrait relancer l'attrait pour ce produit, traditionnellement très prisé.
 
Les contrats en euros, qui garantissent aux épargnants qu'ils retrouveront au moins leur capital, représentent environ 85% des encours en assurance-vie. Mais leur rendement n'a cessé de décroître au cours des dernières années, passant, selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), de
4,1% en 2007 à 3% en 2011. Pour l'an dernier, certains analystes anticipaient encore un net recul de leur rémunération. "Pour 2012, on va se situer à 2,85% en moyenne", a affirmé à l'AFP Cyrille Chartier-Kastler, du cabinet de conseil Facts & Figures, après que plusieurs assureurs ont publié la rémunération qu'ils serviront sur certains contrats.
 
Concurrence des plafonds du livret A
 
Dans le détail, la Maaf servira par exemple un taux de 3,20% (identique à celui de 2011), la Matmut de 3,40% (contre 3,20%), la GMF de 3,05% (contre 3,20%) et BNP Paribas Cardif de 3,20% (contre 3,30%).   Néanmoins, fait remarquer Cyrille Chartier-Kastler, "les assureurs ont l'habitude de communiquer sur leurs rendements les plus intéressants, alors que ce ne sont pas forcément ceux-là qui concentrent les plus gros encours". Plusieurs facteurs expliquent le repli plus faible qu'attendu des rémunérations proposées aux épargnants, comme la remontée des marchés actions à partir de l'été ou encore, paradoxalement, le faible attrait de l'assurance-vie, qui a notamment pâti de la concurrence du relèvement des plafonds du Livret A et du Livret de développement durable.
 
"L'épargne des Français a été en fort recul en 2012. On ne dépassera pas 90 milliards d'euros et 'assurance-vie sera en décollecte (retraits supérieurs aux versements, ndlr). Il fut un temps où 'assurance-vie représentait 70% de ce qu'épargnait un Français", fait valoir Gérard Bekerman, président de 'association d'épargnants Afer, qui compte 725.000 membres. "Les flux à investir ont été limités, ce qui a été une bonne chose car les taux des obligations ont été globalement en baisse. Les assureurs sont du coup allés davantage sur des titres d'entreprises, qui malgré le repli des taux, sont restés plus avantageux que les obligations d'Etat", détaille Cyrille Chartier-Kastler. Pour 2013, ce spécialiste de l'assurance s'attend à une collecte nette (versements moins retraits) à l'équilibre, voire légèrement positive, avec des épargnants piochant quand même dans leurs contrats pour compenser la baisse du pouvoir d'achat. Du côté du taux, il anticipe un nouveau recul, à 2,50% en moyenne, car "les futures normes réglementaires qui s'appliqueront au secteur conduisent à réduire la part des actions dans les portefeuilles, ce qui nuit à la rémunération".

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