Rumeurs : la Société Générale demande des comptes

le 11 août 2011 à 08h07 , mis à jour le 11 août 2011 à 12h03

Dossier : Crise financière

La Société Générale a demandé mercredi à l'autorité boursière française d'enquêter sur l'origine des rumeurs qui ont fait plonger son titre de plus de 14%. Un quotidien britannique a déjà reconnu sa responsabilité dans la propagation de ce ragot.

Frédéric Oudéa, pdg de la Société Générale en 2011.Frédéric Oudéa, pdg de la Société Générale en 2011. © Abacapress

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Plus d'infos

La banque Société Générale, objet de rumeurs affectant lourdement le cours de son action à la Bourse de Paris mercredi, a demandé à l'autorité boursière française (AMF) d'enquêter sur "l'origine de ces rumeurs" qui portent "gravement atteinte à l'intérêt de ses actionnaires". Le titre, affecté par plusieurs rumeurs sur l'état des finances de la banque, a terminé la séance de mercredi en chute de 14,74% à 22,18 euros dans un marché en baisse de 5,45%.

En cours de séance le titre de la Société Générale avait perdu jusqu'à 22,5%, subissant, comme le reste du secteur bancaire français, des mouvements alimentés par des rumeurs jugées "totalement infondées" par le groupe bancaire. Seule Société Générale s'était déjà exprimée en cours de séance pour "démentir catégoriquement toutes les rumeurs de marché". Celles-ci affirmaient que la banque était proche d'une faillite ou encore qu'elle aurait besoin d'un plan d'aide.

Le Daily Mail présente ses excuses

A l'origine du ragot financier, un article du quotidien britannique Daily Mail paru dimanche dernier qui jetait la suspicion sur la viabilité de la Société Générale. Le journal a expliqué que l'auteur de l'article avait pris pour argent comptant une série d'été publiée par le quotidien français Le Monde qui imaginait le scénario catastrophe d'une banqueroute des banques françaises. Le Daily Mail a donc reconnu mercredi la fausseté de ses informations et présenter "ses excuses sans réserve" à l'établissement bancaire.

Toutefois, Frédéric Oudéa a maintenu sa requête d'investigation. Cette demande, formulée auprès du gendarme de la Bourse, est une procédure classique dans le cadre de mouvements de cours anormaux, importants et nourris par des rumeurs. Se voulant rassurante, la banque française a réaffirmé "sa capacité à dégager dans le futur des résultats solides" et souligné "la qualité de ses fonds de commerce" ainsi que "la gestion prudente de ses risques, notamment dans cet environnement chahuté".

Frédéric Oudéa, le Pdg, en campagne médiatique

Pour bien faire passer le message, Frédéric Oudéa, Pdg du groupe, est monté au créneau en entamant une tournée médiatique dès mercredi soir. Au micro de France Info, le Pdg a insisté sur le fait que "les gens ont peut de tout à tort" et qu' "en période de très grande nervosité des marchés, la meilleure solution c'est de garder son calme parce qu'à un moment ou un autre les spéculateurs vont perdre de l'argent". Puis de rappeler que son groupe avait "dégagé 1,6 milliard d'euros de profit alors même qu'(il) aidait la Grèce".

Le marché parisien semblait réceptif jeudi matin à ces propos lénifiants. A l'ouverture de la Bourse de Paris, après une brève suspension, le titre du groupe bancaire reprenait effectivement plus de 3% vers 11h30. 

le 11 août 2011 à 08:07
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26 Commentaires

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  • 1337sysop1337, le 11/08/2011 à 12h21

    En même temps je vois pas de quoi il se plains, quand on entre en bourse donc sur un marché spéculatif on en accepte les règles, visiblement il a du oublier que la rumeur était un des mécanisme de base des côtations boursières.

  • 1337sysop1337, le 11/08/2011 à 12h19

    Pas que le système économique, le système politique également...

  • image63, le 11/08/2011 à 12h04

    Le journal "Le monde" est lui aussi fautif , avec ses fictions qui pouvaient porter à confusion dans les esprits peu avertis, les banques pourraient lui demander des comptes... A force d'écrire tout et n'importe quoi pour faire du chiffre! Mais le journal britannique ne peut pas s'abriter derrière les âneries de ses collègues outre-atlantique!!!!!!

  • moicontribuable, le 11/08/2011 à 12h00

    En attendant, les plus values sont taxees et raportent des milliards a l'etat. par contre les chomeurs "longue duree", parceque tout le monde peut un jour passer par le chomage, eux coutent au pays et nous plongent dans la crise avec eux.

  • jeteveux32, le 11/08/2011 à 11h42

    Ben oui ben l'économie c'est comme dans la vie, il y a des rumeurs et alors, personne ne dit qu'elle reflète forcément la réalité. Si vous avez vendu un titre à cause de ça, ben c'est votre problème, faut accepter les règles du jeu ma pauvre Lucette!

  • aciery, le 11/08/2011 à 11h39

    La bourse et les spéculateurs viennent de se ridiculiser à jamais !!!!! Une simple rumeur non vérifiée suffit à faire plonger la bourse ! C'est pas merveilleux ? Et c'est ces gens la qui viennent nous donner des leçons !!!!!

  • bachong, le 11/08/2011 à 11h38

    "(...)portent "gravement atteinte à l'intérêt de ses actionnaires". Les pauvres petits bichons :( Par contre, les clients, rien à carrer je suppose ? Ah si, un minimum quand même: ce sont eux qui vont payer les quelques pertes des actionnaires.

  • urbacircus, le 11/08/2011 à 11h31

    C'est clair que ça sent la magouille. Les ventes à découvert devraient être interdites. On ne devrait pas avoir le droit d'acheter ce que l'on ne possède pas. Mais on avait déjà dit ça en 2008, tout le monde hurlait contre les ventes à découvert, total elles n'ont toujours pas été supprimées

  • nicolas4283, le 11/08/2011 à 11h30

    Le problème, ce n'est pas la personne qui lance la rumeur mais ceux qui y croient sans vérifier !!!

  • alberthdb, le 11/08/2011 à 11h21

    De toute façon, les personnes qui écrivent dans les journeaux britannique sont tout sauf des journalistes, ils ne savent que colporter des ragot et ne vendent leurs torchons que parcequ'il y a une fille à poil dedans

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