Etudiantes, étudiants, faites des économies dès aujourd'hui. Car le coût de la vie étudiante va grimper de 3,7% pour l'année universitaire 2012-2013, soit presque le double de l'inflation, selon une enquête de l'Unef, premier syndicat étudiant. Selon une autre étude la Fage, deuxième organisation étudiante, cette hausser ne serait que 2,6%, En septembre 2012, un étudiant devra débourser en moyenne 2.434,33 euros selon les calculs de la Fage.
Parmi les principales causes, la hausse des loyers, de 10,8 % à Paris et de 2,3 % en région, la progression de 3,2 % de l'alimentation et la hausse de 4 % du prix des vêtements qui s'ajoutent à l'augmentation de 2 % des frais obligatoires (frais d'inscription, cotisation à la Sécurité sociale, prix du ticket restaurant universitaire), détaille l'Unef. Or 80 % des étudiants ne bénéficient pas d'une bourse, tandis que la crise affecte la majorité de leurs familles, qui ne sont pas en mesure de les aider, souligne l'Unef.
Doubler le budget des bourses
En conséquence, "le salariat étudiant est devenu la première source de financement des études", déplore le syndicat. Près des trois quarts des étudiants (73 %) déclarent exercer une activité salariée (48 % il y a six ans), relève l'Unef, faisant le lien avec "le taux anormalement élevé d'échec universitaire". Un étudiant salarié risque davantage d'échouer aux examens que s'il pouvait se consacrer totalement à ses études, fait-il valoir. L'Unef réclame donc la mise en œuvre "au plus vite" de l'allocation autonomie, promesse de campagne du président de la République François Hollande, afin d'"endiguer la paupérisation des étudiants". Il demande un doublement du budget des bourses, qui pourrait être financé par le redéploiement de la demi-part fiscale accordée aux familles qui ont un étudiant à charge. Le gouvernement a revalorisé de 2,1 % les bourses existantes.
La Fage réclame la mise en place d'une Aide globale d'indépendance (AGI), regroupant les bourses sur critères sociaux et les aides au logement, octroyée sous conditions de ressources et en fonction des revenus propres de l'étudiant lorsqu'il est en rupture familiale. Cette aide, financée essentiellement par la suppression de la demi-part fiscale, "permettra également de répondre aux difficultés financières des étudiants issus des classes moyennes, oubliés par le système actuel", ajoute l'organisation.








