En pleine bisbilles sur la façon de régler la crise de la dette européenne (lire notre article "Les Français ne bougent pas d'un iota", se plaint Merkel), les membres de l'Eurogroupe sont parvenus à un accord. Sur la Grèce. Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances des pays de la zone Euro ont donné leur aval vendredi soir au versement en novembre d'un prêt de huit milliards d'euros au total en faveur du pays qui en a impérativement besoin pour éviter la faillite, dans l'attente du feu vert du FMI. Cette tranche d'aide constitue une partie du premier plan d'aide décidé en 2010, d'un montant de 110 milliards d'euros au total.
FESF : la proposition française n'est "plus sur la table"
La proposition de la France, qui souhaitait accorder une licence bancaire au Fonds de soutien de la zone euro pour qu'il puisse se refinancer auprès de la Banque centrale européenne, aurait été abandonnée samedi, selon le ministre des finances néerlandais. Une réunion entre Merkel et Sarkozy doit avoir lieu dans la soirée.
Publié le 22/10/2011
"Les Français ne bougent pas d'un iota" se plaint Merkel
Les divergences entre la France et l'Allemagne inquiètent avant le sommet européen pour résoudre la crise de la dette européenne, dimanche. Berlin essayaient vendredi de faire pencher la balance de son coté.
Publié le 21/10/2011
Zone euro : Berlin et Paris peinent à s'entendre
Après une première rencontre mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent donc se retrouver samedi à la veille du sommet européen pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise... et prévoient déjà un autre sommet mercredi.
Publié le 20/10/2011
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.
Publié le 19/10/2011
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donné un ton dramatique, mardi, aux prochains rendez-vous internationaux : le conseil européen de dimanche sur la crise de la zone euro et le G20 de début novembre.
Publié le 18/10/2011
Grèce et zone euro : début d'un week-end marathon
Le sommet européen qui a débuté ce vendredi à Bruxelles sera marqué par les divergences entre Paris et Berlin sur le rôle du fonds de secours européen. Dimanche, lors du sommet des chefs d'Etat, c'est même la récession possible de l'Europe qui est en jeu.
Publié le 21/10/2011
La décision prise à Bruxelles ne porte toutefois que sur le versement de la part du prêt financée par l'Europe, soit 5,8 milliards d'euros. Le reste de l'enveloppe est financé par le Fonds monétaire international (FMI) qui se réunira ultérieurement pour prendre une décision à ce sujet. Le versement interviendra dans la première moitié de novembre "sous réserve du feu vert du conseil d'administration du FMI", ont prévenu les ministres des Finances.
La directrice générale Christine Lagarde va toutefois recommander à son conseil d'administration de débloquer ce prêt vital de 8 milliards d'euros pour Athènes, a affirmé vendredi soir à l'AFP une source proche du dossier. "Ce n'est pas une simple formalité, mais son avis devrait peser", a précisé cette source. La réunion du conseil d'administration du FMI aura lieu dans la première moitié de novembre.
Divergences d'analyse entre le FMI et l'Europe
Cette décision sera surveillée après que des divergences importantes sont apparues cette semaine entre les experts européens et ceux du FMI sur la viabilité de la dette grecque à l'issue de l'inspection conjointe qu'ils ont menée au sein de la troïka des bailleurs de fonds publics (Commission européenne, FMI, Banque centrale européenne). Le FMI semble estimer que la Grèce est sur une pente glissante qui rend incertaine sa capacité à faire face au poids de sa dette. Le gouvernement grec s'est inquiété publiquement jeudi de ces divergences d'évaluation.
Malgré la situation difficile du pays, la troïka a néanmoins rendu un avis favorable au versement du prêt. Les ministres de la zone euro ont rendu leur décision après que le Parlement grec a adopté la veille une nouvelle cure de rigueur. Dans leur communiqué, ils soulignent que "la situation macroéconomique s'est dégradée" depuis le début de l'été et que "les défis économiques restent importants" en Grèce. "Afin d'assurer la soutenabilité de la dette, nous conclurons un second programme d'ajustement économique avec la Grèce, avec une combinaison appropriée de nouveaux financements publics et d'implication du secteur privé", déclarent-ils.
Autre accord obtenu à l'arrachée. Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord pour exiger des banques créancières qu'elles acceptent des pertes beaucoup plus "substantielles" que ce qui était prévu, d'"au moins 50%" de la valeur de la dette du pays, a annoncé samedi leur chef de file, Jean-Claude Juncker. C'est sur cette base que se tiennent désormais les négociations avec les représentants du secteur bancaire, censées aboutir au plus tard lors d'un sommet décisif de la zone euro le 26 octobre. En clair, les banques devront effacer au moins la moitié de la dette du pays pour ne pas avoir à accroître considérablement le montant des prêts promis au pays par ses bailleurs de fonds. En juillet, un accord avait été trouvé avec les banques pour qu'elles acceptent une dépréciation (décote) de 21% à terme sur la valeur de leurs obligations grecques.
Mais la situation du pays s'est nettement dégradée depuis, obligeant à revoir tout le programme. En cas de décote de 50%, le montant des nouveaux prêts promis à la Grèce en juillet, à l'époque de 109 milliards d'euros, devrait être augmenté de 5 milliards d'euros à 114 milliards d'euros. Pour maintenir le volume inchangé à 109 milliards d'euros, il faudrait une décote supérieure, de 60%, indique le rapport des experts de la "troïka" des bailleurs de fonds de la Grèce (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). La dette publique grecque de plus de 350 milliards d'euros représente 162% du PIB du pays actuellement, un niveau jugé insoutenable. Dans "le pire des scénarios", l'aide supplémentaire que devront fournir les Européens et le Fonds monétaire international (FMI) pour maintenir Athènes sous perfusion financière s'élevera à 440 milliards d'euros, avant que le pays ne revienne sur les marchés, estime le rapport.
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