Les chiffres de l'activité économique en zone Euro au dernier trimestre 2011 ne sont pas encore connus, mais le pessimiste est plus que jamais de mise. "Dans la zone euro nous sommes au bord de la récession technique", a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse à Luxembourg Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de l'Union monétaire. Un récession "technique" est définie par les économistes par deux trimestres consécutifs au moins de recul du Produit intérieur brut (PIB). Outre le dernier trimestre 2011, les analystes s'attendent à ce que l'activité économique soit également faible au premier trimestre 2012. Ils pensent qu'ensuite le PIB de la zone euro stagnera puis recommencera à croître faiblement. Il s'agirait donc d'une phase récessive d'ampleur limitée. Mais qui n'arrangera pas les affaires des gouvernements européens au moment où tous doivent trouver les moyens de réduire leurs déficits publics.
Perte du triple A : une semaine après, que s'est-il passé ?
Depuis que la France a été dégradée, avec 8 autres pays de la zone euro, vendredi, les taux auxquels ces Etats empruntent diminuent, contrairement à ce qui était envisagé alors. Grâce à l'action de la BCE explique l'économiste Michel Aglietta.
Publié le 19/01/2012
S&P s'attend à une faillite imminente de la Grèce
Un responsable de Standard & Poor's a déclaré lundi à la chaîne Bloomberg que la Grèce sera bientôt en situation de défaut. L'agence a également dégradé le FESF dans la soirée.
Publié le 16/01/2012
Après la dégradation par S&P, les marchés restent sereins
Les Bourses européennes restaient stables, lundi et ont terminé dans le vert. Une émission de dette française s'est faite avec des taux en baisse.
Publié le 16/01/2012
Sarkozy sur les agences de notation : "ça ne change rien"
Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Madrid à propos des décisions prises par les agences de notation concernant la France : "sur le fond des choses, ça ne change rien", taclant au passage un journaliste sur le sujet.
Publié le 16/01/2012
S&P s'explique : l'Europe n'est pas à la hauteur de la crise
La gouvernance en Europe n'est pas à la hauteur de la grave crise qu'elle traverse, et justifie les abaissements des notes souveraines de plusieurs des pays qui la composent, a expliqué samedi l'un des responsables de Standard and Poors.
Publié le 14/01/2012
Perte du triple A : le FESF, "bouée" européenne, prend l'eau
Le fonds de sauvetage de la zone euro perdra-t-il lui aussi son triple A, alors même qu'il est l'instrument censé permettre de surmonter la crise ? Pas forcément, estime Standard & Poor's. Mais il faudrait que l'Allemagne et les trois autres pays notés triple A augmentent leur soutien financier.
Publié le 14/01/2012
Perte du triple A : quelles conséquences concrètes ?
DECRYPTAGE-Alors que la note française a été abaissée de AAA à AA+, à quoi devons-nous nous attendre désormais ?
Publié le 13/01/2012
Nicolas Sarkozy refait son classement des agences de notation
Moody's, qui a confirmé le triple A français à l'inverse de Standard&Poor's qui l'a dégradé, est "deux fois plus importante" que Standard & Poor's, a assuré le président de la République jeudi, lors de ses voeux au monde économique, à Lyon.
Publié le 19/01/2012
"Je crois que la consolidation budgétaire est une approche qui ne connaît pas d'alternative", a estimé Jean-Claude Juncker, à l'issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement belge, Elio Di Rupo. "Nous devons consolider nos finances publiques mais il faut aussi attirer l'attention sur la nécessité qu'il y a de doter l'Europe d'une véritable politique de croissance", a-t-il ajouté, en rappelant que la question serait au centre du prochain sommet des dirigeants européens le 30 janvier.
Les récentes dégradations relativisées
"Je crois que la consolidation budgétaire est nationale et que la croissance doit pouvoir disposer d'éléments d'inspiration européenne", a encore estimé le chef de fil de l'Eurogroupe, qui est aussi Premier ministre du Luxembourg. Par ailleurs, il a relativisé les dégradations de notes de plusieurs pays de la zone euro et du Fonds de secours financier de l'Union monétaire (FESF ou EFSF) par Standard & Poor's. "L'EFSF n'a pas de difficultés à se financer sur le marché" pour trouver de l'argent et prêter ensuite à des conditions avantageuses aux Etats qui en ont besoin, a-t-il jugé. Une manière de signifier que les gouvernements "actionnaires" du mécanisme ne seront pas invités à augmenter leurs garanties afin que le FESF retrouve la meilleure note possible, triple A. L'Allemagne, principal actionnaire, s'y refuse de toute façon.
"Je crois comme d'autres qu'il ne faut pas accorder une trop grande importance, ni une trop grande attention aux opinions émises par les agences de notation. Je les prends au sérieux et je voudrais qu'elles me prennent au sérieux", a-t-il ajouté, regrettant ainsi que ces agences n'aient pas assez pris en compte les efforts entrepris par la zone euro.
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