La zone euro de nouveau dans la tourmente

Par VI. B., le 03 août 2011 à 18h48 , mis à jour le 05 août 2011 à 10h32

Dossier : Crise financière

Le risque de propagation de la crise de la dette à l'Espagne et l'Italie a affolé les marchés ce mercredi. Pour tenter d'apaiser la situation, la Commission européenne enjoint les pays de la zone à mettre en place rapidement les mesures décidées lors du sommet extraordinaire de juillet.

 
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"Envoyer un signal sans ambiguité montrant que la zone euro va résoudre le problème de la dette souveraine" : telles sont les instructions adressées aux pays de la zone euro ce mercredi par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Objectif : rassurer les marchés, fébriles malgré l'accord sur le relèvement du plafond de la dette américaine.

A la clôture, le CAC 40 a ainsi accusé une baisse 2,08% à 3.449,45 points. Même son de cloche à Londres, qui a chuté de 2,25%, Francfort de 2,43%, Milan de 1,5% et Madrid de 0,9%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a perdu 1,89%, l'ET 1,57% et l'EuroFirst 300 1,99%. Les bourses européennes, semblent en fait redouter une contagion aux pays les plus fragiles de la zone euro. Comme José Manuel Barroso, le gouvernement allemand a lui aussi tenté d'éteindre l'incendie, en affirmant qu'il n'y avait "aucune raison de s'énerver." 
 
L'Espagne et l'Italie dans le collimateur des marchés
 
Dans le collimateur des places boursières : l'Italie et l'Espagne. José Manuel Barroso a qualifié de "grande source d'inquiétude" l'envolée des rendements de la dette italienne et espagnole, qui restaient proches mercredi de leurs plus hauts niveaux depuis 14 ans. Il a cependant estimé que cette poussée de fièvre ne reflétait pas le véritable état de l'Italie et de l'Espagne, troisième et quatrième économies de la zone euro.
 
La Commission a insisté sur le fait qu'aucun plan d'aide n'est prévu pour ces deux pays. En revanche, José Manuel Barroso a rappelé l'importance de mettre en œuvre "sans délai" les mesures prévues par le sommet extraordinaire du 21 juillet. Parmi elles : l'élargissement des moyens d'action du Fonds européen de stabilité financière.
 
Objectif : rassurer
 
Les chefs de gouvernement ont, eux aussi, tout fait pour montrer leur volonté de maîtriser la situation. L'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a retardé ses vacances et convoqué une réunion de crise avec la ministre de l'Economie Elena Salgado, avant d'appeler en renfort les principaux dirigeants européens. Il s'est entretenu avec le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy. Tous deux sont convenus que l'accord de sauvetage de la Grèce devait être appliqué "au plus tôt."
 
Côté italien, le discours se veut également rassurant. L'Italie inquiète toujours les investisseurs en raison de son énorme dette (environ 1.900 milliards d'euros soit 120% de son PIB), d'une croissance atone et de l'incertitude pesant sur l'avenir du gouvernement. Devant la Chambre des députés, Silvio Berlusconi a assuré que le pays a "des fondamentaux économiques solides" et que les banques "ont de la liquidité et sont solvables." Lors d'un discours d'une demi-heure, le Premier ministre s'est engagé à mettre en œuvre de nouvelles réformes portant sur les services publics, la fiscalité et l'accélération de la croissance.

Par VI. B. le 03 août 2011 à 18:48
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32 Commentaires

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  • 142tf157, le 05/08/2011 à 12h21

    Réponse à "moicontribuable" Désolé de te contredire mais la prime à la casse n'a rien coûte au contribuable. Les ventes spectaculaires de voitures en 2009 & 2010 ont rapporté beaucoup plus de T.V.A que l'état n'a versé de prime. Lorsque la prime était à son maxi 1.000,00 ? pour que l'opération soit blanche il fallait vendre une voiture 6.101,00 ? T.TC. Le créneau des voitures vendues à ce tarif est particulièrement étroit. Évidemment toute personne achetant une voiture à un prix supérieur payait plus de T.V.A que les mille euros de prime qu'elle recevait. Quand la prime est passée à 750,00? il fallait trouver une voiture vendue 4.576,00 ? T.T.C et lorsqu'elle est passée à 500,00 ? le prix de la voiture pour que la T.V.A soit égal à la prime devait-être de 3.051,00 ? T.T.C. Tous les gogos qui se sont rués dans les concessions se sont fait avoir.

  • claudrouledouce, le 04/08/2011 à 11h24

    Moicontribuable pensez vous que ce soit normal que l'état Français donne de l'argent sans compter (comme la prime à la casse) et ceci sur les impots des Français, à des sociétés qui fabriquent des voiture bien souvent à l'étranger? en conclusion le fruit de nos impots enrichisse des Pays qui ne sont mème pas dans l'Europe non? alors il faut réfléchir avant de dire des bétises.

  • moicontribuable, le 04/08/2011 à 10h45

    Claudrouledouce, vous parlez comme quelq'un qui n'a aucune experience. Une greve il y a deux ans a coute plus cher que le cout de la construction d'une nouvelle usine en europe centrale. On ne parle aps de gagner plus, mais simplement de ne pas perdre a cause des gens comme vous qui eux n'ont jamais rien crees de elur vie et jalousent ceux qui ont reussis quelque chose.

  • oliv74, le 04/08/2011 à 10h39

    Exactement ! On a assez donné pendant des décennies. Les "nouvelles puissances" remplies de pognon ne pourraient elles pas mettre un peu plus la main à la poche, ainsi que les confettis milliardaires du golf ? Je ne comprends pas que l'on puisse encore distribuer du fric que l'on n'a pas. Mon commentaire peut surement paraître naïf, mais plein de bon sens il me semble !

  • propolis60, le 04/08/2011 à 10h32

    @titi2131 : Finalement, la majorité des gens ne veulent pas devenir riche. Ils veulent simplement vivre sans difficultées financières. De plus les 3/4 du temps, les personnes deviennent riches par chances et non pas par sacrifices ! D'où l'etymologie du mot "fortune" et l'expression "Bonne Fortune"...

  • zen1491, le 04/08/2011 à 10h28

    J'aimerais voir les spéculateurs dans la tourmente !

  • j.bon, le 04/08/2011 à 10h01

    Il ne prone pas que la peur, sarkozy c'est aussi assis sur le résultat du referendum un non cinglant à 55% malgré une campagne outrancière pour faire peur aux français. Il faut sortir de l'euro et de cette europe là !

  • j.bon, le 04/08/2011 à 09h59

    Nous sommes bien d'accord mais quel autre moyen avons nous d'exprimer notre mécontentement face a des petit roitelets qui se sont affranchi du résultat d'un referendum, il faut commencer par faire le ménage et expliquer au suivant que les français ne vont plus se laisser faire

  • j.bon, le 04/08/2011 à 09h57

    Remerciez m.sarkozy comme il se doit c'est lui qui malgré notre opposition exprimée par referendum a engagé la france dans cet engrenage !

  • j.bon, le 04/08/2011 à 09h55

    Si le problème venait du sociale ça se serait vous pensez vraiment que l'allemagne fait du social ? et contrairement à ce que vous pensez ce sont certains très riches qui creusent la dette en spéculant dessus, l'euro porte en lui même cette crise une seule monnaie dans plusieurs pays avec des politiques différentes c'est une évidence que ça ne peut pas marcher c'est tellement évident que les français s'y étaient opposés et sans m.sarkozy qui avec le complicité de nos représentants a contredit le résultat d'un referendum nous n'en serons pas là !

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