C'est fait. Les députés ont adopté mercredi soir la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus. Le président des députés UMP Christian Jacob s'était employé à convaincre les parlementaires de son groupe de s'en tenir à cette taxation exceptionnelle, et de ne pas créer une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu pour les plus riches comme le souhaitaient certains. Mardi matin, le Premier ministre François Fillon avait prévenu: "on ne peut plus bouger sur ce sujet". En ligne de mire, un "amendement Piron", qui proposait d'instaurer une tranche d'impôt supplémentaire de 46% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros par part. Le député UMP du Maine-et-Loire, Michel Piron, s'était illustré à l'automne dernier en attaquant le bouclier fiscal. En séance, comme attendu, il a finalement retiré son amendement, regrettant qu'une "partie de la majorité n'ait pas été comprise".
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.
Publié le 19/10/2011
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
"La mère de toutes les grèves" en Grèce pour 48h
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
Le "triple A" de la France n'est pas acquis, rappelle Fillon
Moody's a annoncé qu'elle se donnait trois mois pour évaluer le caractère stable de la perspective du "Aaa" français. Une note qui garantit à la France des conditions très favorables pour emprunter sur les marchés afin de financer ses déficits.
Publié le 18/10/2011
Austérité et soupe à la grimace au menu des députés
Pour le gouvernement, l'objectif de baisse des déficits publics à 4,5% du PIB en 2012 est "intangible". Pour la gauche, le projet de budget dont la discussion débute à l'Assemblée est "injuste" en affectant classes moyennes et populaires, et risque de replonger la France dans la récession.
Publié le 18/10/2011
L'Europe sévit enfin contre la spéculation visant la dette des Etats
En pleine crise de la dette, l'Europe a décidé mardi soir d'interdire des instruments financiers hautement spéculatifs utilisés sur les marchés pour parier sur le défaut de paiement des Etats et accusés d'avoir amplifié la crise.
Publié le 18/10/2011
Emprunts toxiques de Dexia : les hôpitaux contaminés
Des dizaines d'hôpitaux français se retrouvent en difficulté financière après avoir contracté des emprunts toxiques, à des taux pouvant aller jusqu'à 15%, notamment auprès de la banque franco-belge Dexia, dont le démantèlement est en cours.
Publié le 18/10/2011
Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.
Publié le 15/10/2011
Standard &Poor's dégrade BNP Paribas
L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note à long terme de BNP Paribas, et confirmé celle de quatre autres banques françaises, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale, selon un communiqué publié vendredi.
Publié le 14/10/2011
Plusieurs banques françaises sous surveillance négative
L'agence de notation Fitch a placé sous surveillance les notes à long terme de BNP Paribas et du Crédit Agricole, dans le cadre de son évaluation périodique des établissements européens. D'autres banques françaises et européennes sont concernées.
Publié le 14/10/2011
Aider les banques? Non merci !
Interrogés sur l'idée que "l'Etat apporte une aide financière et renforce le capital des banques", 59% des Français sondés se disent opposés à cette démarche, mardi dans un sondage.
Publié le 17/10/2011
Repris à la volée par l'opposition, l'amendement a tout de même fait l'objet d'un vote mais a été rejeté. Le PS avait lui déposé un amendement pour une tranche à 45%. La taxe, aux termes d'un compromis trouvé la semaine dernière entre les députés et Matignon, sera de 3% sur les revenus de 250.000 à 500.000 euros, et de 4% au-delà de 500.000, jusqu'à ce que les finances publiques soient à l'équilibre. Cet accord vise à éviter tout couac, notamment après le basculement du Sénat à gauche.
Taxe "cosmétique"
Le Nouveau Centre, qui défend depuis longtemps une tranche d'impôt sur le revenu à 45% à partir de 150.000 euros par part, a laissé son amendement au placard. L'option de la taxation retenue "est beaucoup plus dure qu'une tranche à 45% sur le revenu", a défendu mercredi soir Charles de Courson (NC). Revue et corrigée, la taxe concernera de 26.000 à 27.000 foyers, selon les calculs du rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP). Elle devrait rapporter 410 millions d'euros, selon les derniers chiffres, soit près de deux fois plus que dans la version annoncée par le Premier ministre le 24 août.
Dès le printemps, alors qu'il réduisait l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et abrogeait le bouclier fiscal, le gouvernement s'était engagé à taxer les rémunérations "extravagantes" de certains grands patrons. La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a mis mercredi soir en avant la "justice" de cette taxe qui "a pour cible les très hauts revenus dans toutes leurs composantes", car calculée sur "le revenu fiscal de référence".
L'argument n'a pas vraiment convaincu l'opposition qui trouve encore, même élargie, que cette taxe est "cosmétique". "Je veux bien que vous fassiez un numéro toute la soirée en disant : on taxe les riches alors qu'au mois de juin vous avez sorti la moitié des contribuables (de l'ISF) pour 1,8 milliard d'euros. Ce cinéma ce soir c'est pour dire on va leur prendre 400 millions!", a lancé Henri Emmanuelli (PS). François de Rugy (EELV) s'est lui aussi livré à un petit calcul: "un célibataire qui gagnerait juste en dessous de 500.000 euros, soit 40.000 euros par mois, vous allez lui demander 625 euros par mois!", a-t-il dénoncé.
| 5.000 hauts revenus échappent aux impôts |
Selon le rapport du député Gilles Carrez sur les impôts payés sur les revenus 2010, près de 4.800 ménages disposant d'un revenu imposable de plus de 70.830 euros par part, n'ont pas payé d'impôts cette année. Et un peu plus de 9.000 d'entre eux l'ont réduit entre 70% et 100% écrit les Echos. La cause ? Les ménages tirent les avantages de différentes niches fiscales. "Ces comportements d'optimisation devraient très fortement diminuer dans les années à venir du fait de la mise en oeuvre de plus en plus stricte du plafonnement global des niches fiscales", assure le député. Autre constat : les impôts continuent de devenir "dégressifs" au plus haut de l'échelle. Car les ménages aux plus hauts revenus tirent une plus grande partie de ceux-ci de leur capital, et non pas de leur activité. |
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