Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet de la zone euro sur la crise grecque, le 21 juillet 2011. © TF1/LCIPeu de surprise jeudi soir à l'issue d'un sommet exceptionnel de la zone euro qui se penchait sur le cas de la dette grecque. Les dirigeants de la zone euro se sont mis d'accord pour mettre en place un deuxième plan d'aide à Athènes d'un montant total de 158 milliards d'euros impliquant les membres de la zone euro et le soutien des banques et autres créanciers privés. Ce montant doit permettre à Athènes de tenir jusqu'à mi-2014. Le premier plan d'aide accordé à la Grèce et versé en mai dernier s'élevait à 110 milliards d'euros.
Grèce : le coup de pression des créanciers pour débloquer les réformes
L'UE, les Banques centrales et le FMI, créanciers de la Grèce, demandent à Athènes d'accélérer ses réformes économiques, si elle veut recevoir à l'automne la sixième tranche du prêt de 110 milliards d'euros qui lui a été accordé. Or, certaines mesures peinent à passer.
Publié le 31/08/2011
Bourses : pourquoi une telle dégringolade ?
<b> Décodage -</b> Après une semaine de chute continue, le spectre du krach commence à hanter les marchés financiers internationaux. Pourquoi une telle baisse des indices boursiers ? Existe t-il une voie de sortie ? Eléments de réponse avec TF1 News.
Publié le 05/08/2011
L'Allemagne à la Grèce : pour vous en sortir, devenez comme nous !
Le ministre allemand de l'Economie propose mercredi d'aider la Grèce à redresser son économie, en transférant "la culture économique allemande" aux infrastructures, à la bureaucratie et autres administrations.
Publié le 27/07/2011
Défaut de paiement grec : pourquoi la zone euro se résigne à ce choix ?
La zone euro semble résignée à accepter un défaut de paiement de la Grèce, une solution longtemps taboue qui peut ébranler les banques européennes, avec des conséquences néfastes pour une économie déjà mal en point.
Publié le 21/07/2011
Dans le détail, la répartition de cette nouvelle somme doit se faire entre les partenaires de la zone euro et du fonds monétaire international (FMI) à hauteur de 109 milliards d'euros de prêts. Le reste, 49 milliards d'euros, devrait provenir d'une contribution du secteur privé créancier de la Grèce. Sur le plus long terme, les banques apporteront une contribution encore plus substantielle, chiffrée à 135 milliards par le président français Nicolas Sarkozy. Voici les principaux points abordés par le président français et par les autres dirigeants européens lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet exceptionnel.
La zone euro va prêter à la Grèce à des taux avantageux
Premier point abordé, la solidarité européenne. "Nous avons décidé de soutenir la Grèce en tant que membre de l'euro et de la zone euro. C'est un engagement déterminé", a assuré Nicolas Sarkozy. "Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l'ensemble des pays de la zone euro ont décidé d'être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment où celui-ci s'engage dans un programme de réforme", a-t-il ajouté. Concrètement, cette aide européenne devrait provenir du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et devrait se traduire par l'octroi de prêts à Athènes à des conditions avantageuses : le taux d'emprunt serait compris entre 3,5% et 4% et la maturité des prêts sera allongée de sept ans et demi à 15 ans au moins, voire 30 ans au maximum. Ces prêts devraient permettre à la Grèce d'entamer un rachat de sa dette souveraine, ce qui lui permettra d'alléger la pression des taux d'intérêt qu'elle doit payer sur ses obligations.
Le FMI participera au sauvetage
Le président de l'Union européenne (UE) Herman Van Rompuy a pour sa part confirmé la participation du FMI, qui avait encore jugé cette possibilité "hypothétique" plus tôt dans la journée. "Nous avons conclu un accord sur un nouveau programme d'aide pour couvrir entièrement les besoins de financement" de la Grèce, qui "sera financée à la fois par l'Union européenne et le FMI", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Les créanciers privés inclus dans le plan d'aide
Si les banques ne devraient pas intervenir dans l'octroi de nouveaux fonds à la Grèce, ils participent indirectement au plan d'aide mis en place par les dirigeants de la zone euro. Les créanciers devraient accepter une décote sur les obligations grecques qu'ils détiennent. En somme, ils acceptent de passer l'éponge sur une partie de la dette. Cette mesure, acceptée par les banques privées, devrait mener à un défaut de paiement de la Grèce.
Outre cette décote, les créanciers devraient également se lancer dans un rééchelonnement de la dette en opérant des rachats d'obligations grecques avec des échéances de remboursement à plus long terme. En clair, plutôt que de récupérer leur mise en revendant les titres qu'ils possèdent déjà, les établissements privés s'engagent à réinvestir dans la dette grecque. Dans le détail, cette participation du secteur privé s'élève dans un premier temps à plus de 49 milliards d'euros. 37 milliards d'euros viendront d'une "contribution volontaire" des banques créancières, tandis que 12 milliards d'euros onsisteront en un rachat de dette sur le marché.
Une aide pour la Grèce, mais pas pour les autres
Si la solidarité européenne est de nouveau mise à contribution dans ce plan de sauvetage, Nicolas Sarkozy a toutefois tenu à préciser un point : les mesures sont engagées pour aider la Grèce, mais ne seront pas reconduites pour les autres pays. Une manière de prévenir tout risque de contagion du "syndrome" grec à d'autres pays de la zone euro, qui seraient tentés par l'option du défaut de paiement pour réduire leur dette. Sont visés notamment l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et, peut-être l'Italie.
L'Europe veut revoir sa gouvernance économique
En marge du plan d'aide Nicolas Sarkozy a par ailleurs annoncé qu'il ferait "avant la fin de l'été" des propositions pour améliorer la gouvernance de la zone euro avec la chancelière allemande Angela Merkel, alors que des voix s'élèvent pour réclamer que la zone euro évolue vers une gestion plus fédérale de sa monnaie. La chancelière Angela "Merkel et moi sommes convenus qu'il fallait avancer dans la gouvernance économique dans les prochaines semaines de façon ambitieuse et volontariste", a-t-il affirmé. "Avant la fin de l'été, nous ferons des propositions. (...) Notre ambition est de saisir l'occasion de la crise grecque pour faire un saut qualitatif dans la gouvernance de la zone euro", a-t-il ajouté, sans donner de détails.
La BCE satisfaite
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a salué jeudi soir le nouveau plan d'aide de près de 160 milliards d'euros décidé pour la Grèce, le jugeant "crucial" pour stabiliser l'économie du pays. "Le nouveau programme de soutien de l'Union européenne et du Fonds monétaire international est crucial pour stabiliser les finances publiques" de la Grèce et "pour garantir la soutenabilité de la dette publique" du pays, a-t-il déclaré à la presse après un sommet de la zone euro.
Retour MYTF1
Grèce : le coup de pression des créanciers pour débloquer les réformes
Chargement en cours...




