Bourses et banques ont plongé sous le coup des rumeurs

Par V. B. & O. L., le 10 août 2011 à 16h03 , mis à jour le 10 août 2011 à 22h06

Dossier : Crise financière

Des rumeurs sur l'état de santé de la Société Générale et sur un déclassement de la note souveraine de la France ont fait chuter le CAC 40 de 5,45% ce mercredi.

Société GénéraleSociété Générale

Après-midi de panique à la Bourse de Paris.  Tétanisé, le CAC 40 a dévissé après 15 heures. Il a terminé mercredi en chute de 5,45% au terme d'une séance noire, plombée par des rumeurs de dégradation de la France ou de faillite de la Société Générale, malgré des démentis rapides.
  • Le taux des agios doit être fréquemment rappelé au client

    La Cour de Cassation a jugé vendredi qu'une banque ne pouvait appliquer ses taux d'agios que s'ils sont mentionnés dans plusieurs documents et notamment s'ils sont régulièrement rappelés à l'emprunteur.

    Publié le 07/10/2011 Le taux des agios doit être fréquemment rappelé au client
  • L'assurance responsabilité civile ne couvre pas les dommages à la famille

    Le contrat d'assurance "responsabilité civile" garantissant les conséquences des dommages causés aux "tiers", ne couvre rien si la victime est un membre de la famille, selon la Cour de cassation.

    Publié le 07/10/2011 L'assurance responsabilité civile ne couvre pas les dommages à la famille
  • Une croissance "un peu décevante" pour Baroin

    La croissance de l'économie française a été nulle (0,0%) au deuxième trimestre 2011. Des chiffres "un peu décevants" pour François Baroin qui confirme que les objectifs fixés pour l'année seront maintenus.

    Publié le 12/08/2011 Une croissance "un peu décevante" pour Baroin
  • Crise de la dette : quatre pays européens interdisent les ventes à découvert

    Bruxelles, Madrid, Paris et Rome ont décidé, jeudi soir, de suspendre les ventes à découvert sur les valeurs financières. Objectif : mettre fin aux rumeurs qui ont précipité la chute des titres de banque mercredi.

    Publié le 12/08/2011 Crise de la dette : quatre pays européens interdisent les ventes à découvert
  • Les Bourses et les banques soufflent après une journée mouvementée

    Après une journée marquée par la volatilité et l'incertitude, les Bourses européennes et les valeurs bancaires ont clôturé en forte hausse. Le CAC 40 a rebondi de 2,89 %.

    Publié le 11/08/2011 Les Bourses et les banques soufflent après une journée mouvementée
  • Merkel meilleure que Sarkozy : ce sondage qui doit agacer l'Elysée

    Les Français font davantage confiance à la chancelière allemande qu'au président français pour résoudre la crise. Les deux dirigeants se rencontrent mardi prochain à l'Elysée.

    Publié le 11/08/2011 Merkel meilleure que Sarkozy : ce sondage qui doit agacer l'Elysée
  • Rumeurs : la Société Générale demande des comptes

    La Société Générale a demandé mercredi à l'autorité boursière française d'enquêter sur l'origine des rumeurs qui ont fait plonger son titre de plus de 14%. Un quotidien britannique a déjà reconnu sa responsabilité dans la propagation de ce ragot.

    Publié le 11/08/2011 Rumeurs : la Société Générale demande des comptes
  • Bourses : L'Europe rebondit, l'Asie se maîtrise

    Les bourses européennes ont ouvert en hausse jeudi matin au lendemain d'une journée noire sur fond de rumeurs de faillite de la Société Générale et de dégradation de la notation française. Les marchés asiatiques, bien qu'influencés par les contre-performances européenne et américaine, maîtrisent la baisse de leurs indices boursiers.

    Publié le 11/08/2011 Bourses : L'Europe rebondit, l'Asie se maîtrise
  • Réduction du déficit : les niches fiscales dans le collimateur

    Valérie Pécresse, la ministre du Budget, a affirmé mercredi que la suppression de certaines niches fiscales ferait partie des nouvelles mesures du gouvernement pour réduire le déficit budgétaire. L'annonce définitive est prévue le 24 août.

    Publié le 10/08/2011 Réduction du déficit : les niches fiscales dans le collimateur
  • Crise de la dette : la banque centrale américaine maintient un taux zéro

    La banque centrale américaine a annoncé ce mardi à l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire qu'elle maintiendrait son taux d'intérêt directeur à zéro jusqu'en 2013.

    Publié le 09/08/2011 Crise de la dette : la banque centrale américaine maintient un taux zéro
  • Les bons points de Standard and Poor's à la France

    L'agence de notation à l'origine du séisme financier du week-end après avoir dégradé la note américaine considère que la "politique budgétaire" de la France est "bien conçue" et que son "AAA" est donc justifié.

    Publié le 08/08/2011 Les bons points de Standard and Poor's à la France
  • Crise financière : à qui profite la rumeur ?

    A cause d'une rumeur de faillite, le titre Société générale a perdu jusqu'à 22,5% mercredi pour clôturer en baisse de près de 15%. Soit une perte de près de trois milliards d'euros de capitalisation boursière en une journée. Les spéculateurs sont dans le collimateur de la banque

    Publié le 11/08/2011 Crise financière : à qui profite la rumeur ?
  • Chypre, nouveau maillon faible de la zone euro ?

    Mercredi, l'agence de notation Fitch a dégradé la note de Chypre, estimant que le pays aurait besoin d'un plan de sauvetage de l'Union européenne. Le gouvernement a approuvé un plan d'austérité.

    Publié le 11/08/2011 Chypre, nouveau maillon faible de la zone euro ?
Plus d'infos

Une possible dégradation de la note française  a ainsi été démentie par l'agence de notation Fitch, qui a assuré que la France allait conserver son triple A, avec perspective stable. Bercy a aussi démenti "formellement" les rumeurs de dégradation de la note française. "Ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences Standard's and Poor, Fitch et Moody's ont confirmé qu'il n'y avait pas de risque de dégradation", a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre des Finances François Baroin.  "Il n'y a rien du tout du côté de Fitch, il n'y a rien de nouveau, la note de la France n'a pas changé, il n'y a pas d'histoire, elle est aujourd'hui de triple AAA stable", a déclaré pour sa part une porte-parole de l'agence.

En première ligne, les valeurs bancaires ont chuté lourdement, la Société Générale perdant plus de 20% de sa valeur peu après 16 heures. L'action remontait ensuite doucement dans l'après-midi, limitant sa chute autour de 15% à la clôture (14.74%). Les autres valeurs bancaires (Crédit agricole, BNP Paribas) ont également dévissé d'environ 10%.

"C'était une séance folle. Le secteur bancaire n'avait pas été attaqué aussi violemment depuis 2008", souligne Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse.  "On est dans une atmosphère de panique, le marché joue à se faire peur. Il y a eu une attaque en règle, une spéculation à la baisse, mais surtout une phobie générale", poursuit le gérant.  

Un article anglais et le retour de Sarkozy... 

Selon Challenges.fr, la Société Générale a "fait l'objet de rumeurs de faillite immédiatement contestées par la banque". Contactée par TF1 News, la banque a "catégoriquement démenti toutes les rumeurs de marché". Sur son site, elle avait auparavant publié un communiqué, suite à un article paru dimanche par un hebdomadaire britannique.

"Le Mail on Sunday présente ses excuses à Société Générale. Société Générale dément catégoriquement les allégations totalement fausses et irresponsables faites par le Mail on Sunday (Daily Mail) insinuant des discussions avec le gouvernement français concernant la situation de la banque. L'article a d'ailleurs été retiré par le Mail on Sunday reconnaissant qu'il était infondé", y explique notamment la banque avant de poursuivre en rappelant ses derniers résultats financiers. "Dans un article paru dans l'édition écrite et en ligne du Mail on Sunday daté du 7 août 2011, il était mentionné que, selon les sources du Mail on Sunday, Société Générale, l'une des banques les plus importantes en Europe, se trouvait dans un état "périlleux" et potentiellement au "bord du désastre", relate encore la banque dans son communiqué. Selon Challenges, "le retour impromptu de Nicolas Sarkozy à Paris ce mercredi semble avoir relancé la rumeur en même temps qu'elle a réactivé la machine à fantasmes".

 
 
 
 

Tous les marchés sous pression 

Ces valeurs souffraient aussi d'une autre rumeur : le fait que la Grèce pourrait étendre son programme d'échanges d'obligations afin d'y inclure des titres à plus longue échéance, ce qui pénaliserait en premier lieu ses créanciers privés, c'est à dire les banques. "Il y a les rumeurs les plus folles", a  indiqué un analyste parisien sous couvert d'anonymat, "on navigue dans la  plus grande obscurité". Par ailleurs, l'agence Fitch suggérait que Chypre pourrait à son tour avoir besoin d'un plan de sauvetage.

Ces spéculations ont agité toutes les places boursières européennes. Inquiétées à leur tour, elles ont basculé dans le rouge dans l'après-midi avant de clôturer en forte baisse, comme Paris. A Milan, le FTSE Mib a cédé 6,65% et l'indice vedette de Francfort, le DAX, a fini en recul de 5,13%. La Bourse de Madrid a lâché 5,49% au plus bas depuis le 1er avril 2009, et la Bourse suisse 4,12%. La Bourse de Londres a terminé sur une chute de 3,05% à 5.007,16 points. 

La Bourse de New York a elle-aussi clôturé en forte baisse. Le Dow Jones a perdu 4,68% et le Nasdaq 4,12%.

Par V. B. & O. L. le 10 août 2011 à 16:03
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

37 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • z8tp13xx, le 11/08/2011 à 07h14

    Nous sommes certainement à un tournant très important du monde. C'est devenu maintenant inéluctable et ce ne sont pas les pseudos-déclarations lancées sur la place publique pour tenter de désamorcer la crise qui vont changer quoi que ce soit maintenant. C'est trop tard, l'histoire continue de s'écrire....

  • victoire7438, le 11/08/2011 à 06h36

    Non cela s'appelle la sécurité, aujourd'hui aucune banque n'a trop de fonds disponible en agences il faut réserver, commander sinon vous n'êtes pas servi...rien à voir avec la crise!!!!

  • pagan29200, le 11/08/2011 à 04h03

    En bourse plus q(ailleurs, il n' y a pas de rumeurs sans fondements. Si Sarkozy a du revenir de vacances en catastrophe, ce n'est pas par hasard. Ce sont uniquement les bonnes relations et les risques de crash, qui ont empêchées et qui retiennent les agences de notations de baisser le triple AAA, surtout après les déclarations de Sarko qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôt, alors que l'impôt sur les revenus, tous les revenus, est le plus juste de notre système. Vous verrez le gaz et l'electricité augmenter pout tous. Ca c'est inégalitaire. Vivement un gouvernement plus social, qui fasse participer davantage les plus riches à "l'effort de guerre" !

  • jeteveux32, le 11/08/2011 à 00h53

    C'est l'Allemagne qui va sortir de l'Euro si ça continue. N'en déplaise aux français :)

  • clementine1218, le 10/08/2011 à 23h10

    Ça s'appelle la Grèce qu'il aurait fallu tout de suite sortir de l'Euro .

  • look165, le 10/08/2011 à 22h40

    Si les banques sont secouées de la sorte malgré leur succès au crash test, cela signifie une chose pas très sympathique : ce qui est en train de se passer est nettement plus près de 1929 que de 2008.

  • 84vaucluse, le 10/08/2011 à 22h36

    @yzae84 ??????????

  • bobbif, le 10/08/2011 à 22h08

    Ce n'est qu'une anecdote, mais dans le contexte actuel, elle a une résonance particulière: mercredi dernier, en vue de mes vacances, je suis allé retirer des espères à ma banque (Société Générale). Je suis allé au guichet, car je voulais plus que ce que permet le distributeur automatique. Et là, surprise: ils n'avaient pas assez d'espèces en agence pour satisfaire ma demande... Bon, finalement ils avaient quand même ce qu'il fallait, mais c'est juste parce que je suis un bon client, d'autres avant moi ont été refoulés... Ca fait un peu désordre...

  • bm06, le 10/08/2011 à 21h31

    Réponse dans C'est dans l'air, où des économistes donnent des infos plus pertinentes que dans les médias classiques. Rediffusion ce soir.

  • trunk69100, le 10/08/2011 à 21h27

    Poilagratter01, le brut représente largement moins de 20% du total payé à la pompe. Vous oubliez qu'il y a 80% de taxe. Sinon, dans le fond vous avez raison sur le raisonnement, mais les augmentations sont nettement plus rapides que les baisses.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience